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Archéophonies

Peter Gizzi

« La Poésie, comme la musique, n’est pas juste une chanson », voilà l’épigraphe –citation James Schuyler-choisi par le poète américain Peter Gizzi pour illustrer son nouveau recueil.

Un postulat qui effectivement, ne pouvait pas mieux introduire le travail poétique de Gizzi, entre rythmique, son, structuration et déstructuration du langage.

Le titre, Archéophonies, fait la part belle à l’inspiration première de Gizzi pour écrire ce recueil, soit le premier enregistrement sonore jamais créé, datant de 1860, qui nous laisse entendre la célèbre comptine « au clair de la lune » éprise d’une atmosphère étrange et brumeuse : on ne pouvait penser à un néologisme plus élégant pour évoquer l’origine de la captation sonore.

A cet intérêt pour la langue et son lien à la mélodie s’ajoute une évocation intimiste du poète, sur son rapport à sa vie quotidienne, au monde qui l’entoure ainsi qu’à l’être aimé, dont on ne sait s’il s’agit d’un amour ou bien d’un dialogue avec le père et le frère de ce dernier, tous deux disparus.

La langue, parfois, semble dicter d’elle-même le sens du poème, comme autonome à travers les vers, et le temps lui-aussi, semble se dissoudre dans l’intemporel, où le passé, présent voire futur ne font qu’un lorsqu’on les transpose à l’évidence d’une existence propre.

Une belle découverte poétique, dont on regrettera seulement qu’il n’y ait pas le texte en version originale en regard de sa traduction française.

Voir dans le catalogue de la BML

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