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New Moon Daughter / Cassandra WILSON

- temps de lecture approximatif de 2 minutes 2 min - Modifié le 13/12/2019 par Eric

Cassandra Wilson est une diva Jazz. Dans les années 90, elle incarnait un renouveau du chant jazz, s’inscrivant dans la lignée de Shirley Horn, Betty Carter ou Nina Simone. Et comme celles-ci, Cassandra brassait les émotions, magnant le chaud et le froid avec maestria.

Cassandra Wilson - New Moon Daughter
Cassandra Wilson - New Moon Daughter

Lorsqu’en 1993 Cassandra Wilson signe un nouveau contrat d’édition chez Blue Note, elle est auréolée de son travail avec le groupe M Base de Steve Coleman. Avec eux elle a développé une certaine dextérité vocale et acquis une reconnaissance internationale. En signant chez le prestigieux label, elle s’affranchit de l’influence funky de ses acolytes et peut explorer de nouveaux  territoires. Elle publie tout d’abord un  premier enregistrement sous son nom (Blue Light’Til Dawn). Et à l’aide de son producteur Craig Street elle créée une ambiance sonore originale, mélangeant les genres et appliquant une orchestration entièrement acoustique, loin des standards jazz de l’époque (Brandon Ross & Chris Whitley à la guitare, Lonnie Plaxico & Kenny Davis à la contrebasse…). Dans cet album elle s’applique à recréer des nouveaux classiques jazz, en reprenant des chansons rock, folk ou blues. Ce premier disque est un succès.

« Skylark »  –  Cassandra WILSON  :  4:08

Pour son deuxième album chez Blue Note (New Moon Daughter), Cassandra Wislon applique la même formule gagnante. Encore une fois la voix profonde, déchirée et déchirante de Cassandra Wilson fait des merveilles. A nouveau l’instrumentation plus organique qu’électrique apporte un charme déroutant à forte intensité émotionnelle. Encore une fois elle s’approprie des chansons hors des territoires jazz, les tire, les étire, les transforme, les transcende… Elle reprend ainsi Neil Young, Son House, U2, Hank Williams, ou encore les Monkees. Et chaque fois la magie opère, l’émotion irradie.

« Last Train to Clarksville »  :  Cassandra WILSON  :  5:17

 

« Harvest Moon »  –  Cassandra WILSON  :  5:15

 

Certains critiques évoquent une trilogie discographique avec un troisième album Blue Note, en hommage à Miles Davis (Travelling Miles). Cassandra Wilson applique la même formule instrumentale, mais peut-être est-ce l’absence de Craig Street ou le changement de musiciens, mais l’album n’apporte pas le même frisson.

 

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