Album à redécouvrir

Sneakin’ Sally Through the Alley / Robert PALMER (1974)

- temps de lecture approximatif de 2 minutes 2 min - Modifié le 26/11/2020 par Eric

Dès 1974, Robert Palmer posait les jalons d’une première partie de carrière sous influence soul funk.

Robert Palmer
Robert Palmer

Bien avant d’être une pop star dandy estampillé MTV, le britannique Robert Palmer fut un élégant chanteur de funk soul. Ainsi dès son premier album solo « Sneakin’ Sally throught the alley« , le britannique donne à ses ambitions des moyens conséquents. Il embauche la crème des musiciens de la Nouvelle-Orléans (Allen Toussaint et les Meters). Il recrute également Stevie Winwood aux claviers et Lowell George (Little Feat) à la guitare. Mais comme cela ne semble pas suffisant, il amène en plus quelques musiciens de studio new yorkais réputé (Stuff) et enfin Gene Page, un arrangeur célèbre dans le monde de la soul (Barry White, Four Tops, Aretha…).

 

« Sneakin’ Sally throught the alley »  –  Robert PALMER  :  4:27

 

Accompagné de ces maîtres du son, il réalise en toute décontraction un premier album original et essentiel. Car l’alchimie entre ces musiciens aussi différents soient-ils, et  qui proviennent de lieu et de style distinct n’est pas acquise. En outre Robert Palmer ne possède pas une voix de soul singers typiques de cette époque. On peut même noter quelques fragilités dans son chant. Et  son CV est assez mince. Il a bien sûr été le chanteur remplaçant d’un groupe de blues rock britannique qui connut une petite gloire en Angleterre (Vinegar Joe). Mais pas de quoi rameuter la crème des musiciens qui apparaissent sur cet album. Ce que certains musiciens recrutés ne manquent pas de témoigner à ce jeune chanteur blanc inconnu.

 

« Sailing Shoes »  –  Robert PALMER  :  2:45

 

Mais les sessions commencent et la magie opère. Les rockers sudistes, le groove néo-orléanais et la rythmique new-yorkaise créent ensemble un mélange étonnant et efficace. Robert Palmer en chef des travaux réussit ainsi parfaitement son pari. En si bonne compagnie, il réalise un album élégamment groovy, spontané, enthousiaste et original. Et qui plus est, porteur de nombreux hits potentiels…

 

« From a Whisper To a Scream »  –  Robert PALMER  :  3:37

 

Mais si les critiques s’enflamment. Le public lui ne suit pas.

Robert Palmer (et son label) ne se décourage pas Il réalise encore quelques albums dans la même veine et qui sont tout aussi bons. Avant de connaitre enfin une renommée internationale, en interprétant la chanson qui deviendra la bande son d’une pub pour une bière hollandaise : Every Kinda People.

 

« Every Kinda People »  –  Robert PALMER  :  3:45

 

 

Partager cet article

Poster un commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *