A redécouvrir

Soft Cell "Non-stop erotic cabaret" (1981)

- temps de lecture approximatif de 1 minutes 1 min - Modifié le 01/07/2016 par La COGIP

L'avez-vous constaté, le retour en force des 80's dans la musique ces dernières années a fait bouger les lignes de notre tolérance à ce que l'on cataloguait un peu vite comme dépassé ou ringard.

Certains ont toujours gardé le cap, leur respectabilité et leurs fans avec, comme Depeche Mode. D’autres comme le non moins british duo Soft Cell, n’ont pas aussi bien vieilli (enfin je le croyais, et vous ?), et écopé de la triste étiquette délavée de groupe pour bacs à soldes. Ils restent cependant bien considérés dans le petit monde électro notamment grâce à leur reprise de ‘Tainted Love’ (surtout dans sa version longue, expérimentale et futuriste).

Alors, démodés en vrai ou seulement dans ma tête ? Peu importe, leur premier album “Non-stop erotic cabaret” (1981) est un sans faute. Le chant maniéré de Marc Almond est ici parfaitement en valeur, dans un bel écrin electro-pop minimaliste (enfin tout est relatif). Quelques touches de ce qu’on pourrait appeler kitsch colorent cet album mais toujours dans les limites du raisonnable. Le tube interstellaire ‘Tainted love’ (de Gloria Jones à l’origine) fait partie de ces morceaux tellement entendus qu’ils en perdent presque leur musicalité et deviennent fades, mais l’entendre à nouveau en contexte, entouré de titres à la même sonorité et du même niveau mélodique est très rafraichissant. Surenchère deuxième degré, sucreries electro pop, il y a plus d’humour que de pose dans ce cabaret érotique, et surtout une évidence mélodique à rendre jaloux tout honnête compositeur pop.

https://www.youtube.com/watch?v=WILZCcKkfw4

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