Comprendre les différents courants du féminisme

Le féminisme ou des féminismes? 1/2

Un tour d’horizon des différentes positions féministes existantes

- temps de lecture approximatif de 21 minutes 21 min - Modifié le 12/10/2021 par Anne Heilaud

Les mouvements féministes contemporains se réclament tous de la lutte pour l'égalité entre femmes et hommes. Mais tous ne sont pas d'accords pour autant sur les moyens d'y parvenir, notamment en raison de différentes positions quant aux causes et origines de la domination masculine. Comment comprendre la pluralité de points de vue et de positionnements dans l’histoire du féminisme ? Petit tour d’horizon des courants et sous-courants pour y voir plus clair.

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Couverture de l'ouvrage "Ne nous liberez pas on s'en charge, une histoire des feminismes de 1789 à nos jours", de Bibia Pavard, Florence Rochefort et Michelle Zancarini-Fournel

N.B. : L’article suivant a pour objectif de donner à voir et d’expliciter les différentes idées et théories qui ont traversé et traversent encore les mouvements féministes. Il ne prétend ni à l’exhaustivité, ni à l’exactitude vis-à-vis de l’histoire de la constitution de ces idées à travers les luttes, et ne saurait rendre compte de la trajectoire complexe et dynamique des groupes pluriels qui y ont participé.

Histoire du féminisme, Michèle Riot-Sarcey

L’histoire de l’émergence progressive des idées féministes est longue et complexe. Alors que le mot « féminisme » serait selon certaines sources inventé au début du XIXe siècle par l’écrivain Charles Fourrier, il faudra attendre 1882 pour qu’il soit revendiqué par la militante suffragiste Hubertine Auclert afin de désigner explicitement la lutte pour l’égalité entre femmes et hommes.

La première acception recensée de l’usage du terme « féministe » est, elle, attribuée à Alexandre Dumas fils qui en faisait une utilisation péjorative, laissant ainsi penser que le terme commençait à se répandre dans le langage courant pour désigner (et déprécier) celles qui militaient pour les droits des femmes.

Cependant, celles-ci n’ont pas attendu que la terminologie soit établie pour revendiquer l’égalité.

 

Le féminisme libéral : à l’origine des luttes féministes, le combat pour l’égalité des droits

Les balbutiements du combat féministe à l’époque moderne sont mêlés à l’histoire de la Révolution française, aux combats républicains tout au long du XIXe siècle et à l’instauration puis l’application progressive des droits de l’homme.

Dans le sillage de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, l’écrivaine révolutionnaire Olympe de Gouges rédige en 1791 la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne afin de mettre en lumière l’exclusion des femmes des droits dits universels. Elle revendique notamment l’égale participation des femmes à la vie publique et politique. Prenant aux mots l’égalitarisme républicain, elle déclare par exemple :

« La femme a le droit de monter à l’échafaud ; elle doit avoir également celui de monter à la tribune ». Olympe de Gouges

Bande-dessinée sur la vie d’Olympe de Gouges, Catel & Boquet

Olympe de Gouges sera guillotinée en 1793 pour avoir soutenu les Girondins et critiqué Robespierre.

Un an plus tôt, la philosophe britannique Mary Wollstonecraft publiait sa Défense des droits de la femme dans lequel elle argumentait notamment contre l’idée que l’éducation des femmes devait se limiter à l’enseignement de la vie domestique.

Tout au long du XIXe siècle et au début du XXe siècle, des femmes se regroupent pour revendiquer les mêmes droits que ceux des hommes : droits civiques d’abord, avec notamment le mouvement des suffragettes au Royaume-Uni, mais également droit de travailler sans l’autorisation du mari et de toucher directement un salaire. Les féministes se battent alors pour conquérir des libertés et notamment obtenir un statut qui leur confère une indépendance par rapport au cadre juridique du mariage qui, à partir du code Napoléon, les subordonne explicitement aux hommes.

La voix des femmes : Olympe de Gouges, Hubertine Auclert, Marguerite Durand, Madeleine Pelletier : la citoyenneté politique des femmes en France

 

Le terme « féminisme libéral » désigne les revendications féministes liées au statut moral, juridique et politique des femmes. Ce n’est que depuis quelques décennies qu’on qualifie ces luttes pour les droits et les libertés de féminisme « libéral » afin de le spécifier, et pour le distinguer d’idées et de démarches militantes ultérieures : en effet, bien que, dans leur grande majorité, les mouvements féministes considèrent la question des droits et des libertés comme cruciale, certains courants estiment par ailleurs que se limiter à la question législative et juridique est illusoire pour parvenir à une égalité concrète, et que la subordination des femmes doit faire l’objet d’une lutte sociale d’une autre nature.

Aujourd’hui, le terme « féminisme libéral » peut parfois être utilisé de façon péjorative : il désigne dans ce cas un féminisme qui ne prendrait pas le problème de l’oppression des femmes à sa racine et se limiterait à une stratégie réformiste. Bien qu’on rencontre à l’occasion cette utilisation dépréciative, le féminisme libéral n’est pas à confondre avec le « féminisme washing » qui consiste, de la part d’une institution publique ou privée, à afficher son attachement pour l’égalité sans mettre en place de réelles mesures pour y parvenir.

Le féminisme libéral n’est pas non plus identique à ce qui est parfois appelé « féminisme d’Etat » pour désigner les groupes ou associations féministes qui travaillent directement avec les institutions publiques afin de combattre le sexisme, notamment les discriminations et les violences faites aux femmes.

Enfin, on parle aussi parfois de féminisme « universaliste » lorsqu’il s’agit de le définir comme un combat qui cherche à atteindre l’égalité entre femmes et hommes indépendamment des différences entre les femmes elles-mêmes et pour l’opposer au féminisme intersectionnel.

Le féminisme radical : à partir des années 1970, le constat d’un abîme entre les droits et les faits

C’est précisément à partir du constat de la persistance des inégalités malgré l’obtention de droits et de libertés politiques que des mouvements féministes dits « radicaux » vont se constituer à partir des années 1960. Dans le sillage des révolutions culturelles de 1968, la seconde vague féministe, terme qui désigne les mobilisations historiques de cette époque, est marquée par deux aspects : d’un côté, un combat accru et médiatisé pour les droits reproductifs (contraception, IVG), de l’autre, des mobilisations qui cherchent à montrer que, au-delà de l’égalité formelle, existent de profondes différences entre les conditions d’existence des femmes et des hommes, qui ne se résorberont pas toutes seules.

Pour la plupart des militantes féministes des années 1960 et 1970, la subordination des femmes trouve son origine dans la famille, considérée comme la racine des inégalités et le moteur de leur asservissement : parce que celles-ci sont cantonnées à une fonction reproductrice, c’est-à-dire à un rôle de mère et de femme au foyer, c’est d’abord en remettant en cause la structure familiale qu’il sera possible pour les femmes de se libérer. On parle de féminisme « radical » parce que ces militantes veulent prendre la domination des femmes à sa racine, en contestant le rôle social qui leur est assigné.

De même que l’expression « féminisme libéral », « féminisme radical » est un terme parapluie : il englobe l’ensemble des positions féministes qui affirment que les inégalités entre femmes et hommes :

  • ne se réduisent pas à une question de différence de droits et de statuts ;
  • proviennent d’une structure sociale, politique et économique de domination des hommes sur les femmes : le patriarcat.

Les féministes dites radicales contestent donc un ordre social qui leur confère un rôle subordonné et s’incarne dans les institutions, les normes, les pratiques. Elles considèrent que le combat pour l’égalité suppose, mais va cependant bien au-delà, des revendications juridiques : leurs mobilisations passent par l’occupation d’espaces publics, les manifestations dans la rue et la mise en lumière, par différents moyens, de l’oppression dont elles font l’objet.

Parce qu’elles considèrent que les inégalités proviennent du patriarcat, structure globale et systémique de domination des hommes sur les femmes, elles veulent alors se libérer elles-mêmes (comme l’exprime le célèbre slogan féministe « Ne nous libérez-pas, on s’en charge ! ») et utilisent souvent les espaces non-mixtes afin de mettre en commun leur expérience de l’oppression et de prendre ainsi conscience de sa nature et de son ampleur.

En France, on utilise peu le terme générique de féminisme radical car celui-ci s’incarne surtout dans la position plus spécifique du féminisme matérialiste (voir plus bas). Il est davantage utilisé aux Etats-Unis et désigne alors l’ensemble des idées et mouvements féministes qui, à partir des années 1960, dénoncent l’existence d’une structure sociale patriarcale. Ses principales représentantes outre-Atlantique sont Catherine MacKinnon, Andrea Dworkin, Ti-Grace Atkinson ou encore Shulamith Firestone.

Actuellement, le terme de féminisme radical continue de désigner pêle-mêle les différents courants féministes qui luttent contre le patriarcat. Ces derniers ne sont alors pas toujours sur la même ligne politique (voir plus loin).

 

Au MLF, trois tendances distinctes qui feront date

A partir de la fin des années 1960, lors de la seconde vague féministe, se constitue en France le Mouvement de Libération des Femmes (MLF) sur le modèle du Women’s Lib américain, apparu à la même époque. Le MLF se fait d’abord connaître par le dépôt, le 26 août 1970 sous l’arc de triomphe à Paris, d’une gerbe de fleurs qui rend hommage à celle qui, selon les banderoles de la dizaine de militantes présentes, est encore « plus inconnu[e] que le soldat inconnu, sa femme ». Les actions retentissantes du MLF, ainsi que les combats de ses militantes pour le droit à l’IVG, ponctueront toutes les années 1970.

Au sein de ce mouvement cependant, des divergences d’opinions et de positionnements politiques apparaissent rapidement : se forment alors trois courants distincts, parfois appelés « tendances », qui feront date dans l’histoire théorique du féminisme.

La première est représentée par le groupe « Psychanalyse et politique » (ou « Psychépo ») qui, comme son nom l’indique, s’est constituée idéologiquement à partir des théories psychanalytiques. Elle propose, en souscrivant à l’existence de deux référents symboliques fixes dans l’histoire (« l’homme » et « la femme » ; « le masculin » et « le féminin »), de revaloriser les valeurs féminines qui seraient, selon cette théorie, refoulées dans une société où le masculin est la norme hégémonique. Les tenantes de cette position considèrent donc que l’objectif du féminisme doit être de célébrer et de développer partout un principe féminin habituellement étouffé dans les sociétés. Il s’agit d’un féminisme différentialiste. Les figures les plus connues de ce courant en France sont la militante Antoinette Fouque au MLF, et sa maison d’édition « Des femmes » ; les théoriciennes et écrivaines Luce Irigaray, Hélène Cixous ou encore Julia Kristeva. Il faut également noter que les militantes du groupe originellement appelé « Politique et psychanalyse » ont rapidement rejeté le terme de féminisme. Aujourd’hui, leurs idées subsistent surtout dans certains milieux littéraires.

 

Cette vidéo issue de la chaîne YouTube de vulgarisation scientifique « Game of Hearth » explicite la différence entre les positions matérialiste et différentialiste dans le féminisme.

 

Cette position s’est formée, au sein du MLF, en opposition à celles des groupes de féministes radicales qui se nommaient « révolutionnaires ». Or, ceux-ci se sont par la suite scindés en deux autres courants : d’un côté, la tendance dite « lutte des classe », de l’autre, la tendance « matérialiste ».

Dans la mesure où le MLF est fondé par de nombreuses militantes issues, ou influencées par, les mouvements politiques marxiste (très prégnants dans les années 1960), ces tendances ont toutes deux une grille de lecture politique marxiste et se revendiquent donc « féministes révolutionnaires ». Elles considèrent que la société est de fait divisée en différents groupes sociaux, les classes sociales, qui se constituent à partir de la place des individu-es dans les rapports de production. Selon cette analyse politique, certains groupes sont dominés par d’autres groupes en raison du partage économique des ressources et des richesses. Cependant,

  • alors que la tendance « lutte des classes » du MLF considère que la subordination des femmes découle en grande partie de cette domination économique et que la lutte féministe peut donc se fondre dans les luttes ouvrières et sociales traditionnelles ;
  • la tendance « matérialiste » estime qu’il existe une domination spécifique des femmes par le patriarcat (le pouvoir masculin), et qu’une lutte féministe autonome doit être menée. La tendance féministe matérialiste au sein du MLF revendique donc l’indépendance des combats féministes vis-à-vis des groupes et organisations marxistes.

La tendance féministe matérialiste a produit par la suite un courant d’idées spécifiques au contexte féministe français. En effet, alors qu’on retrouve l’équivalent de la tendance lutte des classes aux Etats-Unis avec le mouvement Bread and Roses (du pain et des roses), et un courant différentialiste-essentialiste américain nommé cultural feminism, le féminisme matérialiste est une théorisation spécifique et originale issue de l’histoire du MLF.

Il faut également noter que le terme de « cultural feminism » est une étiquette utilisée par celles qui, aux Etats-Unis, se sont opposées à ces idées afin d’en dénoncer l’essentialisme (c’est-à-dire l’attribution aux femmes et aux hommes de caractéristiques innées et stables).

 

Féminisme matérialiste vs. théories de la reproduction sociale

Si la « tendance » féministe matérialiste s’est originellement développée en France au sein du MLF et s’est rapidement exprimée dans les journaux et les articles emblématiques de l’époque (le fameux numéro spécial de la revue Partisans « Féminisme, année zéro » ou encore l’article fondateur de Christine Delphy, « L’ennemi principal »), il faudra attendre plusieurs années pour que le courant formellement appelé « féminisme matérialiste français » constitue un corpus de textes perçu comme unifié, notamment grâce à la revue Questions Féministes (aujourd’hui Nouvelles Questions Féministes depuis la scission du collectif en 1981).

Ces textes et leurs idées sont marqués par deux caractéristiques : la participation de ses théoriciennes à la recherche en sociologie et en anthropologie ; leur adhésion à ce qu’on appelle un constructivisme social, c’est-à-dire l’idée que l’existence des individu-es est fortement marquée, sinon déterminée, par les groupes sociaux auxquels ils appartiennent.

Le féminisme matérialiste français est un constructivisme social radical : à partir de l’idée originellement développée par Simone de Beauvoir (« On ne naît pas femme, on le devient »), il considère que les catégories « homme » et « femme » sont des constructions culturelles et idéologiques forgées par l’organisation de la société, et qui évoluent donc avec l’histoire. L’idée centrale est que la bipartition sociale en deux sexes surdétermine l’existence, y compris dans sa dimension biologique, des individu-es : la « nature » des corps sexués est au moins en partie produite par le social. Il s’agit d’une idée contre-intuitive qui, pour cette raison, a fait l’objet de vives réactions. Le féminisme matérialiste est opposé au naturalisme, c’est-à-dire à l’idée qu’il existe une nature anhistorique et inaltérable de la différence sexuée.

Ces propositions théoriques ayant soulevé un grand nombre de questions et d’oppositions politiques (par exemple, les détracteurs d’une supposée « théorie du genre »), il est alors possible de s’interroger : ce courant du féminisme ignore-t-il la réalité des corps, consiste-t-il en une négation de la biologie ? Pour obtenir des éléments de réponses et d’analyses, vous pouvez visionner la vidéo ci-dessous.

 

Une des figures les plus connues du féminisme matérialiste, Christine Delphy, forge le concept de « classes de sexe » sur le modèle du concept marxiste de classes sociales : pour elle, existe une exploitation de la classe des femmes par la classe des hommes. Ainsi, si les femmes sont l’objet d’une subordination politique et sociale, c’est pour que leur travail soit extorqué gratuitement dans la famille : c’est ce qu’elle appelle l’exploitation domestique. Le féminisme matérialiste considère donc que la différence entre femmes et hommes est une idéologie qui cache surtout une hiérarchisation.

Les autres théoriciennes du féminisme matérialiste français (par exemple, Monique Wittig, Colette Guillaumin ou encore Nicole-Claude Mathieu) se concentreront sur d’autres aspects de la domination des femmes : l’oppression sous forme de coercitions et de violences, l’importance des institutions pour reproduire la structure sociale ou encore la contrainte des normes de genre qui constituent les hommes et les femmes en deux catégories distinctes, et imposent l’hétérosexualité comme seul modèle conjugal acceptable.

Cette dernière idée est élaborée par Monique Wittig, une romancière et théoricienne lesbienne dont les propositions ont aussi inspiré le féminisme queer en posant les jalons d’une déconstruction radicale de l’hétéronormativité dans l’ouvrage La pensée straight (voir la seconde partie de cet article pour comprendre ce qu’est le féminisme queer).

A la même époque, des théoriciennes féministes marxistes du monde anglo-saxon proposeront une analyse similaire mais qui se démarque du féminisme matérialiste français sur plusieurs aspects : on les appelle les théoriciennes de la reproduction sociale, ou encore du travail reproductif.

Elles ont également dénoncé l’existence d’une exploitation domestique dans la famille, notamment à travers le mouvement « wages for housework » qui, entre 1972 et 1977, réclame un salaire pour les femmes qui effectuent le travail domestique. Cependant, elles estiment que l’exploitation des femmes dans la sphère privée doit être reliée à celle qui se déroule dans la sphère publique. Pour elles, les femmes sont assignées à des travaux qui sont dévalorisés et sous-payés dans le cadre professionnel lorsqu’ils ne sont pas rendus gratuits dans le foyer : il s’agit du travail dit « reproductif », c’est-à-dire le travail qui permet la reproduction de la force de travail des individu-es. Celui-ci inclut le travail ménager (et recouvre également le travail ménagé salarié) parmi l’ensemble des métiers et travaux du care (le soin et le souci d’autrui), c’est-à-dire ceux qui permettent aux individu-es de vivre au quotidien et en bonne santé : le travail procréatif, éducatif, les métiers de la santé physique et mentale, le travail social, etc. Ce travail, invisible et peu considéré dans nos sociétés, est pour les théoriciennes de la reproduction sociale le soubassement sur lequel s’appuie le capitalisme pour fonctionner.

Ces penseuses considèrent donc que l’exploitation domestique est un maillon du système capitaliste. Les principales autrices de ces théories, historiquement, sont : Selma James, Mariarosa Dalla Costa, Lise Vogel ou encore Silvia Federici. Aujourd’hui, ces idées sont représentées par des théoriciennes féministes comme Nancy Fraser, Tihti Bhattacharya, Cinzia Arruzza ou encore, en France, la militante Aurore Kœchlin.

Ainsi, à l’instar de ce qui opposait la tendance « féministe matérialiste » à la tendance « lutte des classes » au MLF, la différence entre le féminisme matérialiste français et les théories de la reproduction sociale réside dans une question stratégique : si, pour les secondes, lutter contre l’exploitation capitaliste peut aller de pair avec le combat féministe ; pour les premières, une lutte autonome de toutes les femmes contre le patriarcat doit être menée.

 

Aurore Koechlin sera présente le mardi 2 novembre à la Bibliothèque de la Part-Dieu pour une conférence introductive sur l’histoire des courants théoriques du féminisme, dans le cadre de l’évènement « A corps et à cris » organisé par la bibliothèque municipale de Lyon.

 

On voit alors comment différentes idées féministes dans les années 1970, bien qu’opposées sur certains points, considèrent souvent la question du travail des femmes comme centrale dans le combat pour l’égalité et contre le patriarcat. Elles soulignent ainsi la nécessité de relier l’oppression des femmes à ses effets économiques.

Cependant, à partir de la fin des années 1970 et du début des années 1980, d’autres dissensions et débats majeurs vont faire leur apparition dans les mouvements féministes, cette fois concernant la question du lien entre sexualité et violence.

Le féminisme ou des féminismes? 2/2

 

Vous êtes perdu-e ? Visualisez une cartographie des différents courants d’idées dans le féminisme.

Cet article fait parti du dossier Féministes tant qu’il le faudra !.

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