Jello Biafra with D.O.A. – Last scream of the missing neighbors

- temps de lecture approximatif de 2 minutes 2 min - Modifié le 01/07/2016 par FGrignoux


C’est un des premiers disques compacts mis en silo (magasin) à la Bibliothèque. Pourtant, il avait tout pour devenir mythique : seul disque studio issu de la collaboration entre le premier groupe punk à avoir officialisé le terme hardcore (dans le titre d’un LP de 1981, précisément Hardcore 81), D.O.A. (on peut se reporter à cette page de Wikipedia en anglais pour connaître les multiples sens et références contenues dans ce nom de groupe), et le non moins mythique ancien chanteur des Dead Kennedys, Jello Biafra, activiste de gauche, un des leaders du parti vert américain. Si l’on ajoute que le disque comprend une des meilleures reprises du premier hymne écologique rock, le fameux We gotta get out of this place créé par les Animals en 1965, on ne comprend pas pourquoi il n’est pas parmi les plus empruntés des bibliothèques lyonnaises.

C’est la rencontre de musiciens qui se connaissent bien, aussi complices politiquement que musicalement. Certes, c’est un album de maturité. Certains puristes pourraient trouver le rythme plus proche de la musique planante que du punk, et la longueur du dernier morceau plus digne du prog rock que du hardcore. Ignorez les ! C’est un vrai disque de rock, engagé, puissant et qui, avec le recul des années provoque beaucoup plus de plaisir et trouve beaucoup plus de sens que des rythmiques plus frénétiques. On est certes plus proche du garage que du punk, et le grunge se laisse entrevoir – on est à Vancouver, pas très loin de Seattle, en 1988 – mais on est aussi face à un de ces disques qui resteront d’actualité tant que le capitalisme aura le dessus sur les préoccupations écologiques et prolétariennes, et tant que des amateurs de musique qui déménage auront quelque chose entre les oreilles.

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