Filin
Melissa ALDANA
lu, vu, entendu par Eric - le 09/06/2026
Ballades cubaines au saxophone jazz
Il est habituel dans la carrière d’un jazzman de livrer un album de Ballades. Et de Stan Getz à Enrico Pieranunzi ou bien encore Michael Brecker, Stanley Turrentine, et John Coltrane, nombreux sont ceux qui ont réalisés de tels enregistrements. Certains musiciens se sont même spécialisés dans ce style délicat et romantique, ainsi de Chet Baker, Ben Webster, Frank Morgan… Pour son huitième album intitulé Filin, la saxophoniste chilienne Melissa Aldana propose sa version latino. La musicienne reprend pour cela des standards cubains à la mode tendre.
Le titre de l’album Filin est un mot cubain inspiré du mot anglais Feeling. Il définit un genre musical à la mode dans l’ile dans les années 40’, 50’ et 60’. Ce genre mêle les rythmes cubains aux standards de Jazz issus des Etats-Unis. C’est semble-t-il le pianiste cubain Gonzalo Rubalcaba, ici derrière le piano et aux arrangements, qui incita Melissa Aldana à s’attaquer à ce catalogue de standards caribéens. Son jeu tout en douceur et son instrument s’adapte parfaitement à ces reprises. Car depuis Coleman Hawkins, le saxophone semble être l’instrument roi pour interpréter des ballades. Melissa Aldana habituellement plus directe, joue ici parfaitement de ce registre. Elle susurre et instaure une ambiance tendre et romantique.
Melissa Aldana nait à Santiago du Chili en 1988 dans une famille de jazzmen. Son père était également professeur de saxophone.
Voir dans le catalogue de la BML
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