Franck David

Dysphorie temporelle / Quiddité artistique

- temps de lecture approximatif de 2 minutes 2 min - Modifié le 15/07/2022 par Dalli

Si le temps n'était plus écrit, plus compté, si le temps était conté par l'art...sans date, début, fin ; flou et perpétuel dualisant les tictacs, les rendant discordants… Un deux, un deux , 12 1 2, répétition, décentrage, incertitude temporelle et [blanc] : sur la ligne courbée de la bouille normée de l’horloge s'affiche l’heure artistique de Franck David.

Franck David
Franck David crédit photo : Taddé Comar /courtesy Galerie8+4

Perturbateur

Franck David convoque le détournement, l’effacement,  l’invisibilité, l’énigme… au prisme de sa myopie dont il refuse la correction. Il rend son art insaisissable, inclassable, sur un territoire conceptuel tout de même avec  filiation : Hans-Peter Feldmann. Comme pour Heidegger  le  temps semble pensé “en tant qu’horizon de la compréhension de l’être“.

Oh  bégaiement du temps, suspend ton vol et montre toi !

L’artiste  impose aux regards le questionnement à partir des objets de notre environnement quotidien,  inoculant ses deltas artistiques et intellectuels. Il construit ainsi une phénoménologie du quotidien aux accents quantiques, à la causalité quantique.

Entrée en espace-temps

Film “En raison d’un manque total d’intérêt demain est annulé pendant la durée du générique“,

Exposition «L’Avenir se ride» l’avenir se rétrécit, se fane au fur et à mesure que la mort approche”,

Horloge Pendant (cadence) ,

les oeuvres  refusent le temps linéaire et bousculent la ligne temporelle.

Nous versons dans le chaos artistique où tout se ride, dans la disjonction temporelle, un ordonnancement du monde personnel avec sortie de  ligne, celle « nombré par l’âme »  d’Aristote  

qui définit ainsi le temps : “nombre du mouvement selon l’antérieur et le postérieur “.

Les horloges affichent la durée déterminée d’un contrat à reconduction non tacite (la vie et son corollaire) et titillent la rétine

entre punctum remotum et punctum proximum

Comprendre : l’art est une consolation, un narcotique, il nous allège un instant, le temps que nous lui consacrons, à la pensée de la mort, de notre finitude inéluctable, et de l’absurdité ou peu s’en faut de toute vie. Un écran de fumée“. Paul Ardenne

Synapses :

Muriel ou le temps d’un retour d’Alain Resnais

Le partage du sensible, Jacques Rancière

La peau fragile du monde, Jean-Luc Nancy

Gravité quantique, des physiciens tuent le temps, Carlo Rovelli

Entrée de l’oeuvre dans la collection des objets de l’Artothèque

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