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Ouch ! Records, le label qui ne connaît pas la crise

- temps de lecture approximatif de 2 minutes 2 min - Modifié le 04/09/2020 par Alfons Col

Rien ne ressemble aux autres labels chez Ouch ! Records. Mené tambour battant par le saxophoniste et hyperactif Lionel Martin, les sorties et activités du label s’accroissent de jour en jour au gré de ses idées foisonnantes. Fondé en 2016 le label a une devise « no borders » et 100 % vinyls.

ouch ! records
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No borders pour exprimer la passion de son fondateur pour tous les genres musicaux quelqu’en soient leurs lieux de production. Ainsi on retrouve sur le label des enregistrements de jazz, de musique africaine traditionnelle, de punk ou de musique classique !

Un format, le vinyle, assumé comme celui des mélomanes et collectionneurs de musique avec des tirages à 500 exemplaires, permet à cette précieuse collection de devenir un label de référence pour les diggers en à peine 4 ans d’existence.

D’abord attaché à rééditer ses propres productions – notamment le premier album d’Ukandanz (ethio-jazz), son duo avec le pianiste Mario Stantchev en hommage à Louis Moreau Gottschalk ou encore l’hommage aux Stooges avec son groupe Bunktilt, Lionel Martin édite aussi diverses productions issues de son engouement à partager sa grande culture musicale.

Ainsi le label réédite – en vinyle donc – « Ellington on the air » de l’illustre Louis Sclavis mais aussi un album du groupe new-yorkais Endangered Blood ainsi que 100 % Guinée forestière, anthologie d’enregistrements de terrain en Guinée Conakry.

Le confinement et l’impossibilité de sortir de nouvelles productions ni de concevoir les concerts qui les promeuvent, n’entame pas sa détermination. Lionel Martin ouvre une chaine Youtube avec tout ce qui constitue l’univers du saxophoniste. C’est plus d’une soixantaine d’enregistrements vidéos extraits de live, interviews, témoignages qui accroissent la visibilité du label sur la toile.

Plus encore comme les concerts en public ne sont toujours pas possible, il enregistre une fois par mois un concert dans son grenier où un musicien de son choix est invité à improviser. Ces solos insolents ont déjà vu passer le claviériste Fred Escoffier, le guitariste Nicolas Guay ou dernièrement le clarinettiste Louis Sclavis et bientôt le guitariste Nguyên Lê.

 

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