Guitariste hyperactif

Chris Spedding

- temps de lecture approximatif de 2 minutes 2 min - par Eric

A la fin des années 70’, Chris Spedding paraissait posséder toutes les clés pour exploser à la face du monde…

Chris Spedding
Chris Spedding

Chris Spedding est avant tout connu comme musicien de studio. La liste de ses collaborations musicales est d’ailleurs assez monumentale. Car de Bryan Ferry à McCartney, de Billy Idol à John Cale, de Tom Waits à Laurie Anderson, de Carla Bley à Katie Melua ou bien de Johnny Halliday à Michel Delpech presque tout le monde semble avoir recouru au talent du guitariste britannique.

« Motor Biking » – Chris Spedding – 2:27

En parallèle de sa carrière de session men, Chris Spedding a réalisé de très nombreux albums sous son nom ou en tant que membre titulaire d’un groupe. Mais dans les années 70, après avoir réalisé trois albums moyens, il change de maison de disque. Il intègre le label RAK records et enregistre deux albums étrangement complémentaires.

Le premier intitulé Chris Spedding est un album de rock’n’roll nostalgique, dans laquelle le guitariste expose néanmoins ses compétences comme guitariste (voir Guitar Jamboree). Le second nommé Hurt  prend en compte l’explosion du punk britannique et se veut plus nerveux et énergique. La différence avec ses précédents albums : une véritable production qui révèle une vraie identité musicale. Dans le premier cas c’est Mickie Most (Suzi Quatro, Mud, Donovan…) qui se retrouve derrière la console et pour le second Chris Thomas (Pretenders, Sex Pistols, Wings…) tient les commandes.

« Guitar Jamboree » – Chris Spedding – 4:20

 

Entre les deux albums, l’époque a résolument changé. La vague punk a submergé la Grande Bretagne et balayé toutes les certitudes concernant le marché musical. Alors que le premier album Chris Spedding peut aisément s’intégrer dans l’univers Glam. Le second permet à l’hyperactif guitariste de montrer une facette plus dynamique et agressive de son jeu, entre pub rock et punk. Le mouvement punk dont il est d’ailleurs assez proche. Puisqu’il est le premier à enregistrer les Sex Pistols, et qu’il intègre temporairement le groupe punk The Vibrators.

« Hurt by love » – Chris Spedding – 3:32

 

Deux albums, deux univers, deux facettes du même musicien qui mettent un temps le guitariste sur le devant de la scène. Mais le britannique ne parait pas être un leader. Il semble plus à l’aise dans la demi-ombre que sous le feu des projecteurs. Et malgré son talent comme guitariste compositeur peut être n’a-t-il pas aussi une voix suffisamment vibrante pour réussir en tant que rock star solo. Mais pendant cette courte période, il fut au bon endroit, au bon moment et fut brièvement une pop star en devenir.

« Wild in the street » – Chris Spedding – 3:12

 

Par la suite, il accompagna Robert Gordon en duo en tant qu’invité premium, puis repris les sessions et l’accompagnement des autres sur scène.

« Wild Wild Women » – Chris Spedding – 3:53

 

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