L’art ukrainien ou la “révolution permanente”

Les racines de l'art contemporain ukrainien, 1880-1989

- temps de lecture approximatif de 18 minutes 18 min - Modifié le 22/04/2022 par Elodie G.

"Par sa fonction même, l'artiste est le témoin de la liberté, et c'est une justification qu'il lui arrive de payer cher. Par sa fonction même, il est engagé dans la plus inextricable épaisseur de l'histoire, celle où étouffe la chair même de l'homme". Camus dans "Le Témoin de la liberté", 1948

Une révolution permanente [Livre] : l
Une révolution permanente [Livre] : l'art ukrainien contemporain et ses racines, 1880-2020 / Alisa Lozhkina ; traduit du russe par Igor Sokologorsky

Introduction
Le début du modernisme (1880-1917)
La révolution ukrainienne et la renaissance rouge (1917-1930)
Le stalinisme et le culte de la personnalité (1930-1953)
Les dernières années de l’URSS (1953-1989)
Conclusion
Pour aller plus loin…

Introduction

En ces temps troublés, lisons ou relisons l’œuvre camusienne qui met en perspective la révolte et l’art dans Le témoin de la liberté ou encore L’homme révolté . C’est ce que j’ai entrepris de faire alors que débutait la guerre en Ukraine.

Ce pays, dans lequel l’art contemporain est un des plus vivants du continent européen, vit des situations de révoltes et de révolutions depuis plusieurs années, de la révolution bolchévique jusqu’à l’invasion russe aujourd’hui en passant par la révolution orange de 2004 et celle de Maïdan de 2014.

Dans Une Révolution permanente : l’art ukrainien contemporain et ses racines, 1880-2020 édité en 2020, l’autrice Alisa Lozhkina offre pour la première fois une immersion richement illustrée dans l’histoire de l’art ukrainien, comme le souligne la préface d’Igor Sokologorsky.

“Ce livre n’a pas d’antécédent : avant sa publication conjointe à Kiev et à Paris, il n’existait aucune présentation synthétique de l’art ukrainien moderne et contemporain. […] Cet écrit est un livre à thèse. Il vise à prouver qu’il existe un art spécifiquement ukrainien”

Afin de pourvoir éclairer l’art contemporain ukrainien, il  faut donc l’inscrire, comme le fait Alisa Lozhkina, dans son histoire si particulière et remonter au moins jusqu’au tournant des XIXe et XXe siècles.

Ce voyage furtif dans le passé de l’art ukrainien, de 1880 jusqu’à la chute de l’URSS,  n’est bien sûr pas exhaustif mais une invitation je l’espère, pour vous lecteurs, à aller plus loin…

Le début du modernisme (1880-1917)

Au début du XXe siècle, malgré la division de l’Ukraine entre deux empires (l’empire russe et l’empire austro-hongrois), le modernisme pénètre l’art ukrainien et coïncide avec l’éveil d’une conscience nationale chez des artistes aux orientations les plus diverses.

Le mouvement des Ambulants devient important dans la zone de l’Ukraine faisant partie de l’Empire russe. Rejetant l’élitisme, ce mouvement tente d’adapter un langage artistique traditionnel aux préoccupations sociales du siècle révolutionnaire à venir.

Ilia Répine, né dans la région de Kharkov et membre actif de ce mouvement, devient un peintre très connu et une figure clé dans l’émergence de l’art ukrainien. Il consacre en effet une série d’œuvres à des sujets concernant l’Ukraine, dont la plus célèbre Les cosaques zaporogues écrivant une lettre au sultan turc (1889-1896).

Ilia Répine. Les cosaques zaporogues écrivant une lettre au sultan turc (1889-1896). Wikimedia Commons.

Ce grand tableau historique devient l’une des œuvres iconiques de la thématique nationale et joue un rôle dans la naissance d’une peinture de genre consacrée à l’histoire ukrainienne, dont on trouve des échos dans l’esthétique de la protestation de l’Ukraine contemporaine indépendante.

Un autre peintre réaliste de la fin du XIXe siècle, l’Ambulant Nikolaï Pimonenko, favorise l’apparition d’une école ukrainienne par ses références à la vie quotidienne, ses couleurs vives et sa représentation sentimentale du peuple ukrainien. 

La Sécession viennoise est également une grande source d’inspiration pour les artistes de l’Art nouveau ukrainien comme Mikhaïl Jouk, connu pour son grand dessin Le blanc et le noir dont le héros est Pavel Tytchina, célèbre poète ukrainien de la première moitié du XXe siècle. On retrouve dans cette œuvre les éléments stylistiques propres à Jouk : les motifs végétaux,  la dimension décorative et une sensibilité poétique symboliste.

Fedor Kritchevski devient le Klimt tardif de l’art ukrainien, en élaborant un style artistique national qui conjugue dimension monumentale, décorative et son amour pour les motifs nationaux.

Fedor Kritchevski. La mariée (1910). Wikimedia Commons.

On doit à son frère aîné, Vassili Fritchevski, la blason de la République populaire ukrainienne.

Alexandr Mourachko. Les marchandes de fleurs (1917). Wikimedia Commons.

Alexandr Mourachko, quant à lui,  développe un style propre qui joint à la palette des sécessionnistes, l’élégance parisienne et des éléments nationaux.

Parallèlement à la Sécession, des éléments impressionnistes et postimpressionnistes apparaissent chez des artistes tels que Fedor Kritchevski et Alexandr Mourachko.

L’attention va se porter sur Paris dans les années 1910, à l’instar de l’odessite Sonia Terk, plus connue sous le nom de Sonia Delaunay, qui s’installe à Paris en 1907 et obtient une reconnaissance internationale.

“Sonia Delaunay est difficile à qualifier tant elle expérimente ses recherches plastiques dans de multiples domaines dès les années 1910. Avec Robert Delaunay, le couple d’artistes s’engage dans le simultanisme – une voie lumineuse qu’elle poursuivra et réinventera seule après le décès de son mari”. France culture, diffusé le 21/09/2019

Vladimir Bourliouk. Portrait de Velimir Khlebnikov (1913). Wikimedia Commons.

Apparaissent des tendances plus radicales dont l’objectif est de transformer l’art et le monde. C’est alors l’ère des -ismes : le fauvisme, et bientôt un mouvement révolutionnaire le futurisme. C’est à cette époque que Velimir Khlebnikov invente le terme “aveniristes” pour désigner les poètes et artistes formant l’association futuriste Gileia, dont le chef de file est David Bourliouk.

Alexandra Exter. Conception de costumes pour une femme dans une jupe avec vertugadin (1924). Wikimedia Commons.

Alexandra Exter, qui est au cœur de la vie artistique de Kiev à cette époque, voyage beaucoup en Europe et fait la connaissance de Picasso et d’Apollinaire. En Italie, elle se rapproche des futuristes. Son studio devient alors le centre de diffusion des idées nouvelles. Cette avant garde ukrainienne puise également son inspiration dans une riche tradition de l’art populaire.

Alexandra Exter. Komposition (1918). Wikimedia Commons.

En effet les modernistes ukrainiens s’intéressent aux œuvres d’artistes de la culture populaire et à l’héritage des peuples non européens. Les coopératives des années 1910 dans le village de Verbovka font revivre des techniques anciennes de broderies. Anna Sobatchko-Chostak passera ainsi maître dans les arts décoratifs et appliqués et unira dans son œuvre langage avant-gardiste et tradition populaire.

Vladimir Izdebski, artiste et sculpteur, joue, quant à lui, un rôle de catalyseur à Odessa pour que l’art se radicalise. Formé à Munich où il rencontre Kandinski et Iavlenski, il organise deux salons en 1909 et 1911 qui sont un tournant dans la diffusion de l’art radical et marquent pour beaucoup d’artistes leur première rencontre avec l’art contemporain.

En 1917, Pavel Kajoun prend part aux combats en faveur de l’indépendance de l’Ukraine et devient en 1931 co-fondateur de l’association des Artistes ukrainiens indépendants. La création de celle-ci coïncidant avec la révolution, la majorité de leurs œuvres furent perdues dans le chaos d’alors.

La révolution ukrainienne et la renaissance rouge (1917-1930)

A la fin de l’année 1917, la création de la République populaire ukrainienne est un jalon important dans la vie culturelle du pays.  Une de ses figures centrales est le dessinateur Georgui Narbout’ qui devient l’auteur de la première monnaie ukrainienne et le fondateur d’une nouvelle identité graphique ukrainienne.

“Timbres-poste, billets de banque, affiches : dans les années 1910, cet artiste oublié a créé une imagerie moderne spécifique à l’Ukraine, pour s’affirmer comme nation nouvellement indépendante de l’empire russe”. France culture, le 06 mars 2022, par Alexis Magnaval

Série de timbres postaux ukrainiens de 1918 dessinés par Georgui Narbout’. Wikimedia Commons.

Un projet de création d’une académie ukrainienne des Beaux-Arts est porté par le nouvel état pour soutenir la tradition culturelle nationale mais le projet ne peut aboutir du fait de l’instabilité politique. Cependant les bases d’une école artistique ukrainienne sont fondées et regroupent des artistes aux conceptions très diverses : Alexandr Mourachko, Mikhaïl Boïtchouk, Georgui Narout’…

Alexandr Mourachko. Autoportrait. Wikimedia Commons.

En 1919, l’un de ses fondateurs, Alexandr Mourachko, considéré comme le meilleur peintre de Kiev d’avant la révolution est fusillé devant sa maison, sans que l’on sache à qui imputer le meurtre. Il devient le symbole des tensions et dissensions idéologiques qui règnent alors.

Durant ces années de guerre, apparaissent une pléiade de jeunes artistes appelés les boïtchoukistes, du nom du sculpteur Mickaïl Boitchouk, qui fit la synthèse entre les courants les plus avancés de l’art européen du début du XXe et le monumentalisme religieux archaïque. En 1936, Mickaïl Boitchouk est accusé d’espionnage et assassiné. La quasi totalité des œuvres monumentales de son école est détruite.

Apparaît également le phénomène de l’avant-garde juive qui est une page importante de l’histoire de l’art ukrainien. La création à Kiev de la Kultur Liga permet de soutenir la culture yiddish et fédère des artistes juifs de Kiev comme Mark Epstein, Abram Manevitch ou encore Issakhar-Ber Rybak.

Citons les noms de deux figures artistiques de première importance qui prirent une part très active au développement de l’art de leur temps :

Alexandr Bogomazov. Aiguisage descies (1927). Wikimedia Commons.

  • Alexandr Bogomazov, considéré aujourd’hui comme une figure clé de l’avant garde internationale, passant du cubo futurisme au spectralisme et auteur en 1914 de La peinture et les éléments.

“L’intérêt pour l’action psychophysiologique exercée sur le spectateur par des masses de couleurs déterminées ainsi que par leurs différentes associations est partagé à cette époque par Viktor Palmov et Kazimir Malevitch. Mais Bogomazov atteint dans ce domaine un niveau de virtuosité sans égal.” Alisa Lozhkina dans Une Révolution permanente : l’art ukrainien contemporain et ses racines, 1880-2020

  • Vassili Ermilov, artiste constructiviste ayant exercé une influence importante sur le développement du design et sur celui de l’art figuratif ukrainien. Sa revue est fermée et accusée de décadence en 1929.

    Vassili Ermilov, maquette pour la revue L’avant-garde (1929). Wikimedia Commons.

Viktor Palmov. Le pouvoir aux soviet ! (1927). https://arthive.com/

A partir de 1921, le projet communiste oriente l’existence de l’Ukraine et annonce la mort de l’art en tant que survivance d’un passé bourgeois. La qualité la plus importante de l’art est désormais de se mettre au service de la société nouvelle.

L’Ukraine subit ensuite dans les années 30 la tragédie des répressions staliniennes responsables de la mort d’un grand nombre d’acteurs culturels. L’enthousiasme premier et authentique de certains artistes pour l’idéologie rouge finit noyé dans le sang. Cette catastrophe est le sujet de trois tableaux : Les invalides d’Anatoli Petritski, le triptyque La vie de Fedor Kritchevski, Le pouvoir aux soviet ! de Viktor Palmov.

En 1923 est créée l’association des artistes de l’Ukraine rouge prônant un réalisme sans concessions et considérant les expérimentations avant-gardistes comme des “élucubrations néfastes”. Tous les courants avant-gardistes sont alors écrasés et le réalisme socialiste imposé à tous.

Plus du tiers des artistes éliminés durant les années 30 et 40 le sont en Ukraine.

Le stalinisme et le culte de la personnalité (1930-1953)

Le “réalisme socialiste” devient l’unique orientation artistique correcte, soumise de surcroît à une exigence d'”esthétique positive” :

“Une œuvre d’art soviétique nous propose de considérer une réalité qui n’est pas accomplie. Nous avons devant nous un tableau auquel nous devons croire”.
Alisa Lozhkina dans Une Révolution permanente : l’art ukrainien contemporain et ses racines, 1880-2020

Les réalistes socialistes firent un usage massif de la photographie et des cadres cinématographiques à des fins de propagande. Le tableau le plus célèbre du culte de la personnalité est la toile en 1938 d’Alexandr Guerassimov Staline et Vorochilov au Kremlin, exemple typique de dessin copié d’une photographie.

Timbre soviétique figurant Alexandre Guerassimov (1981). Wikimedia Commons.

Avec la seconde guerre mondiale et l’occupation par les allemands de l’Ukraine, le dessin prend son importance pour documenter rapidement la réalité. Ainsi Zinovi Tolkatchev entreprend de documenter en 1944 l’inhumanité du camp de concentration de Maïdanek que les nazis viennent de quitter.

Les répressions de l’Etat soviétique recommencent à la fin de la guerre sous l’égide du combat contre le formalisme, le cosmopolitisme et la “servilité à l’égard de l’occident”. L’œuvre de Vassili Ovtchinnikov Babi Iar montrée en 1946, lors de la première exposition des artistes ukrainiens après la guerre, au musée de l’Art russe à Kiev, fait scandale. On accuse Vassili Ovtchinnikov d’être “l’incarnation du cosmopolitisme et du nationalisme bourgeois”.

Monument à l’effigie de Maria Primatchenko à Yahotyn. Wikimedia Commons.

L’art populaire apparaît alors comme un îlot de liberté artistique et une niche pour les femmes. Les deux représentantes les plus brillantes de cet art en Ukraine sont Ekaterina Bilokour autrice de compositions florales métaphysiques et Maria Primatchenko, grande figure du patrimoine culturel ukrainien. Elles marient les traditions populaires avec les courants esthétiques les plus contemporains de l’avant garde.

Maria Primatchenko et son univers si particulier sont nourris de cette école qui mêle l’art populaire et l’avant-garde. Elle produisit tout un monde de représentations exerçant une influence sur l’art figuratif ukrainien, sur le design, la mode et la culture de masse.

Certaines de ses toiles se trouvent à Ivankiv, dans un musée en partie détruit par les très récentes frappes russes, comme nous le raconte France culture dans ce podcast.

Dans la seconde moitié du XXe siècle, La Transcarpatie (située à l’extrême sud ouest de l’Ukraine) est une école de peinture autonome caractérisée par son goût du plein air, des coloris vifs et l’influence du cézannisme.

Pavel Bedzir est un brillant représentant de cette école, par son univers “qui porte en lui l’énergie des montagnes et de l’antique tradition des molfars, représentants d’un chamanisme local : un univers, libre de tout ethnographisme grossier, animé par les traditions de ces régions dont les racines plongent dans la nuit des temps et ne sont soumises ni aux pouvoirs transitoires, ni aux idéologies d’emprunt”.
Alisa Lozhkina dans Une Révolution permanente : l’art ukrainien contemporain et ses racines, 1880-2020

Les dernières années de l’URSS (1953-1989)

La mort de Staline en 1953 signe le début du Dégel. Se dessinent durant ces années deux univers parallèles : l’art officiel et l’art non officiel avec ses propres valeurs et modes narratifs.

L’expérimentation dans le domaine de l’art abstrait est une des formes que prend l’opposition silencieuse. En Transcarpatie, les formes végétales de Pavel Bedzir s’engagent dans l’espace de la pure abstraction. A Kharkov, Vassili Ermilov continue à réaliser des collages abstraits.

En 1960 se forme à Kiev un cercle intellectuel d’amis et de créateurs représentants de cet “autre art” ukrainien dont font partie les peintres Valeri Lamakh, Grigori Gavrilenko, Vieln Barski ou encore le compositeur Valentin Silvestrov.

Les recherches du bouddhisme zen étaient au cœur des intérêts de ces cercles. Deux fils conducteurs animent ainsi Gavrilenko : l’intérêt pour la philosophie orientale et la figure féminine. Ses madones apparaissent dans les rushes du court métrage de Paradjanovn Les fresques de Kiev (1965), mais les autorités censurèrent le projet l’accusant d’entretenir “un rapport mystique et subjectif envers la réalité”.

Le langage conceptualiste apparu en URSS dans la deuxième partie du XXe siècle témoigne d’une méfiance à l’égard de l’image en réaction au totalitarisme et à la propagande. Ainsi, Vilen’ Barski en vient à rejeter progressivement la peinture qu’il associe aux canons du réalisme socialiste pour réaliser des projets à la frontière de la poésie et des arts visuels.

A Kharkhov, apparaît une école de photographie très sensible aux problèmes sociaux. Ainsi se forma le groupe “le temps” qui avait pour but, par la forme comme par le contenu, de provoquer et d’engager un processus de déconstruction du narratif soviétique.
C’est ce que réalisa, dans ses séries de la première période, Boris Mikhaïlov, chef de file de ce groupe et artiste contemporain ukrainien le plus reconnu dans le monde.

Au début des années 70, Evgeni Pavlov, autre membre actif du groupe, réalise une série révolutionnaire Le violon, l’un des premiers projets incorporant le nu masculin au sein d’une URSS homophobe.
En 1976 le groupe est censuré mais les membres continuèrent à participer à des expositions à titre individuelle jusqu’aux années 90.

Au cours de ces années, l’actionnisme odessite se distingue par son art de la performance. En témoigne l’action que Louri Leiderman et Igor Tchatskin réalisèrent en 1984 “des manières de tuer avec un drapeau”  qui traite de la réalité soviétique, sans pour autant perdre de son actualité.

“En un certain sens, cette performance pourrait être considérée comme l’épigraphe de toute l’histoire moderne de l’Ukraine remplie de querelles et de batailles politiques incessantes”.
Alisa Lozhkina dans Une Révolution permanente : l’art ukrainien contemporain et ses racines, 1880-2020

Conclusion

Au delà des ruptures profondes, la force de l’art ukrainien réside donc dans son regard sans concession sur le passé comme sur la réalité actuelle qu’il tente de comprendre, d’illustrer et de provoquer.

En effet, Les artistes contemporains ukrainiens continuent de questionner ce passé et ce présent, à travers leurs performances. Vous le découvrirez dans l’ouvrage d’Alisa Lozhkina Une Révolution permanente : l’art ukrainien contemporain et ses racines, 1880-2020 et tout particulièrement dans sa deuxième partie, consacrée à la période plus récente de l’histoire de l’art ukrainien.

Citons, comme une invitation à aller plus loin, le nom de l’artiste Maria Koulikovskaïa qui réalise en 2016 son action Radeau Crimée, en descendant le Dniepr sans vivres pour interpeller le monde sur le sort de ceux restés sans domicile à la suite de l’annexion de la Crimée par la Russie.

Pour aller plus loin…

Les livres de la BML

 

 

 

 

 

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