La Syrie – Musique et musiciens

- temps de lecture approximatif de 18 minutes 18 min - Modifié le 06/06/2016 par Département Musique

Et si nous nous penchions sur les traditions musicales de la Syrie et sur les musiciens qui aujourd'hui nous permettent d'écouter et de découvrir ces musiques ? La Syrie est au cœur du monde arabe. La culture musicale arabo-irano-turque est dominante, mais il existe aussi des traditions chrétiennes, et les communautés juive et kurde sont également présentes .

Présentation extraite de l’article Syrie du dictionnaire Larousse de la musique :

« La Syrie est un haut lieu de tradition musicale au Moyen-Orient. La musique en Syrie fut enrichie par les cultures voisines et imprégnée par la musique grecque. Antioche au début de l’ère chrétienne influence les rites byzantins, syriaques et chaldéens-nestoriens. Avec la culture musicale dominante arabo-irano-turque, ces traditions chrétiennes ont accentué leur caractère oriental. »
« La Syrie connaît l’arabisation et l’islamisation, qui vont progressivement dominer sa culture musicale, et jusqu’à aujourd’hui dans la musique religieuse avec des rites comme le mawlid, la danse du sama ou les cérémonies de dhikr. »
« La Syrie conserve une activité musicale intense, renforcée au Xe siècle lorsque Alep devient la capitale du royaume de l’émir Saîf al-Dawla, mécène qui recueille le plus illustre savant musicologue de l’Islam médiéval, Fârâbî (auteur du fondamental Kitâb al-mûsîqî al-kabîr / Grand Livre de la musique). »
« A partir du XIVe siècle le classicisme arabe musical, symbolisé par l’art musico-poétique du muwachchah « andalou », semble se réfugier en Syrie et plus particulièrement à Alep. »
« La vitalité musicale syrienne lui permet de réintroduire le muwachchah en Égypte à partir du XVIIe siècle. »
« Plus tard les vedettes du chant oriental en solo se recommandant des traditions arabes ont connu un succès croissant en Syrie et au Proche-Orient. »

L’héritage passé est toujours vivant, nous allons le voir dans les enregistrements et concerts .

Par sa complexité la musique arabe traditionnelle est parfois difficile d’accès. Voici quelques références de livres à consulter pour mieux la connaître.

Quelques articles et livres sur la musique arabe.

- La perfection des connaissances musicales = Kitab kamal adab al-gina : traduction et commentaire d’un traité de musique arabe du XIe siècle. Le traité de Al Hasan Al-Katib trad.Amnon Shiloah (Paul Geuthner, 1973)
- La musique dans le monde de l’islam : une étude socio-culturelle/ / Amnon Shiloah ; trad. Christian Poché (Fayard, 2002)

- Musiques du monde arabe de Christian poché (IMA) : un cd livre

- Damas : miroir brisé d’un Orient arabe / sous la dir. d’Anne-Marie Bianquis. (Autrement, 1993)
Dans cette revue, un article à lire : “Luths, luthistes et luthiers. Place de la musique et du ‘ud en particulier dans la culture damascène / N. Allao, A M Bianquis. Avec l’interview d’un joueur de oud (“awwad”), Ilyad Haimour.
L’article aborde aussi de façon simple ce qu’est la wasla et l’ensemble instrumental traditionnel, le takht, formé de quatre instruments le qanun, le ‘ud, le nay (flûte ) et le daff (percussion).”

- Musiques du monde arabe et musulman bibliographie et discographie / Christian Poché / Jean Lambert (Paul Geuthner, 2000).
Même si les références sont antérieures à l’année 2000, les pages 127 à 133 , bibliographie et discographie sont précieuses.
- Maqamworld
Un site pour comprendre le maqam, ou mode musical défini par les intervalles entre les notes de la gamme choisie pour une wasla, suite vocale et instrumentale. (Le répertoire de la wasla comprend 22 waslat nommées selon le maqam correspondant (maqam ayyati, sikah, rast …))
- Traditional arabic Music
- Classical arabic music

Enregistrements et concerts nous permettent de connaître les différentes traditions musicales de la Syrie.

Approche générale des traditions musicales de la Syrie à travers des concerts et des enregistrements

Sommaire
Musique de l’église syriaque orthodoxe d’Alep
Rituels islamiques – Chant soufi
Musique instrumentale et chants d’amour
Les vedettes du chant oriental

Musique de l’église syriaque orthodoxe d’Alep

Nous trouvons une bonne introduction à la musique de l’Eglise syriaque orthodoxe d’Alep, musique vocale dont la langue liturgique est le syriaque, dans la présentation d’un concert qui eut lieu à la maison des cultures du monde en 2003.

La Maison des cultures du monde propose des concerts et des enregistrements sous le label Inédit.
Chérif Khaznadar, metteur en scène et poète, né en Syrie a fondé en 1982, la Maison des Cultures du Monde qu’il préside aujourd’hui.
Histoire et missions de la MCM

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- Église syriaque orthodoxe d’Alep par l’Ensemble Qawqawya, direction, Nouri Iskandar.
« La communauté d’Alep, très importante, relève de la tradition syriaque occidentale…Le chant syriaque est fondé sur huit modes ecclésiastiques ou qinto dont la structure modale est caractérisée par une forme improvisée unique, qui s’est transmise oralement depuis le IVe siècle ….
Le répertoire, extrêmement riche, comprend des psaumes, des cantiques de louanges, des prières, des suppliques, des litanies, etc. qui furent composés par les saints et les Pères de l’Église depuis le IVe siècle. À cela s’ajoute l’improvisation vocale en solo, pour les chants de louanges, les litanies, etc…
L’ensemble Qawqawya composé de jeunes chanteurs et chanteuses laïcs dont plusieurs sont des membres des églises syriaques orthodoxes d’Alep, est dirigé par Nouri Iskandar.
Musicologue, compositeur et directeur du Conservatoire arabe de musique d’Alep, Nouri Iskandar travaille depuis plus de trente ans sur le chant syriaque et a publié pour le compte du patriarcat d’Alep les transcriptions musicales de tout le corpus de cette tradition religieuse. »

- Syrie : Eglise syriaque orthodoxe d’Antioche : chants liturgiques du Carême et du Vendredi Saint, également dirigé par Nouri Iskandar (1996).
Voir la présentation avec un aperçu sonore de quelques plages et le livret téléchargeable.

- Eglise syrienne orthodoxe : liturgie d’Antioche (Unesco 1992)

Rituels islamiques – Chant soufi

Comme écrit précédemment l’arabisation et l’islamisation vont progressivement dominer le culture musicale en Syrie, et jusqu’à aujourd’hui dans la musique religieuse avec des rites comme le mawlid, la danse du sama ou les cérémonies de dhikr.

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- Chant soufi de Syrie : Dhikr qâdirî khâlwatî de la Zawiya Hilaliya, Alep / 1er chantre Muhammad Hakim (Inédit 2007)
« Alep, cœur de la musique arabe. C’est là que beaucoup de chanteurs venaient du Caire, de Damas, de Beyrouth, pour chanter devant les maîtres de la musique et du chant.
Muhammad Hakim est né dans cette ville qui a vu des maîtres et compositeurs se succéder et continuer à créer en enrichissant ce patrimoine, au cours du XXe siècle, comme Bakri al Kurdi, Omar al Batsh ou même Sabri Mudallal.
On ne peut pas échapper à la musique quand on naît à Alep, et les alépins sont réputés pour leur passion pour le tarab….
Le dhikr consiste en la répétition incessante du Nom suprême, Allah.Tout au long des différentes phases qui constituent la cérémonie, les formules scandées forment un socle sonore impressionnant sur lequel viennent se superposer les chants d’invocation et de louanges du munshîd, le chantre Muhammad Hakim ; » (extraits de la présentation du concert )
« Le soufisme est la mystique de l’islam, la voie qui conduit vers le cœur de la foi et l’anéantissement du fidèle en Dieu. La méthode pour y parvenir est le dhikr, cérémonie au cours de laquelle les fidèles parviennent à l’extase en invoquant Dieu, le prophète et les saints soufis.
Fondée en 1680 à Alep, la Zâwiya Hilaliya appartient à la branche Khâlwati de la confrérie Qâdiriyya née au XIe siècle. » (extrait de la présentation du CD)

- Syrie : Rituel Islamique Zikr à Alep / Confrérie Rifa’iyya d’Alep (Auvidis UNESCO, 1989)
- Muezzins d’Alep : Chants religieux de l’Islam : Syrie (Ocora, 1992)
- La voie de l’extase : Syrie / Noureddine Khourshid et les derviches de Damas, voix, choeurs et percussions (IMA, 2004)

Hassan Affar

- Suites d’Alep (IMA, 2009)
« Haffar : le nom de cet hymnode d’Alep signifie en arabe “celui qui creuse” et renvoie à la tradition mystique (creuser, fouiller les esprits).
Muezzin à la Grande Mosquée d’Alep, Hassan Haffar est né dans cette ville en 1943. Il devient alors le disciple des hymnodes Bakri Kurdi, Sabri Moudallal, Omar Derbi et Abd Al-Ra’ouf Hallaq, et s’imprègne des traditions de la confrérie soufie Mawlawiyya et de l’oeuvre de son fondateur, le poète mystique Jalaleddin Rumi.
Il est devenu l’un des grands maîtres alépins de la qasida, l’improvisation sur des poèmes classiques, et des muwashshahat, ces délicieux chants strophiques.
Musique exaltée, promesse de bonheur et de salut, loin de toute déploration mélancolique, ses concerts sont autant de célébrations ferventes du rituel soufi, le dhikr.
Illustrant un islam de tolérance, de tendresse, ouvert à l’art, Hassan Haffar interprète également des chants d’amour profane, montrant ainsi un autre visage de la tradition classique d’Alep, l’une des dernières encore vraiment vivantes dans le monde arabe. » (d’après Bernard Moussali.)

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L’Ensemble Al Kindi
« L’Ensemble Al-Kindî, fondé en 1983 par le virtuose français de la cythare arabe (qânûn) Julien Jâlal Eddine Weiss, est considéré comme l’un des meilleurs ensembles de musique classique arabe pour la qualité de son interprétation et la rigueur de son travail sur les traditions musicales classiques du Proche et du Moyen Orient. »
Grand défenseur de la tradition Julien Jâlal Eddine Weiss a donné de nombreux concerts , notamment au “Festival de Fès”.
Il est aussi venu à Lyon au Festival de Fourvière en 2013.
Malheureusement nous n’aurons plus la chance d’aller le voir et l’entendre. Julien Weiss est mort au début de cette année.
Voir l’article dans Spectacles et musiques du monde. (Accès à quelques vidéos).
Emission spéciale hommage sur RFI qui nous permet d’entendre quelques interview de Julien Weiss.
Le Samedi 28 Mars 2015 à 14h au Babel Med Music à Marseille, L’académie Charles Cros a rendu Hommage à Julien Jâlal Eddine Weiss

Le voici dans le répertoire de chants soufis.

- Derviches tourneurs de Damas / avec le Sheikh Hamza Shakkûr (Le Chant du Monde, 2011)

- Takasim et Sufi chants from Damaskus / avec Hamza Shakkur ( Network, 1994)

- Transe Soufie d’Alep = Aleppian Sufi Transe / avec le Sheikh Habboush (Le chant du monde 2003)

- Une interview de Julien Weiss

 

AL- KINDI Live in Festival Arabesques 2014 par musiquesdumonde


Sabri Moudallal
Sabri Mudallal est aujourd’hui un des dépositaires les plus fameux de la tradition musicale syrienne aussi bien religieuse que profane.

- Syrie : Wasla d’Alep (Inédit 1988)

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Sabri Mudallal

La tradition classique d’Alep par l’un de ses derniers grands maîtres. Une Wasla interprétée dan le maqam nahawand.
La Wasla est une suite musicale de la musique savante. Wasla signifie “qui relie” “liaison”.
Elle commence par une ouverture instrumentale (bachraf ou samaï) suivie de compositions vocales, muwashshah, dôr et qasîda et d’improvisations instrumentales (taqsîm) et vocales (layalî).
Une wasla laisse une place importante à l’improvisation et à l’exploration du mode (maqam) en fonction de l’humeur et de l’émotion du moment.

Ce style ne semble plus pratiqué qu’en Syrie. Il existe en Syrie un répertoire de 22 waslat qui portent le nom du maqam correspondant.
Le muwashshah est une chanson à strophes et à refrain, véritable poème chanté. Muwashshah veut dire “enjolivé” “ornementé”. Née en Andalousie, près de Cordoue au IXe siècle, c’est une des formes vocales les plus importantes de la tradition arabe qui atteint la perfection à l’école syrienne d’Alep.
Soumis aux règles sévères de la métrique arabe, le Muwashshah syrien est aujourd’hui très différent de sa contrepartie maghrébine perpétuée dans la nouba arabo-andalouse.

- Chants d’Alep ( Harmonia Mundi, 2000)
- Chants sacrés et profanes de Syrie (Blue Silver, 1994)

Musique instrumentale et chants d’amour

 

Julien Jâlal Eddine Weiss

- L’art sublime du ghazal poèmes d’amour au Bimaristan d’Alep ( Al Sũr, 1994)
On retrouve Julien Weiss au qanun

- Le salon de musique d’Alep : Syrie : l’art du chant classique arabe (Chant du Monde, 1998).
Avec l’ensemble Al Kindi.

Adîb AL-Dâyikh
- L’amour courtois : Syrie / Adîb AL-Dâyikh (IMA, 2002)

Ibrahim Keivo

- Syrie : Ibrahim Keivo : chants de la Djézireh (Inédit 2010)
Ibrahim Keivo est issu de la communauté syriaque d’Al-Jazira en Syrie. Il est l’héritier de la grande diversité ethnique et religieuse de sa région
Présentation d’un concert et enregistrement à écouter

 

Muhammad Qadri Dalal
- Maqamat insolites (Inédit)
Luthiste, il est l’auteur de plusieurs ouvrages en arabe : Le chant religieux à Alep, Trois siècles de chant à Alep, Les maîtres du tarab d’Alep

Waed Bouhassoun chanteuse et oudiste.

- La voix de l’amour (IMA, 2008)

- L’âme du luth (Buda Records, 2014)

Waed Bouhassoun fait partie d’un ensemble de musique classique arabe du Conservatoire de Damas composé exclusivement de femmes. Elle y joue du ‘ud.
Elle est présente dans l’enregistrement de “Orient-Occident II :Hommage à la Syrie” direction Jordi Savall

Ghada Shbeir
- Passion : chants syriaques (Jade, 2008)

Abed Azrié
Abed Azrié est un compositeur français, né à Alep en Syrie, auteur d’une vingtaine d’albums, de plusieurs musiques de films et plusieurs livres dont une traduction de l’épopée de Gilgamesh (en français).
Discographie

Khaled Aljaramani

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Il est né en Syrie, et vit à Lyon. Formé par des maitres du oud tels que Mounir Bachir et Nassir Chamma, il suit une carrière internationale depuis 2005.
Il poursuit des projets artistiques en solo
- Exil (2014)
- Althar (IMA, 2011)

Et en duo, notamment avec le guitariste Serge Teyssot-Gay ancien guitariste du groupe de rock français Noir Désir avec lequel il élabore le projet Interzone. Leur dernier album,
- Waiting for spring“, a été décrit comme une chronique de l’exil du musicien syrien. Le duo a déclaré à ce propos : « Notre musique est une réaction à ce qui se passe en Syrie (…). Avec Interzone, on cherche les angles morts, on fait naître la vie là où on croit qu’elle est rompue ».

Il forme avec son frère Mohanad Aljaramani, percussions et chant et Raphaël Vuillard, clarinettes, le trio Babasalam « De cette ville d’Alep au parfum magique, nous avons emprunté le nom d’une de ses portes : Bab Assalam (la porte de la paix) »
Leur disque voici un extrait
Khaled Aljaramani a donné un concert le samedi 24 janvier 2015 Salon de musiques avec Noma Omran, et Mohanad Aljaramani

Noma Omran
Elle est née en Syrie, et vit à Paris.
Cantatrice et compositrice, spécialiste du Maqâm oriental araméen et syriaque, elle se produit régulièrement sur les scènes internationales
Elle est la voix fil conducteur du documentaire sur la Syrie Eau argentée, Syrie autoportrait.
« Noma Omran, la compositrice et interprète a construit le film avec nous. Nous avons vraiment travaillé ensemble : j’ai bâti le rythme du film à partir de sa voix. Elle est à la fois un personnage et une collaboratrice du film »

Les vedettes du chant oriental

Un ouvrage de référence pour la période 1906-1960 :
- Anthologie de la musique arabe 1906-1960./ Ahmed et Mohamed Elhabie Hachlef (Publisud 1993))
P 121 à 138 pages sur la musique syro-libanaise. Articles et discographie d’enregistrements anciens.
“Pour la musique la Syrie et le Liban continuent de former un seul pays. Les frontières politiques instaurées après la seconde guerre mondiale n’empêchent pas la musique classique de fleurir dans les deux pays.”

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- Les premiers chanteurs des “Bilad al-sham (AMAR, 2014).
Quatre disques permettant d’écouter des enregistrements du début du XXème siécle. Musiques oubliées
Un document précieux aussi pour les textes de présentation du livret, nous éclairant sur la musique à cette époque et comportant un glossaire.
Arab Music Archiving and Research (AMAR) exhume les parties oubliées du patrimoine musical arabe enregistré sur 78 tours.
Bilad al-sham était le nom donné à l’époque ottomane aux régions : Syrie, Liban, Palestine, (plus tard appelé le proche orient) . Dans les années quarante eurent lieu les découpages territoriaux arbitraires en quatre pays (avec la Jordanie).
Damas était alors la capitale de cette région, mais d’autres villes avaient un rôle important comme Alep, Jérusalem, Jaffa.
« Au XVIIIe siècle, Alep et Damas étaient des points de passage du commerce vers l’Iran et l’Inde., et de grands centres administratifs. La musique profane était influencée par le soufisme ».
Il y eu des théoriciens damascains, et le répertoire savant d’Alep se constitua.
« Un rapprochement eut lieu entre l’Egypte et des minorités chrétiennes syro-libanaises, ce qui eut des répercussions sur la musique. Ces deux régions s’influencèrent alors mutuellement, notamment à travers ce qu’il est convenu d’appeler la renaissance arabe, nahda, Les origines de telle ou telle forme ou pratique musicale sont difficiles à distinguer.

Chanteurs et chanteuses :

Farîd al-Atrach, un oudiste virtuose qui, bien qu’ayant vécu en Égypte et au Liban, était d’origine syrienne (ainsi que sa sœur Asmahan, musicienne et actrice elle aussi).

Sabah Fakhrî, originaire d’Alep, a fait apprécier à l’ensemble du monde arabe des genres traditionnels
- Mawawil & Mouwachahat ( Duniaphon, 1994)
- Ya teira tiri (Duniaphon, 1990)

George Wassouf
- Kalam Ennas (1994)

Dans la variété on parle aussi de Hussein Al Deek qui « caracole en tête des charts aujourd’hui, c’est parce qu’il a su perpétrer la tradition musicale syrienne. Il fait partie de ces artistes qui renouent avec la musicalité ambiante qui jadis survolait les fêtes populaires de l’Orient à l’Occident »

et aussi le roi de la pop syrienne : Omar Souleyman
- une vidéo
- Disques sous le label sublime frequencies : “Dabke 2020”, “Highway to Hassake” , “Jazeera nights” …

Assala Nasri
Après sa participation en 2010 au festival Mawazine, la chanteuse syrienne Assala Nasri reviendra se produire le samedi 30 mai 2015 sur la scène Nahda à Rabat.

Lena Chamamyan née en Syrie, éduquée en Syrie, résidante de Damas et… aujourd’hui à Paris

Quelques manifestations et concerts

- En mars 2015 à l’Opéra de lyon
Mohanad Aljaramani, riqq accompagnait, avec Fadhel Messaoudi, oud , Iyad Haimour, qanun et Fawaz Baker, contrebasse la grande voix d’Alep HAMAM KHAIRI
Hamam Al Khalaf, connu sous le nom de Hamam Khairy est né en 1966 dans la ville d’Alep,

- Dans la région lyonnaise à signaler l’ensemble Ougarit et leur spectacle « passeport syrien »

- Festival Layalina 2015 Nos nuits syriennes
Le Festival Layalina, qui signifie « nos nuits » en arabe, s’est tenu à Genève en février 2015 un focus sur la Syrie. Trois concerts dont celui de La chanteuse syrienne Manal Samaan a offert au public genevois l’opportunité rare de découvrir les plus belles chansons traditionnelles de la Syrie.
Le concert d’Interzone, et le oud d’Animar Barjkli, musicien syrien réfugié en Suisse.

- Global Week for Syria
Du 18 au 22 avril 2015, plus de 200 musiciens, artistes, philosophes et intellectuels européens, américains et moyen orientaux ont participé à l’initiative Global Week for Syria , événement multi culturel et multi-disciplinaire en faveur de la paix et de la réconciliation en Syrie.
un article
Le facebook de Global Week for Syria

Quelques pages facebook qui peuvent se révéler intéressantes (sur le strict plan musical)

Syrianmusiclives
(qui nous a permis ainsi de découvrir Itar Shameh

Underground syrianmusic
“the underground Syrian musical works written and performed by Syrians.”

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