Astronautique

L’astronaute Thomas Pesquet sous les feux de la rampe

Le parrain de la fête de la Science prêt au décollage

- temps de lecture approximatif de 4 minutes 4 min - Modifié le 17/11/2016 par NJB

L’astronaute français Thomas Pesquet est partout dans les médias. Le 15 novembre 2016, il sera le dixième français de l’histoire à s’envoler pour la prochaine mission spatiale Proxima à bord de la fusée russe Soyouz.

Thomas Pesquet
Thomas Pesquet

Les astronautes sont sympas !

Le décollage imminent de Thomas Pesquet est un évènement en France, même si les équipes d’astronautes se succèdent tous les 6 mois pour des vols habités sur la station spatiale internationale. Sympathique, les pieds sur Terre, l’élu de l’ESA (l’agence spatiale européenne) s’exprime avec aisance. Il s’est lancé dans une campagne de communication de grande envergure : presse écrite, radio, télévision, réseaux sociaux, parrainage. Les anecdotes plaisantes ne manquent pas dans cette pléthore d’articles et d’interviews. L’astronaute 2.0 ne compte d’ailleurs pas en rester là : il partagera ses aventures en orbite à 400 km de la Terre sur Twitter et Facebook.

Un recrutement impitoyable : la psychologie fait la différence

Fort en tout mais aussi bon camarade

C’est au prix d’une féroce sélection que le Français a été choisi. Ils étaient 8413 candidats au départ, soit 0.071 % de chance d’en être. Un solide bagage scientifique et des compétences en nombre sont évidemment attendus, ce dont Thomas Pesquet ne manque pas : ingénieur aéronautique, il a été pilote de ligne chez Air France, parle six langues et… joue du saxophone.

Être en excellente santé est aussi un impératif. Le Français est ceinture noire de judo et pratique un entraînement quotidien qui se poursuivra dans l’espace : 2 heures et demi d’exercices à base de musculation et de course à pied.

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Pourtant la différence se fait ailleurs. « Les principaux atouts de Thomas lors de sa sélection étaient sa gentillesse, son empathie et sa capacité à s’exprimer de manière claire et convaincante », comme l’explique un membre du jury de sélection. L’objectif est double : vivre pendant six mois en équipe dans un espace confiné et pouvoir communiquer sur la mission.

Une batterie de tests psychologiques sert enfin à déceler la perle rare. On y trouve des questions comme : « 100 % de chance de vous en tirer en abandonnant votre coéquipier, ou bien 50 % en lui prêtant main forte : que faites-vous ? »  Aucun indice sur la bonne réponse n’a fuité…

On revient de l’espace transformé

Un voyage spatial ne laisse pas indemnes le corps et l’esprit. En apesanteur, les astronautes perdent 10 % de masse osseuse et musculaire pendant une excursion de six mois. D’où l’entraînement sportif à haute dose auquel ils s’astreignent.

L’oreille interne est aussi malmenée. Au retour, les passagers interstellaires ont interdiction de conduire et même de monter des escaliers pendant quelque temps.

Mais c’est aussi philosophiquement que les aventuriers sont bousculés. Thomas Pesquet explique que dans l’espace on « ressent vraiment la fragilité de la Terre ». « C’est le noir total, on voit cette boule bleue. Ce n’est plus seulement une conception intellectuelle ». FDM TV, « Une journée dans la vie d’un spationaute par Thomas Pesquet  » (01 octobre 2016)

Des cobayes pour la science

Les six astronautes ne partent pas seulement pour faire des photos. Nombre d’expériences scientifiques en apesanteur sont prévues. « On est des cobayes pour les expériences de physiologie, de médecine ». Des sorties extra véhiculaires en scaphandre sont également au programme. Pour se préparer, Thomas Pesquet doit apprendre vite. Il s’entraîne au Japon, aux Etats-Unis, au Canada, en Russie et en Allemagne où il vit. Il passe de cours accélérés sur l’anatomie à des stages de survie commando, au cas où le retour ne se passerait pas comme prévu.

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