Oeuvres pour piano / Marie Jaëll

- temps de lecture approximatif de 1 minutes 1 min - Modifié le 16/01/2018 par Civodul

Pianiste virtuose et compositrice de talent - à une époque où la femme n'accèdait que très rarement au statut de créatrice - Marie Jaëll (1846-1925) fut également pionnière et innovatrice en matière de pédagogie musicale .

Oeuvres pour piano
Oeuvres pour piano

Le pianiste Alexandre Sorel regroupe dans cet enregistrement de 1997 une vingtaine de pièces de la compositrice alsacienne. Le grand Liszt, dont elle fut disciple, collaboratrice, un temps secrétaire, mais surtout amie ne cachait pas son admiration à son endroit : « un nom d’homme sur votre musique, et elle serait sur tous les pianos ». Compliment de taille pour une artiste qui le valait bien.

Marie Jaëll centra sa vie sur le piano, épousa un pianiste de renom (Alfred Jaëll) mais composa également pour l’orchestre et le répertoire de chambre. Menant une carrière de pianiste virtuose et parcourant l’Europe, elle fut au centre de la vie musicale de son temps, côtoyant César Franck et Camille Saint-Saëns, dont elle fut l’élève. Ces rencontres et proximités musicales apparaissent en filigrane dans ses nombreuses compositions pour le clavier, ici un accent schumannien dans les rythmes saccadés, là une réminiscence de Brahms et partout l’ombre lumineuse de Liszt, tutélaire et magnifique. En dépit de ces influences, il se dégage de son oeuvre  un langage très personnel, dont une caractéristique est la généreuse profusion de motifs mélodiques, c’est peu dire que tout cela chante ! Beaucoup de lyrisme certes, mais le romantisme s’épanche sans mièvrerie et regorge d’énergie et de passion.

Marie Jaëll s’attacha tout particulièrement – jusqu’à abandonner sa carrière de concertiste à son apogée – à l’enseignement et à la transmission. Passionnée de psychologie autant que de physiologie, collaborant avec des médecins, elle s’intéressa de façon approfondie au toucher   dans un contexte pianistique  . Cette femme peu ordinaire, « au cerveau de philosophe et aux doigts d’artiste »,  laisse aux générations suivantes un précieux héritage.

A l’écoute une toccata déferlante :

et une valse nostalgique :

 

 

 

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