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Mauvais coûts

Jacky Schwartzmann

La vie c’est rigolo mais ça fait mal.

Perdre dans la même semaine son père qui n’est pas vraiment son père, sa fille qui n’est pas vraiment sa fille et son amour de jeunesse qui n’est pas vraiment son amour de jeunesse, c’est dur. Mais Gaby Aspinall est cadre dans la multinationale Arema, il partage son temps entre l’intimidation de fournisseurs, l’alcool et la rumination de considérations désespérées sur le monde contemporain, dans un monde de N+1, d’objectifs à remplir, de réunions PowerPoint et de rachats d’entreprises – c’est dire s’il a du talent pour souffrir.

Heureusement, il y a l’humour grinçant :« il était en plein là-dedans, le Gressot, avec sa vie comme une longue maladie orpheline. Mais, bordel, qui décide un jour de monter une boîte qui fabrique des rondelles métalliques ? Hein ? « Papa, j’ai pris une grande décision, ça va pas te plaire mais je m’en fous : je me lance dans la rondelle métallique… » 

Et heureusement, il y a l’image :« elle avait le regard si intense qu’elle devait chialer du napalm et elle avait des hanches pas plus larges que deux mains qui tiennent un kebab »

 On regrettera simplement que l’ampleur du roman empêche de l’apprendre par cœur. Bref, si Houellebecq avait un style, il s’appellerait Jacky Schwartzmann.

Voir dans le catalogue de la BML

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