A redécouvrir

Too Crazy Cowboys / Thick Pigeon (1984)

- temps de lecture approximatif de 2 minutes 2 min - par pj

Sorti sur le désormais légendaire label Factory Records à l’automne 84, le premier et unique album de Thick Pigeon cajole ou déroute, c'est selon ! Notez que Too Crazy Cowboys obtient la note de 2.1 sur Pitchfork, l'un des plus mauvais score du site... Soyez curieux !

too crazy cowboys
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Le duo que forme Miranda Stanton et Carter Burwell nait de la scène art-rock de New York en 1981.

Avant l’album, quelques singles sont édités par Les Disques du Crépuscule en 1982, dont Dog et Subway.

Et puis cet étrange cabinet prend son temps et génère d’autres curiosités – onze morceaux un peu désincarnés sont réunis sous le titre Too Crazy Cowboys donc.

Sur la pochette originale, deux dessins mignons sont enveloppés par le design arty et conceptuel du grand Lawrence Weiner.

Simultanément austère et léger, ce disque souffle modestement le chaud et le froid. Une forme libre grâce à la voix trainante et flexible de Stanton Miranda, chanteuse et bassiste du duo.

Tandis que des contours plus stricts se dessinent sous l’impulsion de Carter Burwell, responsable des ornements délétères et autres effets vocaux ou percussifs.

L’étrangeté nait de ce décalage ténu, sans doute renforcé par la présence et la production d’une moitié de New OrderGillian Gilbert pour les guitares et les claviers, accompagnée de Stephen Morris à la batterie… Mazette !

Certains morceaux sont résolument lugubres quand d’autres résonnent comme de potentiels hits pour dancefloor à l’estampille 80″s comme Hank ou le single bonus Wheels Over Indians Trails.

Une sorte de monotonie, parfois franchement glaciale – Sudan, Db – parfois plus cordiale – Nuns + Soldiers – qui emprunte des pistes similaires à celles tracées par Section 25 ou The Wake.

Alors oui synthétique, forcément synthétique, parce que dans ces années-là voyez-vous…et expérimental à dose mesurée.

Le duo récidive furtivement en 1991 en enregistrant une dizaine de nouveaux titres sous le nom de Miranda Dali avec une pochette signée Jean-Paul Goude.

Un peu plus tard Stanton Miranda tentera une reprise de Love Will Tear Us Apart de Joy Division.

Carter Burwell quant à lui, composera entre autres la musique de la plupart des films des frères Coen.

 

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