Le pouvoir des fleurs

Quelques fleurs en musique

- Modifié le 04/01/2018 par Département Musique

De Ronsard au flower power, de Bourvil à Sidney Béchet ... Voici, au coeur de l'hiver, quelques fleurs éparses en musique, sans queue ni tête. Contre la morosité, contre la gerbe. Un petit moment poétique et musical, à lire et écouter avec des lys et sans arrière-pensées. Et sans trop tarder, parce que les fleurs c'est périssable.

Les-fleurs-aiment-la-musique
Les-fleurs-aiment-la-musique

LA FLEUR COMME METAPHORE

Flower Power

Offrir une fleur à un agent de police pendant une manifestation ou glisser une fleur dans le canon d’un fusil …

La fleur fut  le symbole de l’idéologie non-violente des hippies durant les années 1960 et 1970. Le mouvement fut incarné par des groupes de musique tels Jefferson Airplane ou Grateful Dead.

  • De connotation piétiste, la chanson de Grateful Dead évoque poétiquement le grand bouquet mystique imputrescible, formé par autant de fleurs qu’il y a d’âmes, bouquet que le « Maître » rassemblera un jour …

 

 

  • La rose est également l’emblème évident de la jeunesse [de la femme] . Il serait folie de ne pas jouir, ici et maintenant,  de sa fugace beauté. Guillaume Costeley (1530-1606) brode un contrepoint fleuri sur le superbe – et indémodable – poème de Ronsard :

  • Autre variation moderne sur ce thème éternel de l’instant, évanoui sitôt qu’apparu :

  • Avec quoi laverai-je la fleur de mon visage ? La chanson polyphonique de la Renaissance « Con que la lavare ? »  évoque dans une composition madrigalesque nostalgique quelque mal  mystérieux ou tache indélébile. Cliquer ici pour une autre jolie version, revisitée, abrégée, djeune  et ingénieusement bricolée.

 

 

LE BOUQUET ROMANTIQUE

 

  • Une petite gâterie bollywoodienne : la Reine des fleurs (Phoolon ki rani). La joute amoureuse se passe de commentaires :

Dans la même veine romantico-orientale :

 

  • « Le temps des lilas et le temps des roses est passé, le temps des œillets aussi. » Mélodie du doux regret, composée par Ernest Chauson. Ecouter l’émouvante version, sobre et vibrante, du grand baryton Gérard Souzay :

 

  • Datant de 1926 le tube de Berthe Silva, larmoyant à souhait, n’a rien perdu de sa fraîcheur et de sa beauté (Il apparait ici dans une version facétieusement égayée par Charlie Chaplin) :

 

  • Extrait du film The sound of music (la mélodie du bonheur) une chanson dédiée à la petite fleur des montagnes. Le papa , un peu las, après s’être fait prier un peu, pousse, de sa belle voix virile de baryton, la chansonnette  à sa marmaille fascinée :

 

POUR RIRE

L’insurpassable Bourvil présente à sa bonne amie Marguerite  un bouquet bobbylapointesque :

 

  • Monique la renoncule par un chanteur sans renom et sans recul, qui ne craint pas le ridicule :

 

  • Un duo de slam floral avec Jean Delescluse et Elise Caron, sur texte de Jacques Rebotier

 

QUELQUES FLEURS EN VRAC

 

  • Quand les tournesols se mettent en marche, avec Yoko Ono   :

 

  • Un duo, extrait de l’opéra de Leo Delibes : Lakmé, avec deux voix de l’est somptueuses (et incompréhensibles mais heureusement sous-titrées en français) :

 

 

  • Les Chantefleurs sont un recueil de poésies de Robert Desnos mis en musique par Jean Wiener en 1957. Chaque court poème est consacré à une fleur dans un portrait malicieux et évocateur. Les textes sont joliment illustrés par la musique minimaliste, spirituelle et parfois parodique de Wiéner. Capucine, géranium, bégonia … en une gerbe bigarrée et poétique.

Parmi ce bouquet me revient le souvenir d’une fleur. Une fleur qui me rappelle quelque chose. Mais j’ai oublié.

 

 

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