A redécouvrir

Millions now living will never die (1996) / Tortoise

- temps de lecture approximatif de 1 minutes 1 min - par La COGIP

Le deuxième album du groupe de Chicago est une pierre importante de l'édifice nommé depuis 1994 : post-rock.

Tortoise
Tortoise

Entre minimalisme et grands espaces, l’univers de Tortoise se déplie de toute part sur cet album matrice du post-rock. Comme chez Talk Talk ou Slint, on explose la structure rock classique, et on prend le temps de planter le décor. Ici entièrement instrumental, avec des guitares amples, des percussions hybrides, entre glitch et marimbas, des claviers répétitifs… Une sobriété ambitieuse de premier de la classe, qui parvient à éviter la grandiloquence. La liberté narrative des morceaux nous emmène dans des territoires proches de la musique de film façon Morriccone, parfois du film noir (« Along the banks »). L’ampleur des mouvements rappelle aussi le travail de Steve Reich (« Djed »), les rythmes motoriques évoquent Neu! (« Djed » encore), certains morceaux sont plus proches du jazz rock et de ce qu’on appellera le math rock (« The taut and tame »)…

Assez name droppé, car Tortoise a su se créer un univers à lui, souvent virtuose, toujours aventureux.

 

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