La Réserve Bande dessinée de la bibliothèque municipale de Lyon : chapitre 2

Florilège : une plongée dans les collections

- temps de lecture approximatif de 17 minutes 17 min - par Henri

Après avoir abordé dans un précédent chapitre la genèse de la Réserve Bande dessinée, le présent article propose de puiser, en les commentant, quelques "pépites" parmi les 15.000 documents qui la composent. Il s’agit d’une sélection, forcément arbitraire, d’albums ou de séries, souvent oubliés de nos jours, mais qui constituent assurément le terreau de la bande dessinée d'aujourd'hui. Mis en contexte, ce parcours révèle combien, ici peut-être plus qu'ailleurs, l'interaction entre l'aventure artistique et l'aventure éditoriale est déterminante.

Jacques Tardi, "La Trou d'obus", Imagerie Pellerin (Epinal), 1984

Edition, réédition : les jalons de l’histoire de la bande dessinée

Publiées dans les années 1830-1840, les éditions originales des six albums de Rodolphe Töpffer (1799-1846), par ailleurs dédicacées par l’auteur (cas rarissime dans une collection publique) ont fait l’objet, en 1916, d’un don à la bibliothèque de Lyon par le fils du dédicataire. Ils sont conservés dans la réserve du Fonds Ancien. A ce titre, ils ne peuvent être consultés sans justifier d’une recherche particulière, mais sont régulièrement présentés au public dans le cadre de l’Heure de la découverte.

Ces albums ont cependant été réédités dans les années 1990 par les éditions du Seuil, en trois volumes regroupant chacun deux titres. Présentés dans leur format oblong d’origine, les volumes sont accompagnés d’une éclairante présentation de Thierry Groensteen. Conservés dans la Réserve Bande dessinée, ils peuvent être consultés ou empruntés sur simple demande.

Rodolphe Tôpffer, vol.2 (Le Seuil, 1996)

 

Rodolphe Töpffer, vol.1 (Le Seuil, 1996)

 

 

 

 

 

 

 

 

De manière générale, la Réserve Bande dessinée s’appuie largement sur le marché de la réédition pour couvrir l’histoire du genre, afin de rendre accessibles au grand public les oeuvres remontant à un passé déjà lointain.

Précisons que la réédition d’albums ou de séries anciennes est une pratique courante depuis la fin des années 1960. D’autant plus que la majorité des œuvres les plus anciennes avait été publiées uniquement par voie de presse. L’appareil critique et historique qui agrémente généralement ce type de publication augmente indéniablement leur intérêt.

La pratique de la réédition est fréquemment le fait d’éditeurs passionnés souhaitant diffuser sous forme d’albums les lectures qui les ont envoûtés dans les revues de leur jeunesse (ou celle de leurs parents). En voici quelques exemples.

 

Little Nemo in Slumberland, par Winsor McCay

Winsor McCay (1869-1934) fut l’un des dessinateurs les plus créatifs de la première moitié du 20e siècle. Little Nemo in Slumberland (Little Nemo au pays des rêves) est son oeuvre majeure, réalisée entre 1905 et 1914, à raison d’une planche hebdomadaire dans le New York Herald de J. Pulitzer, puis dans les journaux de W. R. Hearst. L’univers visuel de ses immenses planches à géométrie variable, liée à l’inventivité évolutive des scénarios, sont proprement hallucinants.

 

« Little Nemo », vol. 1, sélection établie par P. Maresca (Delcourt, 2006)

En 2005, à l’occasion du centenaire de la création de Nemo, le jeune rêveur, le journaliste américain Peter Maresca a publié une sélection de 110 planches après avoir sillonné les bibliothèques américaines à la recherche des pages les mieux conservées des collections du New York Herald. Car bien sûr les planches originales n’étaient plus accessibles (ce qui est le cas pour le plupart des bandes dessinées publiées dans la presse avant la seconde guerre mondiale). Ce travail monumental, édité en France par Delcourt en 2006, et en 2009 pour un second volume, permet de découvrir Nemo comme les lecteurs d’origine, au format du journal (53,5 x 41,5 cm) !

 

Futuropolis, dessins par R. Pellos

 

Ed. Jacques Glénat, 1977

Une planche de « Futuropolis » magnifiquemenr mise en images par René Pellos

 

De même, c’est à partir des exemplaires de l’hebdomadaire JuniorFuturopolis a été publiée en 1937-1938 que Jacques Glénat a réalisé cette belle édition en album , en respectant le format à l’italienne d’origine.

Sur un scénario de Martial Cendres, il s’agit de la première bande dessinée de science-fiction française. Elle est particulièrement remarquable pour les spectaculaires trouvailles esthétiques du dessinateur lyonnais René Pellos (1900-1998)

 

 

 

Durga Rani, reine des jungles, par R. Pellos et J. Silvère

 

« Durga Rani », vol 1 (Ed. SERG, 1976)

 

Le même René Pellos a, parmi ses multiples réalisations, dessiné cette série dont l’héroïne, Durga Rani, est une intrépide et charismatique «tarzanide». Publiée dans le magazine Fillette en 1946, cette création fut rééditée en deux albums en 1976, par les dynamiques éditions SERG dont les publications des années 1970, aussi bien patrimoniales que contemporaines, sont conservées dans la Réserve.

 

 

 

La Collection Copyright (Futuropolis) : un « must » pour l’édition patrimoniale

Nommée en hommage à l’oeuvre de Pellos, Futuropolis fut d’abord une librairie parisienne spécialisée en bande dessinée. Rachetée en 1972 par Etienne Robial et Florence Cestac, Futuropolis devient, de 1974 au début des années 1990, le modèle des maisons d’édition indépendantes ou alternatives qui fleuriront au tournant du 21e siècle. Passionnés et sans complexe, les éditeurs laisseront carte blanche à de multiples jeunes auteurs (nous y reviendrons) tout en publiant dans la luxueuse collection Copyright nombre de bandes patrimoniales, tant françaises (par Alain Saint-Ogan, Edmond Calvo ou Raymond Poïvet) qu’américaines (par Milton Caniff, Joe MacManus, Alex Raymond….).

 

« Le fantôme », vol.1, Lee Falk, Ray Moore (Futuropolis, 1984)

 

« Terry et les pirates » vol.6, Milton Caniff (Futuropolis, 1989)

« Moustache et Trottinette » vol.1, Edmond Calvo (Futuropolis, 1986)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une bande dessinée du « quotidien »

13 rue de l’espoir, scénario F. et J. Gall, dessins P. Gillon

 

Vol.1 (Les Humanoïdes Associés, 1981)

 

Parue dans  France-Soir à raison d’un « strip » quotidien entre septembre 1959 et décembre 1972, cette chronique d’un immeuble parisien basée sur le personnage de Françoise Morel, une jeune fille qui cherche l’homme de sa vie, capte sur la durée l’atmosphère et l’art de vivre des années 1960. Le talent du dessinateur Paul Gillon (1926-2011) est pour beaucoup dans la réussite de cette série, éditée en deux gros volumes par les Humanoïdes associés en 1981-1983.

 

Le cas des Intégrales

Les séries à succès sont, certes, constamment rééditées afin de rester sur le marché et répondre à la demande du public. Parallèlement, les intégrales  sont la plupart du temps le fait d’éditeurs « classiques » désireux de relancer l’intérêt pour leurs productions anciennes en remettant à l’honneur le travail de leurs auteurs « cultes » et le prestige de leurs séries « historiques ».

 

Tout Jijé, éditions Dupuis, 1992-2012

Les éditions Dupuis, vénérable firme belge qui créa l’hebdomadaire Spirou dès 1938, aiment à publier régulièrement leurs archives sous forme d’intégrales.

« Tout Jijé », vol. 7 (Dupuis, 1994)

A tout seigneur tout honneur, Tout Jijé salue, à travers la vingtaine de volumes chronologiques de ses oeuvres complètes, le travail de Joseph Gillain (1914-1980), l’un des piliers historiques de la revue. Jijé fut entre autres le dessinateur du personnage de Spirou pendant la seconde guerre mondiale (avant de transmettre le flambeau à André Franquin qui rendra célèbre le groom rouquin), ainsi que de séries comme Jean Valhardi ou Jerry Spring.

 

Tout Gil Jourdan, éditions Dupuis, 1985-1987

Les aventures du détective Gil Jourdan, qu’il dessina pour Spirou entre 1956 et le début des années 1970, sont le fleuron de l’oeuvre de Maurice Tillieux (1921-1978). Le jeune privé parisien, flanqué de ses assistants, la sagace Queue de Cerise et le lourdingue Libellule, ainsi que de l’inénarrable inspecteur Crouton, naviguent sur des scénarios finement ciselés, dans une ambiance digne des meilleurs films noirs, agrémentée d’un humour ravageur reconnaissable entre tous.

« Tout Gil Jourdan », vol.2 (Dupuis, 1985)

 

Cette intégrale en 6 volumes de 4 histoires chacun a été publiée en 1985-1987.

 

 

 

 

 

 

Intégrale Barbe Rouge, Dargaud, 1992-2000

 

Intégrale Barbe Rouge, vol.1 (Dargaud,1992)

Après avoir collaboré dès 1947 au sein de Spirou pour la série Buck Danny, l’immense et omniprésent scénariste Jean Michel Charlier (1924-1989) et le dessinateur Victor Hubinon (1924-1979) ont réitéré en 1959 avec Les aventures de Tanguy et Laverdure pour le jeune hebdomadaire Pilote (publié entre 1959 et 1989 par les éditions Dargaud). C’est dans le même cadre et la même année qu’ils joignent à leur goût pour l’aviation celui de la navigation avec la dynamique série de piraterie Barbe Rouge. Chacune de ces séries donnera lieu à son Intégrale.

 

 

Tout Rahan, Soleil Production, 1992-2011

Publiée dès le premier numéro de Pif Gadget en 1969, qui prend la suite de l’hebdomadaire Vaillant (1945-1969), la série préhistorique Rahan, fils des Ages farouches est né de la collaboration du scénariste Roger Lécureux (1925-1999), pilier des éditions Vaillant, et du dessinateur André Chéret (1937-2020). Les éditions Vaillant ayant la particularité de ne pas publier d’albums, c’est l’éditeur Soleil Production qui a entrepris  la publication de l’Intégrale Rahan (28 volumes) entre 1992 et 2011.

 

Tout Rahan vol.1 (Soleil, 1992)

 

 

Auteurs émergents, éditeurs éclairés : la création contemporaine au fil des années

 

Avec quelques auteurs du dernier demi-siècle

Hugo Pratt et les « errances » de Corto

Dans l’œuvre monumentale d’Hugo Pratt (1927-1995), La ballade de la mer salée  revêt une importance particulière. En effet, paru à l’origine dans le magazine italien Sgt Kirk entre 1967 et 1969, cet album peut être considéré comme le premier « roman graphique » européen, publié à ce titre par les éditions Casterman dans la fameuse collection Les grands romans lié à leur mensuel (A suivre). C’est dans cet ouvrage d’une envergure exceptionnelle qu’apparaît le marin aventurier Corto Maltese, qui n’était pas alors destiné à devenir le personnage principal de la longue série d’albums qui assurera la célébrité à leur auteur.

Version italienne (Ed. Rizzoli, 1991)

 

Casterman, 1975

Si La ballade de la mer salée est la première histoire où apparaît Corto Maltese, elle n’est pas la première à être publiée en album en France.

Lorsque fut créé l’hebdomadaire Pif Gadget en 1969, le directeur de publication, qui avait eu l’occasion de voir le travail d’Hugo Pratt, demanda à ce dernier de créer des histoires courtes, s’adaptant à la nouvelle formule du magazine : la publication de récits complets de plusieurs pages au lieu du feuilleton à suivre, habituel à l’époque.

Corto Maltese devint alors le personnage principal d’épisodes récurrents (dont le premier s’intitule Le secret de Tristan Bantam) qui feront l’objet de plusieurs cycles.

Vaillant, l’éditeur de Pif Gadget ne publiant pas d’albums, ce sont les peu connues éditions Publicness qui s’en chargeront en 1971. L’impressionnant volume à l’italienne avec deux « strips » de grande taille par page, reprend, sous le titre générique Corto Maltese, le premier cycle paru dans Pif Gadget, qui sera plus tard intitulé Sous le signe du capricorne pour l’édition Casterman.

Ed. Publicness, 1971

 

Casterman, 1979

 

Les rencontres de Pierre Christin

 Né en 1938, Pierre Christin est l’un des scénaristes majeurs des 50 dernières années. Particulièrement actif dans les années 1970-80, il a travaillé avec de nombreux dessinateurs, au sein du dynamique magazine Pilote.

Sa collaboration avec Jean-Claude Mézières, la plus connue et la plus durable, a donné naissance dès la fin des années 1960 à la longue série Valérian, agent spatio-temporel rebaptisée tardivement Valérian et Laureline

 

Valérian, vol.1 (Dargaud, version 1981)

 

Avec Enki Bilal

L’association Christin-Bilal a suscité plusieurs albums remarquables, généralement basés sur des thématiques résolument politiques, comme La ville qui n’existait pas ou Les phalanges de l’Ordre noir. Elle culminera en 1983 avec Partie de chasse qui préfigurait la chute du bloc de l’Est.

 

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Dargaud, 1983

Dargaud, 1979

Avec Annie Goetzinger (1951-2017)

Dans La voyageuse de la Petite Ceinture (Dargaud, 1985), une jeune Beurette entreprend, à ses risques et périls, une randonnée autour de Paris en suivant l’ancienne ligne de chemin de fer dite de la Petite Ceinture. C’est, parmi ceux publiés dans la collection Portraits souvenirs, le scénario le plus contemporain du binôme formé par Christin et la talentueuse et regrettée Annie Goetzinger. Les autres, tout aussi remarquables et toujours centrés sur des personnages féminins, se penchent davantage sur la première moitié du 20e siècle.

 

Coll. Portraits souvenirs (Dargaud, 1985)

Coll. Portraits souvenirs (Dargaud, 1981)

 

Les métamorphoses de Moebius

 Jean Giraud, alias Gir, alias Moebius (1938-2012) est considéré à juste titre comme l’un plus grands dessinateurs et auteurs de bande dessinée de la seconde moitié du 20e siècle.

Il est, entre autres, le premier dessinateur de la série Blueberry (dès 1965), le créateur du Garage hermétique, ou, avec Jodorowsky, du long cycle de l’Incal.

Moins connue, la série en 5 volumes Le Monde d’Edena, débuta en 1983 sous la forme d’une histoire réalisée pour la firme Citroën (publiée par Les Humanoïdes Associés) et s’est poursuivie jusqu’en 2001 chez Casterman (qui intégrera le premier volume en 1990).

« Le Monde d’Edena », vol.1 (version Casterman, 1990)

« Blueberry », vol.1 (Dargaud, version 1975)

 

 

La jeunesse de Jacques Tardi

Faut-il présenter Jacques Tardi, né à Valence en 1946, ancien élève de l’Ecole des Beaux-arts de Lyon, éminent représentant de la Bande dessinée internationale depuis un demi-siècle ?

Il est surtout connu pour la série Les aventures extraordinaires d’Adèle Blanc-Sec, créée en 1975, ses nombreux ouvrages sur la première guerre mondiale ou ses adaptations de romans noirs, notamment la série Nestor Burma, d’après Léo Malet

Parmi son œuvre foisonnante, dont l’intégralité est, bien sûr, présente à le BM de Lyon, il est bon de s’arrêter sur quelques oeuvres de jeunesse qui ne manquent pas d’intérêt :

En 1978, l’album Griffu est le fruit de son unique collaboration avec l’auteur de romans noirs Jean-Patrick Manchette (1942-1995), les autres étant plutôt des adaptations. Cet opus, qui voit un détective privé remuer à son détriment les magouilles et turpitudes des années 1970, a fait l’objet de plusieurs éditions successives, présentes à la Réserve BD.

 

Ed. du Square, 1974. Exemplaire souple, grand format

Dargaud, 1982

Casterman, 1996

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Démon des glaces, publié en 1974 par Dargaud, est le troisième album de Jacques Tardi. Réalisé dans un style rappelant Jules Verne et les gravures de Gustave Doré, chaque planche présente une mise en page spécifique basée sur la symétrie, cet album entre hommage et parodie, bénéficie d’une spectaculaire première édition en grand format.

Dargaud, 1974

 

« Le Démon des glaces », planche 21 (Dargaud, 1974)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Editeurs sans complexes, collections à foison…

 

Deux collections de Futuropolis : la valse des formats

 Les Editions Futuropolis première formule, celle des années 1970-80 (elles ont été depuis relancées en 2004 par Gallimard), évoquées plus haut pour leur collection patrimoniale, ont mené une politique éditoriale contemporaine particulièrement créative, multipliant les expériences et faisant systématiquement fi des contraintes  de l’édition classique (rappelons que Futuropolis est le précurseur et le modèle de l’édition indépendante qui fleurira à partir de la dernière décennie du 20e siècle et dont L’Association est le premier avatar).

L’un des aspects les plus représentatifs de cette (r)évolution est le rejet du format unique pour les albums.

La collection 30-40, comme son appellation l’indique, propose des ouvrages souples au format spectaculaire (30×40 cm), signés par des auteurs au tempérament bien trempé et à la notoriété naissante . On y retrouve Jacques Tardi, mais aussi Chantal Montellier ou Robert Crumb.

« La véritable histoire du soldat inconnu », J. Tardi (Futuropolis, 1974)

« Les rêves du fou », Chantal Montellier (Futuropolis, 1981)

« Underground », Robert Crumb (Futuropolis, 1982)

 

A l’opposé La Collection X présente de petits albums oblongs. Elle est réservée à de jeunes auteurs qui ont carte blanche pour débuter. Pierre Duba, Pascal Rabaté, Vincent Vanoli, Florence Cestac, Edmond Baudoin, Jeanne Puchol, entre autres, s’y sont illustrés.

J. Puchol, (Futuropolis, 1987)

P. Rabaté (Futuropolis,1989)

F. Cestac (Futuropolis, 1985)

 

 

 

 

 

R. Slocombe (Futuropolis, 1986)

 

 

Saluons enfin d’autres éditeurs qui ont œuvré à l’évolution de la bande dessinée entre les années 1960 et 1980.

 Les éditions du Square, créées en 1962 par Georges Bernier et François Cavanna, sont à l’origine de la publication de périodiques comme Hara-Kiri, Charlie mensuel, Charlie Hebdo, etc. ainsi que d’albums signés par de nombreux auteurs adeptes de l’humour satirique (Cabu, Wolinski, Fred, Gébé et bien d’autres)

Retenons ici ce remarquable album où s’exprime librement l’humour déjanté de l’inénarrable Charlie Schlingo (1955-2005)

 

Ed. du Square, 1982

 

 Les éditions du Fromage (1972-1982) ont été créées par Nikita Mandryka, Claire Brétecher et Marcel Gotlib pour publier leur magazine L’Echo des savanes. On y retrouve des auteurs comme Moebius, Jean-Claude Forest, Georges Pichard ou Wallace Wood.

C’est sous leurs presses qu’est apparu, en 1980, le groin d’Edmond le cochon signé Jean-Marc Rochette (futur dessinateur du Transperceneige) et Martin Veyron.

 

Ed. du Fromage, 1980

Magic~Strip est une maison d’édition de bande dessinée belge, fondée en novembre 1979 à Bruxelles, par les frères Daniel et Didier Pasamonik et active jusqu’à la fin des années 1980. De nombreux jeunes et fringants dessinateurs y ont affûté leurs crayons : Serge Clerc, Frédéric Bézian, DupuyBerbérian, Emile Bravo et… le regretté auteur lyonnais Yves Chaland (1957-1990).

C’est avec le regard de son personnage Freddy Lombard face à sa première aventure (hommage parodique aux bandes franco-belges classiques) que se clôt ce périple dans l’univers  de la Réserve Bande dessinée.

 

Ed. Magic Strip, 1981

 

(A suivre) ?

 

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6 thoughts on “La Réserve Bande dessinée de la bibliothèque municipale de Lyon : chapitre 2”

  1. bénand mj dit :

    tout lu !

  2. Garden Annie dit :

    Bravo Henri.
    Heureuse de retrouver la richesse du fonds BD de la BM.
    Une question: J’ai fait des recherches récemment et me suis heurtée à la difficulté de trouver des oeuvres quand on n’a pas les références exactes. Y-a-t-il une localisation commune à la collection.
    Merci
    Bonne continuation
    Annie

    1. Champanhet Henri dit :

      Bonjour Annie et merci pour ton commentaire.
      Pour répondre à tes questions : la Réserve bande dessinée ne sera pas accessible au public avant (si tout va bien) la fin 2021. En attendant, le traitement étant toujours en cours, les documents de la réserve n’apparaissent pas sur le catalogue public. Lorsque ça sera le cas, il sera possible de faire des recherches par cote, et par sous localisation s’il est possible d’en avoir une.
      A bientôt.
      Henri

      1. Bénant (ou) d- MJ dit :

        lu ! ( / le brise glace : 2003! ) bonjour et bonjour à Annie aussi !

  3. Bénant (ou) d- MJ dit :

    bravo Henri !

    1. Champanhet Henri dit :

      Bonjour MJ. Et merci.

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