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Trashmonk – Mona Lisa Overdrive (1999)

- temps de lecture approximatif de 1 minutes 1 min - Modifié le 01/10/2020 par pj

La mélancolie s'est tout particulièrement insinuée dans la production discographique indie rock en 1999 comme en témoigne notamment Mona Lisa Overdrive.

Sorti sur le label Creation, c’est l’unique album de Trashmonk, projet solitaire de Nick Laird-Clowes fondateur du trio de sophisti-pop The Dream Academy, équivalent londonien du Prefab Sprout de Paddy McAloon, le temps de trois albums de 1985 à 1990.

Soit un univers romantique et pastoral assez éloigné de Trashmonk et de ce Mona Lisa Overdrive, œuvre à part. Un cyber-folk paisiblement ambitieux que Nick Laird-Clowes décrivait ainsi à l’époque : “Ça fait des années que je travaille la matière de ces chansons avec mon sampler. Comme je ne fais jamais de photo, j’enregistre à la place des bruits dont je me sers pour créer ensuite des textures que je mêle ensuite à mes compositions folk […] Pour ce disque, je voulais quelque chose d’assez brut, sans doute en réaction à ce que j’étais dans les eighties.”

Le ton est triste, le son est beau. Un songwriting proche de celui d’Elliott Smith, auquel on pense inévitablement (Amaryllis, Inner Brownstone Symphony), ou de Nick Drake (Sapphire). Le disque évoque aussi Lennon-Ono (idoles de NLC) et le psychédélisme de Jason-Spaceman-Pierce avec Spiritualized (Polygamy, High Times, N.W.O.) – des collages sonores et des effets habillent aussi l’album, discrètement, ou plus amplement comme sur le morceau d’ouverture A Girl I Used To Know ou encore All Change et Dying Day.

Entre douceur et amertume, un objet sonore dense et peu identifiable, humble formellement et grand par l’attachement qu’on peut lui porter lorsqu’on le connait, Mona Lisa Overdrive est l’un de ces disques qui ne s’impose jamais vraiment et pourtant s’accroche durablement.

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One thought on “Trashmonk – Mona Lisa Overdrive (1999)”

  1. Red dit :

    À écouter en lisant le roman du même nom, Mona Lisa Overdrive (traduit en « Mona Lisa s’éclate » par Jean Bonnefoy), écrit par William Gibson, père du cyberpunk, en 1988.

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