Les zèbres : ces enfants à haut potentiel

- temps de lecture approximatif de 2 minutes 2 min - par scorroyer

Quand le nom d'un équidé désigne des personnes aux grandes capacités...

Le terme « zèbre » est apparu au début des années 2000 pour désigner, comme les mots précoce ou surdoué, des enfants aux capacités « hors normes ». Ces enfants ont un fonctionnement intellectuel différent des autres, une intelligence intuitive, comme nous l’explique Béatrice Millêtre, psychologue.

On les appelle « zèbres », car ils ont en commun avec ces animaux une faculté à se fondre dans l’environnement, grâce à leurs rayures, marques des blessures reçues dans leur vie, comme l’explique la psychologue Jeanne Siaud-Facchin dans l’article « Enfant précoce : le mal-être des enfants zèbres » sur le site « doctissimo.fr ». La psychologue ajoute  que le zèbre « est le seul équidé que l’Homme n’a pas réussi à dompter », avec un côté sauvage qui caractérise aussi ces enfants.

Une différence pas toujours facile à vivre

Dans son livre « Je suis un zèbre », Tiana, surdouée diagnostiquée à l’adolescence, nous explique le profond mal-être qu’elle a ressenti, fait de beaucoup d’angoisses et d’insomnies, troubles qu’elle évoque dans un article du Figaro santé. Elle apprend à parler au même âge que ces camarades, mais « parle tout de suite très bien », sa pensée emprunte néanmoins des chemins sinueux, et elle étonne son entourage par des préoccupations différentes de celles des autres enfants de son âge.

Des signes distinctifs

Les enfants zèbres ont généralement un développement intellectuel et affectif différent des autres. En effet, leur intelligence est souvent « qualitativement différente », avec un quotient intellectuel supérieur ou égal à 130. Ils ont souvent des centres d’intérêts différents des autres, et se posent de nombreuses questions existentielles (sur l’univers, le sens de la vie, de la mort..). De plus, ils sont souvent hypersensibles au niveau émotionnel.

Être zèbre, cela signifie donc vivre les choses de façon intense et parfois spéciale, au risque de se retrouver isolé, durant l’enfance ou l’adolescence, une période où l’on souhaite souvent « être dans la norme ».

La psychologue Audrey Akoun fait elle-même parti des 2% de la population considérés comme surdoués.

Dans son livre « Vive les zatypiques », elle évoque notamment les difficultés que peuvent rencontrer les enfants zèbres à l’école à cause de leur différence : « Dans un système scolaire qui favorise la force et diabolise la sensibilité, ils s’essoufflent et se découragent. »

D’où la nécessité de consulter un spécialiste, comme l’évoque docteur Braconnier, pédopsychiatre, qui oriente certains patients vers des confrères spécialisés dans la « douance », afin de mieux reconnaître les décalages dont ils souffrent.

Après son diagnostic, la jeune Tania a ressenti un soulagement : « Je me suis sentie rapidement à ma place. (…) Ce sentiment étrange d’appartenir à un groupe, de rentrer dans une norme, me procurait un grand sentiment de soulagement ».

Ce sentiment a été partagé par d’autres personnes diagnostiquées « zèbres » durant leur enfance ou plus tard.  Ce ressenti est bien présenté dans le film « Dans la tête d’un zèbre » dont vous pouvez visionner un extrait ici.

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