A redécouvrir

The Inner Space : Agilok & Blubbo (1968)

- temps de lecture approximatif de 1 minutes 1 min - Modifié le 01/07/2016 par La COGIP

Quelques mots sur le film Agilok & Blubbo, plus connu pour sa B.O. elle-même assez peu connue : il s'agit d'un long métrage réalisé en 1968 par l'allemand Peter F. Schneider, et nous fermons la parenthèse.

 

Inner Space rassemble Jaki Liebezeit, Irmin Schmidt, Holger Czukay et Michael Karoli, avant qu’ils se renomment The Can en 1969, puis simplement Can et qu’ils deviennent le meilleur groupe du monde de tous les temps (y compris le futur). Et ils pratiquaient déjà un excellent rock psychédélique d’avant-garde, très inspiré. Plus pop que Can cependant, et peut-être plus accessible pour ceux que des morceaux dépassant 6 minutes dissuadent.

On plonge avec ces instrumentaux dans un univers étrange et onirique, dont on comprend aisément qu’il séduise le cinéma. L’usage entêtant de “Mother sky” (qu’ils composeront quelques années plus tard) dans le film Deep End de Jerzy Skolimowski est une belle preuve de ce talent de composition déjà à l’oeuvre ici : une musique ouverte et hypnotique, entre expérimentation savante et efficacité.

Bien qu’accompagnant un film mineur, la bande originale d’Agilok & Blubbo est l’excellent début discographique d’un groupe majeur, d’une grande modernité encore aujourd’hui.

A écouter avec sa petite sœur, la bande originale de Kamasutra (1969) d’Irmin Schmidt & Inner Space. Les deux extraits qui suivent sont chantés, deux fois ne sont pas coutume pour Can, par de belles voix féminines.

The Inner Space : Kamerasong (Agilok & Blubbo, 1968), avec au chant Rosemarie Heinikel (aka Rosy-Rosy)

The Inner Space : I’m hiding my nightingale (Kamasutra, 1969), avec Margareta Juvan au chant.

Voir dans le catalogue

Partager cet article

Poster un commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.