Anthony Braxton "For alto" (1969)

- temps de lecture approximatif de 1 minutes 1 min - Modifié le 01/07/2016 par FGrignoux



A tout juste 24 ans, le saxophoniste alto Anthony Braxton rentre dans l’histoire de la musique et du jazz en particulier, en enregistrant le premier album de saxophone solo. Enregistré à Chicago en 1969, “For alto” (son deuxième album) s’inscrit complètement dans l’esprit du Free jazz naissant aux Etats-Unis. Membre de l’AACM de Chicago fondé par le pianiste Richard Muhal Abrams, Anthony Braxton est au centre d’une révolution qui mêle les nouvelles lois du free jazz (improvisation, absence de mélodie…) aux formes de la musique contemporaine (atonalité) et une certaine radicalité politique. Edité pour la première fois en 1971 sous forme de deux LP aux climats distincts, l’album est jugé révolutionnaire. Sur un total de 73 minutes, Braxton alterne rage et douceur, expérimentation, liberté et furie. Chaque morceau est un hommage rendu à un de ces proches (musicaux ou non) allant de John Cage -avec qui il partage l’écriture de sa musique sous forme mathématique- à Cecil Taylor. C’est de ce double héritage entre musique savante et jazz dont il est question ici, de complexité et de liberté : ce que plus tard l’Art Ensemble of Chicago nommera « Great Black Music ». Bien sûr l’écoute de ce disque n’est pas aisée mais elle ne peut laisser indifférent. Apprécié par les adeptes du free jazz autant que par les passionnés de musique contemporaine, ce disque mettra aussi une claque monumentale à tous les autres, même 40 ans après.

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