Girls Wanna Have Sound

À la rencontre d’Émilie Caumeil

Trompettiste, compositrice et Drag King

- temps de lecture approximatif de 13 minutes 13 min - par Juliette A

Dans le cadre de l’événement "A corps et à cris" proposé par le réseau de la Bibliothèque municipale de Lyon nous avons souhaité mettre à l’honneur les actrices du milieu musical lyonnais, avec une publication régulière de portraits durant toute la période de l’événement. Cette série d’interviews espère concourir à la visibilité de leur parcours, de leurs réalisations et donne à voir la multiplicité des métiers qu’elles occupent. Les femmes sont là, et nous leur avons donné la parole, en les questionnant notamment sur leur place dans ce milieu. Cette série de portraits est non exhaustive, mais nous aurions souhaité pouvoir toutes les interviewer.

Emilie Caumeil Crédits La Pluie-Céline Fabre
Emilie Caumeil Crédits La Pluie-Céline Fabre

Emilie Caumeil débute la trompette à l’âge de 5 ans, et évolue entre le classique, les musiques balkan-orientales et le jazz en menant des études aux Conservatoires de Limonest, Lyon et Villefranche, et de Musicologie à l’Université Lumière Lyon 2. Elle est aujourd’hui professeure de trompette, en études de composition de musique de films à Lyon 2 et dirige le sextet de jazz 6tet and the City. Sensible à la question de la place des femmes dans le jazz, elle a créé un concert-conférence sur cette question pour la médiathèque de Lezoux.

Quel est votre parcours, comment vous a-t-il menée jusqu’à vos différents projets actuels ?

Je suis issue de différents conservatoires (Limonest, Villefranche et Lyon) et de l’université Lyon 2 où j’ai obtenu une licence de musicologie en 2021 et où je suis actuellement en Master MAAAV (Musique Appliquée Aux Arts Visuels). J’ai avant tout une formation de trompettiste (classique puis musiques balkan-orientales et jazz) et c’est par le biais de la pratique de mon instrument que je suis arrivée à la composition. Dans le 6tet and the City, que j’ai créé, pour lequel je compose et arrange tout un répertoire de musique jazz aux accents balkaniques et faisant parfois des détours par la musique dite « classique », je joue de la trompette et suis porteuse du projet.

Cette triple « casquette » de compositrice, d’interprète et de meneuse est au cœur de ma vie artistique, et c’est aussi trois postes que j’occupe dans le concert-conférence les Femmes et le Jazz. C’est de cette manière que je garde les mains libres sur les projets que je porte et les décisions que je peux prendre. Voilà maintenant quatre ans que je monte régulièrement des projets musicaux divers, ce qui représente une charge mentale et un travail importants mais aussi et surtout une liberté essentielle : je choisis ce que j’amène sur scène, depuis la musique et les mots qui l’accompagnent aux personnes avec qui je collabore.

De cette manière, je collabore toujours en priorité absolue avec des femmes et/ou personnes de minorités de genre (personnes trans et/ou non-binaires) car le milieu de la musique, a fortiori du jazz, en particulier de la composition et de la pratique instrumentale est un milieu où le sexisme règne en maître, tout simplement car il abrite une écrasante majorité d’hommes cisgenres. Cette lutte queer (LGBTQIA+) et féministe est le fil rouge de tous mes projets et la ligne conductrice de mon parcours.

Est-ce qu’il y a des figures qui vous ont marquée dans votre parcours ? Auxquelles vous avez pu vous identifier, ou qui ont compté dans votre construction personnelle ?

Il y en a eu malheureusement très peu, car j’ai évolué dans un milieu presque exclusivement masculin : je n’ai jamais eu de professeurE de trompette, car il n’y en a tout simplement pas en région rhônalpine en jazz, comme l’a révélé un rapport présenté par JazzRA lors du campus 2020. La représentation et la possibilité de s’identifier à une figure qui nous ressemble est pourtant d’une importance cruciale pour la construction de notre identité humaine comme artistique, en particulier pour les femmes qui sont éduquées à sous-estimer leurs compétences comme leur potentiel. De toute ma vie, je n’ai vu qu’une trompettiste professionnelle ou en voie de professionnalisation en concert : Emmanuelle Legros. Et ce n’est pas faute d’en chercher…

En revanche j’ai eu la chance inouïe de rencontrer à l’université Lætitia Pansanel-Garric, compositrice de musique de films et enseignante-chercheure à Lyon 2, dans la classe de laquelle je suis rentrée cette année. Plus encore qu’une figure à qui je peux m’identifier et croire que oui, c’est possible de vivre de sa musique sans être un homme cisgenre dans la musique (même si en France, celles qui en vivent ne se comptent même pas sur les doigts…d’UNE main), Lætitia Pansanel-Garric est pour moi un pilier sororal d’un soutien sans faille et un modèle.

À son instar, je ne peux pas ne pas citer ici une artiste d’exception qui émerge des scènes jazz, slam et chanson lyonnaises Llimace qui a largement participé à mon engagement militant dans la musique et qui m’a permis, par son existence sur la scène et ses textes saisissants, de faire naître mon projet de Drag King Le conteur sans histoire et de monter enfin avec mes textes sur les scènes drag et slam de Lyon.

Emilie Caumeil Crédits Virginie Reb

Vous avez fait vos études au conservatoire (classique, musiques balkan-orientales et jazz). Aujourd’hui vous évoluez dans le milieu du jazz : avec le recul, est-ce que vous voyez des différences entre ces milieux en ce qui concerne la place des femmes, leurs possibilité de parcours professionnels, etc ? 

Le milieu du jazz est à la fois vaste et minuscule. On se retrouve vite dans un entre-soi où tout le monde se connaît, sur scène comme dans le public, quand on s’en tient au jazz traditionnel comme le swing ou be-bop. À l’inverse, dans un jazz plus poreux et en interaction avec d’autres styles de musique comme les musiques balkaniques, la funk ou autres, le « milieu » du jazz devient moins identifiable, plus large. Dans ce contexte, il est délicat de comparer ces milieux entre eux, car il existe le même type de milieux pluriels dans le classique ou les musiques orientales. Il conviendrait peut-être mieux de comparer des lieux ou des structures de chacun de ces styles, comme les conservatoires ou les parcours autodidactes, les festivals ou les prix et concours de musique.

De cette manière, on parvient à identifier des types de comportements et des mécanismes qui se ressemblent et varient peu en fonction du style. Par exemple, on retrouve un langage commun dans tous les styles de musique avec la loi du masculin qui l’emporte lorsqu’on parle de groupes de personnes avec différents genres, y compris dans des groupes comme des chœurs avec souvent une majorité de femmes qui les composent. Au conservatoire, l’aspect technique de la musique (associé à des qualités masculines) est le point le plus valorisé en jazz comme en classique, au détriment de l’expressivité et de l’émotion (attribuées à des vertus féminines).

De la même manière, on trouve dans ces structures comme dans les festivals et dans les prix et concours un sexisme institutionnalisé tenace, tant du point de vue des violences sexuelles que des discriminations sexistes en concours comme à l’embauche ou des écarts de salaire liés au genre. Et je ne parle même pas de racisme, classisme et LGBTQIA+phobie, des oppressions qui sont encore moins connu-es, identifié-es et dénoncé-es que le sexisme.

Il existe néanmoins une différence notable du point de vue de la proportion des femmes instrumentistes dans le jazz et dans le classique. En classique, qui est un style de musique très installé notamment dans les financements que lui accordent l’État et ses institutions, le changement est en route depuis plus longtemps que dans le jazz. On trouve de plus en plus de mixité dans les orchestres, bien que les postes de pouvoir politique comme économique soient toujours monopolisés par les hommes dans une majorité écrasante (composition, direction, production, technique, etc). Quant au jazz, la parité reste un horizon lointain et c’est particulièrement flagrant dans des grands groupes comme les big bands ou les orchestres de jazz divers. D’ailleurs, un groupe comme celui que j’ai constitué pour animer la conférence autour des femmes et du jazz est immédiatement identifié comme non-mixte, alors que comme le montre l’étude du CNM « Visibilité des femmes dans les festivals de musique, 88% des groupes programmés dans 100 festivals de musiques actuelles sont composés majoritairement ou exclusivement d’hommes, 7% sont paritaires et 5% majoritairement ou exclusivement de femmes…de quelle non-mixité ne parle-t-on pas ?

La sociologue Marie Buscatto décrit dans ses différents travaux les difficultés que les chanteuses et les instrumentistes expérimentent en tant que femmes dans un milieu qui est en majorité masculin. Quel regard portez-vous cette question ? Est-ce difficile de se faire une place dans cette scène jazz ?

En effet, elle a identifié des comportements et des mécanismes sexistes comme celui de la charge mentale qui incombe dans son intégralité aux femmes, ou plutôt à la femme du groupe quand elle joue en groupe : on se retrouve quasiment toujours avec des femmes artistes (bien souvent chanteuses) qui montent leur projet personnel et gèrent intégralement la partie administrative, de démarchage, de coordination du groupe, l’organisation et la charge émotionnelle. Elles sont donc écrasées par le travail que cela représente, tant en termes d’emploi du temps que de disponibilité mentale, et sont donc moins libres pour participer à des projets en tant que « side person », ou interprète et non porteuse de projet. Une plus grande précarité financière et psychologique en découle donc, et cela contribue à les vulnérabiliser et les isoler davantage.

Il est aussi très difficile de se faire une place en tant que femme dans un milieu où l’on entend en permanence que « le saxophoniste envoyait de la note » et que « la chanteuse était mignonne ». En permanence ramenées à leur physique et décrédibilisées musicalement (la chanteuse est un élément de décoration qui ne sait pas lire la musique, improviser, brancher son micro et n’a de compétences techniques d’aucune sorte, et toute instrumentiste devrait se mettre au chant, ce serait tellement plus agréable à regarder qu’une fille qui souffle dans un trombone !), cela développe un syndrome de l’imposture déjà ancré dans notre éducation sexiste et qui trouve ici un terreau fertile et entretenu à la baisse de l’estime de soi, la peur d’être découverte comme étant une fraude et la minimisation des qualités réelles de la personne.

Quand, en plus de tout ça, on se retrouve à devoir démontrer à des producteurs et programmateurs de musique que OUI il y a un gros problème de sexisme dans l’industrie musicale, qu’ils ont leur responsabilité là-dedans et un rôle à jouer alors même qu’on est très documenté-e, expert-e sur le sujet et qu’ils refusent de l’entendre et son dans un déni accablant, on est en mesure de penser que se faire une place sur la scène jazz ne va pas être un long fleuve tranquille. Mais quitte à ce que ça ne le soit pas, autant faire des vagues !

Vous êtes vous-même professeure de trompette : est-ce que vous avez une attention particulière dans votre enseignement pour déconstruire le fait que peu de femmes trouvent encore leur place dans le jazz, et pour favoriser l’accès à ce genre musical à des petites filles ou des femmes ?

Tout-à-fait. J’ai à cœur de transmettre à mes élèves une envie de se questionner sur leurs pratiques et leurs façon de penser, quel que soit leur genre. Je prends toujours soin de varier les exemples de musique que je donne à jouer ou à écouter, et de valoriser le travail des femmes, qui représentent plus de la moitié des exemples que je fais découvrir aux élèves. J’invite les élèves de genre masculin à questionner leurs réflexes langagiers et comportementaux, et jusqu’ici cela a toujours bien fonctionné. Quant aux élèves de genre féminin, je veille à les avertir au sujet du syndrome de l’imposture afin qu’elles l’identifient et soient en mesure de savoir si elles ne sont pas contentes d’elles parce qu’elles n’ont pas assez travaillé ou parce qu’elles dévalorisent systématiquement leur travail et leurs qualités.

Emilie Caumeil Crédits Michel Basset

Vous intervenez régulièrement sur la question de la place des femmes dans le jazz, à travers des conférences ou concerts thématisés : qu’est-ce qui vous a donné envie de vous engager sur cette question ? Et que proposez-vous pour sensibiliser le public à ces questions ?

La question de l’envie, de la motivation, est extrêmement intéressante, et elle ne contient pas du tout la même chose si l’on est victime de sexisme ou si l’on appartient au groupe social oppresseur (ici, les hommes). Ce n’est ni par envie, ni par passion, ni par intérêt que je cherche à transmettre les analyses, documentations, réflexions et propositions de solution que je rassemble et approfondis sans cesse, mais c’est en subissant le sexisme et en posant des questions autour de moi à des personnes victimes de violences sexistes (c’est-à-dire toutes les musiciennes que je connais) que je me suis retrouvée avec mon histoire personnelle et des dizaines de témoignages de violences de tous types sur le cœur et le corps. Tout ce que j’entendais et que j’entends chaque jour (car les témoignages ne s’épuisent jamais et les violences sont quotidiennes) m’est tout simplement intolérable, comme il l’est pour beaucoup de gens, lorsqu’on entend les chiffres et les témoignages des victimes.

Partant de là, on peut soit être sidéré-e et être dans le déni de cette réalité (posture qui doit être respectée lorsqu’elle vient de personnes victimes de ces oppressions, car nous ne sommes pas toujours en mesure de réagir, et que cela peut être trop violent de s’y confronter), soit se mettre en mouvement et aller faire des vagues. Ça commence par la parole et ça s’intensifie et se déploie petit à petit. Pour ma part, j’ai commencé par en parler, de plus en plus, avec de plus en plus de monde autour de moi, et à écouter. Écouter ce que les gens avaient à dire, à confier, et leur partager à mon tour ce que j’avais vécu et entendu. C’est une boule de neige, cette parole et l’écoute nous amène à un constat à la fois rassurant et effrayant : tu n’es pas seul-e.

C’est à double tranchant. Le fait que telle et telle violence soit arrivée à d’autres peut permettre de comprendre que le problème ne vient pas de la victime, que la faute ne peut et ne doit pas lui être imputée, mais c’est un constat vertigineux que celui auquel mène l’accueil des paroles des victimes : le sexisme est partout, tout le temps, frappe tout le monde, et fort. La boule de neige grandit : plus on en sait et plus on en apprend. Ce qu’on pouvait considérer comme des exceptions, on se rend compte que c’est la règle. On ne compte plus celles qui ont subi telle ou telle violence, mais celles qui y ont échappé.

Ces témoignages, on ne peut pas les oublier ; cette violence, on ne peut plus ne pas la voir. C’est ça notamment qui a permis la libération (bien que très partielle) de la parole avec #MeToo, et c’est ce à quoi je tiens à contribuer activement : plus on lèvera les tabous sur les violences sexistes et sexuelles, et plus il sera facile d’identifier les ressorts et les mécanismes de ces violences, puis de les combattre et de les déconstruire. Poser des questions, toujours. Dans mes projets, la conférence est là pour ça, tout comme mes textes en conteur sans histoire, ou mes prises de parole en concert avec le 6tet and the City, qui ne manquent jamais d’être politiques et féministes. Il faut que ça bouge, et vite.

L’hashtag #musictoo est régulièrement à la Une ces derniers mois : la parole se libère pour dénoncer des situations de harcèlement sexuel très installées dans certains milieux. On espère qu’après l’écoute viendront des évolutions pérennes, et on voit déjà des prises de positions et des actions pour répondre à ces faits. Quel est votre regard sur cette actualité ? Peut-on être optimiste pour le futur ?

#MusicToo, on l’attendait depuis longtemps, et il n’est encore qu’à ses débuts. Il ne faut rien tenir pour acquis et laisser toujours plus de place, d’espace de parole mais surtout d’écoute aux personnes qui vivent des violences. Gainsbourg, #MetalToo, Balance ton Quoi qui font la une, c’est très bien, mais on ne parle pas encore de réinventer nos espaces de diffusion de la musique pour que les femmes y soient en sécurité, ou du risque immense que représente le fait de laisser un-e élève mineur-e seul-e avec sa ou son professeur-e de musique sans aucun contrôle de ce qui se passe dans et en dehors des cours, ou encore de repenser comment atteindre la parité dans les cercles de décision de l’industrie musicale.

Il faut que l’État prenne sa part de responsabilité (qui est immense) dans la valorisation de l’expertise des féministes qui planchent sur ces questions depuis bien longtemps. En effet, des réponses sont apportées, mais au compte-goutte, alors qu’il faudrait déployer des moyens bien plus grands pour venir à bout du sexisme institutionnel sous toutes ses formes.

Je suis optimiste pour l’avenir, peut-être pour une mauvaise raison : ça ne peut pas être pire. Il suffit d’aller faire un tour sur le site Paye ta note (qui recoupe de très nombreux témoignages de violences sexistes) ou de lire un rapport du Haut conseil à l’égalité pour réaliser que l’omniprésence du sexisme est bien au-delà de tout ce que nous sommes capable d’imaginer. Mais il y a autre chose que nous ne mesurons pas, c’est notre puissance individuelle et collective à modifier cela, à décortiquer nos pensées, nos actes et nos paroles et à les transformer pour le meilleur.

Quand on regarde la situation dans son ensemble, on peut être pétrifié-e à l’idée de la quantité de montagnes que cela représente à déplacer. Néanmoins, à notre échelle personnelle et dans le mouvement collectif nous décuplons nos potentiels et l’on peut s’attaquer à la tâche titanesque pierre par pierre, jusqu’à en venir à bout.

Je suis foncièrement optimiste pour l’avenir, et d’autant plus quand je vois la quantité et la qualité du travail qui est fourni par nos aîné-es, et la volonté et la rapidité des générations qui arrivent à intégrer ces changements et à les mettre en pratique tout en étant force de proposition.

Quels conseils donneriez-vous à une femme qui aimerait se lancer dans la scène jazz ?

La sororité, avant toute autre chose. Nous avons été éduquées à être en compétition les unes avec les autres, en particulier pour le regard et le désir masculins, mais aussi pour sa validation et sa reconnaissance. Entrer en sororité est une des choses les plus délicates à réaliser, car nous devons pour cela désapprendre énormément de mécanismes de dévalorisation de soi ou de l’autre, de comparaison, de mépris des qualités associées au féminin, etc. En plus de cela, il y a très peu de femmes dans les milieux du jazz, et par conséquent le trajet y est très solitaire, il est donc d’autant plus dur de s’y soutenir et de s’y épanouir dans un collectif sororal. Comprendre que partager c’est décupler nos forces, que parler de ce qu’on vit, en particulier du sexisme, c’est aussi libérer la parole d’autres qui nous libèreront à leur tour, sentir que plus nous sommes unies et moins nous sommes vulnérables, c’est tout l’enjeu de notre époque, il me semble.

Aussi et surtout, se rappeler de manière quotidienne et répétée sa valeur et ses victoires, traquer le syndrome de l’imposture qui nous auto-censure et nous limite, avoir du culot, se savoir forte, être fière de son travail et de son art, se faire confiance, se juger digne et se respecter, parler fort et sans s’excuser de le faire, tenir tête, ne pas s’écraser, ne pas se déprécier, écouter, se remettre en question et avancer. Déconstruire à l’intérieur comme à l’extérieur, et faire le lien.

Ne pas oublier qu’exister et être visible en tant que femme dans le jazz, c’est déjà une victoire politique.

Cet article fait parti du dossier GIRLS WANNA HAVE SOUND !.

Partager cet article

Poster un commentaire

One thought on “À la rencontre d’Émilie Caumeil”

  1. Dieterich sophie dit :

    Bonjour je souhaiterais contacter Émilie Caumeil. J’ai vu sa conférence concert à Saint Étienne samedi 14 mai et j’aimerais lui demander si elle veut la faire à la fête de Lutte ouvrière à Lyon en septembre. Cordialement Sophie Dieterich

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.