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La nuit des Perséides

Biche

L’ennui, la rêverie sont des activités qui peuvent devenir bénéfiques pour l’esprit, l’imagination, la créativité. C’est ce que démontre, la tête dans les étoiles, Biche sur son premier album « La nuit des Perséides »

Biche, c’est d’abord Alexis Fugain, un homme seul mais néanmoins bien entouré. Un homme qui prend le temps. Un homme qui a compris que ne rien faire pouvait être productif, que la création nécessitait parfois du temps.

Le fils de Michel Fugain a donc mis 6 ans à écrire, laisser maturer et enregistrer ce premier album. Une phrase du titre « L’essor » pourrait d’ailleurs parfaitement résumer la philosophie à l’œuvre ici : « Passer du temps à rien faire mais bien le faire ». Les premiers mots de l’album et du titre « Le déclin »‘ le confirme vite : « Depuis que j’ai l’âge pour perdre mon temps sans relâche, je ne dors plus la nuit« .

Si l’ambiance est à la flânerie, à la rêverie, pas d’amateurisme ou d’à peu près dans cette pop psychédélique chantée en français et aux arrangements soignés et variés qui place Biche dans la droite lignée d’un Bertrand Burgalat et de sa descendance plus ou moins directe (Forever Pavot, Aquaserge,…). Soit un son 60’s cotonneux, feutré souligné par l’utilisation de synthétiseurs vintage (mellotron, philicorda,..), un chant indolent et une section rythmique chaude et nonchalante au service de morceaux tour à tour groovy (« Fugue », « Kepler Kepler »), mélancolique (« L’essor ») ou cinématographique (« Film noir », « Mon morceau préféré »).

L’ éloge de la contemplation sous une pluie d’étoiles filantes.

Voir dans le catalogue de la BML

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