Une Fabrique de l'innovation : Rhône-Alpes, terre d'accueil des robots

- temps de lecture approximatif de 29 minutes 29 min - Modifié le 17/06/2016 par FGrignoux

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La Bibliothèque municipale de Lyon programme du 5 novembre 2013 au 1er mars 2014 une série d’évènements qui parlent des révolutions industrielles en Rhône-Alpes à travers les domaines des pôles de compétitivité : le textile (Techtera), la chimie (Axelera), la plasturgie (Plastipolis), l’automobile et les transports (Lyon Urban Trucks and Bus), les biotechnologies (Lyonbiopôle), et l’image-cinéma (Imaginove). Expositions et rencontres sont regroupées sous le label Une Fabrique de l’innovation.

Ils font rêver ou peur mais ne laissent personne indifférent : les robots sont les stars du salon Innorobo 2013, qui se déroule à la Cité internationale du 19 au 21 mars 2013. Apparues dans les années 1960, ces machines intelligentes ont peu à peu pris place dans notre quotidien et sont utilisées dans les secteurs de l’industrie, la défense, la médecine, l’exploration spatiale ou tout simplement les logements. La robotique de service (loisirs, éducation, sécurité, assistance) est dynamique en région Rhône-Alpes. Le territoire a la chance d’être la patrie d’un industriel charismatique incontournable, Bruno Bonnell, qui sait repérer et donner de l’élan à ce secteur économique d’avenir.



Sommaire

1. Bruno Bonnell, un Lyonnais ambassadeur mondial de la robotique

- @ L’aventure d’un lyonnais de génie
- @ Un visionnaire de la robotique très dynamique
- @ Un industriel qui ancre la robotique en Rhône-Alpes

2 Un terreau rhônalpin propice aux robots

- @ Un axe fort en Rhône-Alpes : la robotique de service
- @ Des robots « Made in Grand Lyon »
- @ D’autres innovations en Rhône-Alpes

Pour en savoir plus :




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21. Bruno Bonnell, un Lyonnais ambassadeur mondial de la robotique2

[actu]@ L’aventure d’un lyonnais de génie[actu]

Depuis l’enfance, Bruno Bonnell est passionné par les petites machines que sont les robots. Né à Alger en 1958, il découvre la France à 8 ans : ses parents sont rapatriés d’Algérie et nommés à l’Institut National des Sciences Appliquées, école d’ingénieurs encore en cours de construction à Villeurbanne. A 10 ans, il dessine les plans et conçoit, avec des camarades, son premier robot, comme il le raconte dans « Viva la Robolution » :

« Notre robot sera animé par le moteur électrique récupéré sur une vieille machine à laver repérée dans une benne du chantier et composé de parties en bois à construire. Les bras seront mobiles, directement branchés sur l’axe du moteur. Son objectif est clair : effrayer les oiseaux. » Ce robot voit le jour mais a une courte vie : « Nous installerons notre robot épouvantail dans un jardin, près d’une maison pour pouvoir le brancher. Il ne vivra que quelques secondes avant de s’éparpiller au vent et d’exploser son moteur rouillé. » Et le jeune Bruno d’affirmer déjà, devant son ami déçu : « T’inquiète, dans 50 ans, il y aura plein de robots qui fonctionneront ! ». Une vocation d’ingénieur, optimiste et visionnaire, est née dans le Grand Lyon.

Après des études de mathématiques supérieures, il se forme en tant qu’ingénieur chimiste à CPE Lyon avant de se tourner vers l’économie (maîtrise d’économie appliquée à l’université Paris-Dauphine). En 1982, l’ingénieur d’affaires de Thomson est chargé du lancement et de la commercialisation dans la moitié de la France du premier ordinateur du groupe, le TO7. Son flair des secteurs porteurs le porte logiquement à ouvrir l’œil dans le domaine du jeu vidéo dont il devient un pionnier en 1983, en fondant Infogrames (avec son ami Christophe Sapet), la 1ère société européenne du domaine. A l’orée de l’émergence de l’Internet, Bruno Bonnell en perçoit le potentiel économique et le passionné de technologie crée Infonie (1995), l’un des premiers fournisseurs d’accès français. Quant à son entrée dans la robotique, elle se réalise en juillet 2007 : quelques mois après son départ en avril, il rachète la boutique parisienne Robopolis. Suite à une décision personnelle, il quitte New York pour s’installer à Lyon où il commence son aventure dans la robotique. Le féru de robots est sur le point de devenir le gourou lyonnais du domaine.

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Bruno Bonnell

Industriel averti, Bruno Bonnell sait aussi percevoir la nécessité de communiquer sur les changements à venir, à une époque où l’utilisateur manque d’information sur la robotique. C’est dans cet esprit que, comme il l’avait fait au début des années 1980 avec « Pratique de l’ordinateur familial »,il rédige le manifeste de la révolution robotique, « Viva la robolution », qui annonce l’intrusion des machines intelligentes dans le quotidien. Surtout, l’homme d’affaires s’investit dans le développement de la robotique pour réaliser son rêve : faire du robot l’avenir industriel de l’homme.


Viva la robolution

[actu]@ Un visionnaire de la robotique très dynamique[actu]

Après avoir prédit l’explosion des jeux vidéo au commencement des années 1990, Bruno Bonnell devient le gourou-geek de la robotique. Au final, les deux secteurs sont proches : l’industriel avisé reste dans le monde des logiciels, passant des applications virtuelles d’Infogrames aux applications réelles de Robopolis.

Les prévisions concernant le domaine de la robotique confirment la pertinence de son choix. Le marché mondial des machines domestiques représenterait 5,2 milliards de dollars en 2011 et devrait atteindre 22 milliards d’ici 2015, selon l’International Federation of Robotics (IFR). Fort de ces chiffres attrayants, Bruno Bonnell réussit à convaincre les élus lyonnais qui prennent désormais fait et cause pour développer une robotique locale. « Dans 15 ans, nous ne fabriquerons plus des voitures en France mais des robots. C’est maintenant qu’il faut y aller ! » exhorte-t-il. « La France a raté le virage de l’Internet. Elle a quasiment perdu la bataille du robot industriel, estime-t-il. Il serait idiot d’ignorer la robotique de service, alors que nous allons connaître ce que nous avons vécu avec les produits électroniques grand public. Nous changerons bientôt de lit, de chaise, d’électroménager, car tous les objets qui nous entourent incluront de l’intelligence. Ce sera un formidable relais de croissance. » Une occasion à ne pas manquer pour la « réindustrialisation » de la France, estime Bruno Bonnell dans La Croix, le 14 mars 2012.

Dans un futur proche, on est loin de l’image d’un robot humanoïde, valet de chambre électronique aux formes humaines chargé des basses besognes. L’avenir appartient aux petites « choses électroniques » affublées d’un physique de boîtes de conserve adapté à leurs tâches : nettoyage, distraction, apprentissage, soins… « Les robots vont devenir des objets de consommation courante. Les années 80 ont été marquées par la micro-informatique et l’an 2000 par Internet. Les années 2020 seront celles de la robotique » prévoit Bruno Bonnell. Les robots permettent d’aller plus loin que l’informatique dans la mesure où sont développées des machines capables de capter une information et de réagir en fonction des circonstances.

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Nao

Chance pour le milieu économique local, l’industriel veut placer Lyon au cœur cette industrie prometteuse. Son plan est de créer à Lyon un pôle robotique qui mêle entreprises et recherche académique pour former de la matière grise dans les universités et attirer les développeurs de robots. Bruno Bonnell s’implique dans le milieu de l’enseignement supérieur en tant que président du conseil d’administation de l’EM Lyon Business School depuis 2011. Il a également convaincu l’École supérieure de chimie physique électronique, à Lyon, de proposer à la rentrée 2013-2014 une spécialisation en robotique.

Il confie sa vision de l’innovation au Tout Lyon Affiches, 22 décembre 2012 : « L’innovation est une vraie bataille entrepreneuriale, vecteur de croissance et d’économie, fondamentale pour la société. Dans une époque où la société et les industries traversent une phase de transformation, l’innovation vise à penser à l’impossible : « Je me projette le plus loin, raisonnablement, avec une dynamique entrepreuneuriale » ». Celle-ci se concrétise aussi avec la fondation de Syrobo ou la création de Robolution Capital.


Syrobo logo


Fondateur de SYROBO

Bruno Bonnell est le fondateur et président du Syndicat de la robotique de service, en distinction à la robotique industrielle. Syrobo a pour objectif de rassembler les acteurs économiques, les structures d’enseignement et centres de recherches en robotique, pour participer activement à la dissémination d’informations et à la formalisation et visibilité de ce secteur innovant en France et en Europe. La robotique de service peut se développer dans les secteurs de l’assistance à la personne, la santé, l’éducation et les loisirs, mais aussi le transport. Preuve de sa croissance, la structure implante progressivement des antennes sur le territoire français, comme en Midi-Pyrénées, où s’installe en 2011 l’un des premiers relais régionaux.

Site web de SYROBO

Un soutien financier décisif : Robolution Capital

En 2012, Bruno Bonnell crée un fonds d’investissement de 60 millions d’euros consacré exclusivement à la robotique de service. Ce dernier vise toutes les entreprises du secteur (santé, nettoyage, aide à la personne, éducation, etc.), du composant à la distribution. « Le fonds investira dans une trentaine d’entreprises, de 300000 € à 3M€ », confie le dirigeant, qui a identifié 450 sociétés en Europe dont un tiers en France susceptibles d’être dans la cible. « La filière en France connaît un véritable problème de financement. Si de nombreuses startups se créent, elles ne parviennent pas à trouver les fonds propres nécessaires à leur développement.« En créant Robolution Capital, adossé aux professionnels de la finance que sont Orkos Capital, Primnext et la Caisse des Dépôts, Bruno Bonnell continue à créer un écosystème favorable à la robotique. « L’écosystème est très pauvre en France contrairement en Asie », observe Bruno Bonnell, « d’où l’importance d’avoir réuni dans un premier temps l’ensemble des sociétés travaillant dans le secteur de la robotique de service au sein du syndicat Syrobo puis de les aider maintenant à se développer grâce à Robolution Capital ».


robolution Capital

[actu]@ Un industriel qui ancre la robotique en Rhône-Alpes[actu]

Bruno Bonnell multiplie les initiatives pour convertir les décideurs à la robotique personnelle, particulièrement sur le territoire du Grand Lyon. Fondateur de Syrobo, il dirige l’entreprise Robopolis, a fondé la société de robots « made in Lyon » Awabot, et est à l’origine du salon Innorobo.

Robopolis fait entrer les robots dans les foyers

Mondialement reconnue et incontournable en Europe, Robopolis est une plate-forme de vente e-commerce spécialisée dans la robotique. Fondée à l’origine sous la forme d’une boutique à Paris, elle est réorganisée en société de distribution en 2008 après son rachat par l’industriel qui installe son siège social à Villeurbanne. Bruno Bonnell, qui la dirige aux côtés de Denis Guyennot, croit et œuvre à l’avènement de la robotique dans les ménages. Actuellement, elle emploie 70 personnes en France, Espagne, Allemagne, Autriche, Belgique et Luxembourg.


logo Robopolis

Très prospère, Robopolis a entamé depuis 2011 sa phase de « croissance 3D », comme Districts (les territoires en Europe), Distribution et Device », résume Bruno Bonnell. Le renforcement dans la distribution robotique de service passe par l’intégration des « champions nationaux dans leur pays ». Après avoir acquis le leader espagnol Global Electronic Solutions (GES), la société regarde désormais vers l’Europe du Nord. De plus, après s’être implantée dans les circuits grands publics (plus de 1500 points de vente en GMS et détaillants spécialisés), la distribution se diversifie progressivement dans le « B to B » et dans le secteur santé/médical, notamment les professions libérales et les TPE afin de répondre à leurs besoins en nettoyage. Enfin, l’entreprise va multiplier les produits et services/conseils dans ses grands secteurs des robots domestiques, compagnons et initiation/loisirs. En se positionnant notamment sur des robots de surveillance et d’optimisation énergétique, il s’agit d’accroître un catalogue qui possède déjà ses produits-phares.

Le plus connu est l’aspirateur Roomba, à l’apparence d’une soucoupe volante rasant le sol, dont Robopolis est distributeur exclusif en France. Les ventes de ce best-seller sont passées ainsi de 100 exemplaires en 2006, à 150 000 en 2011. L’entreprise commercialise également deux autres valeurs sûres de la société IRobot : la serpillère Scooba, pour en finir avec une autre corvée du ménage, et le robot tondeuse Robomo. A eux trois, leur vente peut atteindre un tiers du chiffre d’affaires de l’entreprise, alors que se profilent les robots pour nettoyer les vitres.

En plus de ces produits à usage domestique, Robopolis diffuse auprès de l’éducation des modèles pour former les lycéens à la robotique et propose sur son site marchand (environ 15 % de ses ventes) des robots ludiques ou encore des robots compagnons, tels le dinosaure de compagnie Pleo Reborn (robot à sociabiliser capable de reconnaître son nom) ou le chien Genibo. D’autres robots sont ceux d’initiation et de loisirs tels que Lego (grue, moulin à construire, dont certains motorisés avec camion remorque, voiture, pelleteuse… télécommandés), kits d’initiation à la robotique Ollo, mini robots Lego…


Pleo

Véritable phénomène entrepreunarial : Robopolis affiche pas moins de 4077,31 % de taux de croissance sur 5 ans, ce qui constitue une progression exceptionnelle. C’est pour cette raison que la société remporte pour la 2ème fois consécutive le Deloitte Technology Fast 50 Rhône-Alpes/Auvergne (édition 2012), palmarès de référence identifiant les entreprises technologiques de croissance les plus en forme. Elle est ainsi passée de 1,5 M€ de chiffres d’affaires en 2007 à 57M€ en 2011. En 2012, le chiffre d’affaires annoncé est de 100 M€.

Site web de Robopolis


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INNOROBO : le salon européen des robots naît à Lyon

Depuis 2011, à l’initiative de Bruno Bonnell et organisé par Syrobo, Lyon devient chaque année la vitrine de la robotique mondiale. Le salon, évènement majeur du secteur, prend une ampleur croissante et se définit comme une plate-forme de rencontres et de dialogue entre les différents acteurs de la filière robotique.

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ICub joue…
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à la balle à Innorobo 2013

Pour sa 3ème édition, Innorobo accueille ainsi 130 exposants (contre 104 en 2012) et 300 robots et technologies. Le célèbre robot humanoïde français « Nao » (58 cm, 5 kilos) de la société parisienne Aldebaran Robotics y parade. Capable de se repérer dans l’espace, de se relever s’il tombe, de comprendre des ordres vocaux, il a maintenant passé son permis de conduire… sa NaoCar. Dans un autre style, « Navia » profite du salon pour déambuler sans chauffeur rue de la République où le véhicule peut être emprunté par les Lyonnais pendant quelques jours. Cette navette automatique pourrait très bien être une nouvelle composante du concept « Ville intelligente » évoqué par la municipalité et circuler à la Confluence » (pour relier l’extrémité Sud des Docks à la Darse) ou à la Croix-Rousse (tunnel de la rue Terme).


montebourgbonnel

Si le salon s’installe dans le paysage européen de la robotique de service, l’édition 2013 montre l’amorce d’un rapprochement entre robotique de services et robotique industrielle, représentée par le Syndicat des machines et technologies de production (Symop). La manifestation montre les convergences existantes entre les technologies robotiques et les domaines qui peuvent les mettre en oeuvre : santé, énergie, industrie, agriculture, électroménager, habitat… L’accent est mis cette année sur l’assistance aux personnes âgées, la gestion des ressources énergétiques, les robots agricoles ainsi que ceux destinés aux services urbains et domestiques. En 2013, inauguration par Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, le salon est le lieu propice à la présentation d’un Plan Robotique.


fanuc

Lyon bénéficie de l’aura de ce temps fort européen, tout comme les entreprises rhônalpines qui en profitent pour mettre en valeur leurs innovations dans la robotique de service.

Site web du salon Innorobo

22. Un terreau rhônalpin propice aux robots2

[actu]@ Un axe fort en Rhône-Alpes : la robotique de service[actu]

Le marché émergent de la robotique personnelle, dominé par les robots de nettoyage, offre de belles opportunités pour l’industrie française, conclut l’étude du cabinet Erdyn Consultants, intitulée « Le développement industriel futur de la robotique personnelle et de service en France ». Commandé en 2011 par le Pôle Interministériel de Prospective et d’Anticipation des Mutations Economiques (PIPAME) et la Direction Générale de la Compétitivité, de l’Industrie et des Services (DGCIS), rendu publique en 2012, le rapport de 200 pages a pour vocation d’éclairer les industriels et les pouvoirs publics sur le potentiel de ce nouveau marché. La filière a cependant besoin de se développer commercialement donc d’obtenir plus de financements de la part des capitaux-risqueurs, ce à quoi répond le fonds Robolution Capital créé par Bruno Bonnell.

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Un robot d’accueil
Innorobo 2013

Les robots nettoyeurs ou à vocation ludique commencent à trouver leur public. Le marché international devrait en effet doubler entre 2010 et 2015 pour peser 26 milliards d’euros rien que pour la robotique de service. Et sur ce nouveau segment, la France pourrait tenir un rôle important puisqu’elle possède des atouts significatifs, notamment en matière de recherche académique, et a vu naître quelques entreprises reconnues sur le secteur comme Aldebaran Robotics (Paris) ou Robopolis » (Villeurbanne). Au total, le nombre d’entreprises hexagonales dont l’activité principale est la conception ou la fabrication de robots de services serait compris entre 30 et 60 pour un nombre d’emplois de quelques centaines de personnels très qualifiés. Mais la filière fait également face à certaines difficultés, comme le manque de synergie avec la robotique industrielle, disparue de l’Hexagone.

L’Etat intègre la robotique dans certaines aides à l’innovation, via notamment les Pôles de compétitivité, mais « le domaine spécifique de la robotique est peu mis en avant ». En Rhône-Alpes, Awabot (robotique de service) est une entreprise intégrée dans le pôle de compétitivité Imaginove. Bruno Bonnell pose les jalons grands lyonnais de la robotique : Syrobo, Robopolis, Awabot et le salon Innorobo, ce qui permet à la région de se faire reconnaître comme une tête de gondole de la robotique française. De son côté, le souhait du Grand Lyon serait d’implanter entre 2 à 5 acteurs du secteur par an.

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Emox vous regarde

La révolution de la robotique a déjà commencé, particulièrement au Japon et en Corée, mais c’est un axe industriel sur lequel la France peut se développer, se réindustrialiser et Rhône-Alpes présente des atouts : la région est un berceau naturel pour la robotique avec la présence des nanotechnologies à Grenoble, la mécanique à Saint-Etienne, les logiciels à Lyon et les matériaux plastiques dans l’Ain. De plus, Lyon est une ville d’inventions et d’entrepreneurs, doublée du sens de l’adaptation aux évolutions grâce à sa tradition humaniste. Bruno Bonnell insiste sur la complémentarité du territoire tant sur le plan économique, scientifique, industriel, technologique que politique. Il ne prône pas la création d’un pôle de compétitivité propre dans le domaine mais la fusion, l’insertion systématique de la robotique dans les pôles existants. L’axe d’intervention serait de prendre les compétences des différents pôles et d’infiltrer les territoires déjà établis comme la vallée de la chimie.

En 2012, une étude, dont fait par le journal Les Echos du 14 mars 2012, a été faite pour recenser les acteurs de la filière robotique de Rhône-Alpes. L’Agence régionale du développement et de l’innovation (Ardi) compte environ 1600 entreprises positionnées dans cette filière, dont 60 % de PME. Toutes doivent davantage collaborer avec les laboratoires de recherche (Inria, Insa…) pour que les robots intègrent plus d’intelligence artificielle ».

Mais si la France, et singulièrement la région Rhône-Alpes, disposent de toutes les compétences, il est nécessaire de poursuivre la sensibilisation et l’implication des chefs d’entreprise qui doivent se tourner vers la robotisation. Et s’ils prenaient le temps de se familiariser avec les modèles de robots « made in Lyon » ?

[actu]@ Des robots « Made in Grand Lyon »[actu]

ICub, le petit robot qui deviendra grand

Le robot ICub fait parler de lui depuis quelques années et sa célébrité éclaire en partie Lyon où siège l’un des laboratoires européens qui œuvre à son développement. Voici un robot qui correspond à l’image idéalisée de l’humanoïde. En effet, ICub a une forme humaine et la taille d’un enfant de 3 ans mais ne sait pas encore marcher. Pour accentuer sa « ressemblance », une vingtaine d’équipes européennes travaillent à lui donner des capacités et des comportements les plus proches de ceux d’un homme.

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Icub, un robot qui maîtrise la parole

Une étape vient d’être franchie dans le domaine de la parole par l’équipe lyonnaise dirigée par Peter Ford Dominey, directeur de recherche CNRS et de l’Université Lyon 1 dans l’unité Inserm 846 (Institut pour les cellules souches et cerveau de Lyon) qui a mis au point un « réseau neuronal artificiel ». La création de cette sorte de cerveau simplifié rend ICub désormais capable de comprendre ce qu’on lui dit et d’anticiper la fin d’une phrase. Si on lui donne un ordre, il est en mesure de répéter la phrase et d’expliquer qu’il a compris ce que l’on attend de lui. Le cerveau artificiel réalisé par les chercheurs lyonnais utilise une « construction neuronale » similaire à celle existant dans le cerveau humain, qui reproduit certains types de connexions récurrentes utilisées dans l’apprentissage d’une langue. Ce système permet au robot d’apprendre puis de comprendre des phrases nouvelles avec une structure grammaticale nouvelle. C’est une avancée remarquable dans le domaine de l’Intelligence artificielle mais aussi dans celui de la médecine, pour la recherche de certaines pathologies (disfonctionnement linguistique de la maladie de Parkinson).

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ICub

En parallèle, les chercheurs européens travaillent ainsi avec des psychologues pour étudier la manière dont un enfant acquiert des connaissances ou compétences et s’en inspirer pour programmer le robot. Bambin en plein développement est conçu pour progresser et apprendre par lui-même. Ce robot collecte de véritables bibliothèques d’objets qui lui permettent de les reconnaître et de les distinguer, même si on change leur couleur, par exemple. ICub apprend également les gestes en étant guidé par un humain. Enfin, autre axe de développement en cours pour les chercheurs, intégrer les informations ressenties par sa peau, un textile sensible au toucher, pour lui permettre une sorte de conscience de son corps. Ils ne sont donc pas moins de 200, dont l’équipe lyonnaise, à faire progresser ce bébé robot.

Emox, le robot compagnon créé par Awabot

En 2011, à Villeurbanne, Bruno Bonnell crée la société Awabot qui s’appuie sur son expertise unique de la robotique pour se positionner en tant que société de développement de solutions logicielles et de conseil dans un marché de la robotique de service en pleine croissance. Précurseur de cette révolution technologique, sa mission est de rendre accessible au plus grand nombre ces objets connectés et intelligents.

Dès le début, Awabot développe un logiciel d’apprentissage de programmation robotique et son robot Emox est une plateforme de découverte de l’univers des robots pour les étudiants. La start up entend vise de faire entrer un robot dans chaque école, pour apprendre l’informatique et l’électronique en s’amusant. Dans cet objectif, elle prépare un produit à bas prix (autour de 1000 euros) ce qui représente un véritable défi industriel. « Nous fusionnons robotique et jeu vidéo dans une plate-forme appellée Emox. Elle permettra d’apprendre l’électronique, l’informatique et la robotique, au carrefour de toutes ces filières, de manière simple et ludique », explique Pascal Franck, responsable projets chez Awabot, interviewé par 01 Informatique le 27 septembre 2011.

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Emox
Un robot compagnon pour dompter la robotique

Awabot a cherché à réutiliser un maximum d’éléments électroniques préexistants et, surtout, a installé le logiciel de programmation de Gostai Studio. Il ne s’agit plus de coder en C++ mais d’utiliser des graphiques, de tracer des liens entre des cercles figurants les différents états possibles du robot (charger une couleur, avancer, dire bonjour, communiquer…). Il permet donc aux écoliers d’appréhender pour la première fois la robotique. L’utilisateur peut imbriquer différents « nœuds » (états) et créer des comportements qui se veulent adaptatifs. L’exploitation de la caméra mobile du robot laisse présager de multiples applications ludiques.

Les utilisateurs doivent apprendre des actions à Emox, comme par exemple se rapprocher lorsqu’on lui sourit. Car ce robot interactif à la taille d’un petit chien appartient à la catégorie des « robots-compagnons », au comportement et design très attachant. C’est ce qui explique le choix de son nom : Emo pour émotions et X comme symbole de l’échange. « Il dispose d’une certaine autonomie de pensée qui lui permet d’interagir avec son environnement, décrit Philipe Dujardin, directeur général adjoint de cette société. C’est un robot compagnon, capable d’intégrer énormément d’applications logicielles. » (Aujourd’hui en France, 25 février 2013).

Emox, « The augmented robot », comporte tous les attributs des robots d’aujourd’hui et de demain : mobilité, vision et multiples possibilités d’interactions naturelles robot-utilisateur. Connecté à l’Internet, il peut envoyer des photos prises sur le vif sur les réseaux sociaux, projeter des images avec son projecteur ou encore alerter ses maîtres par un courriel ou un sms. Bardé de capteurs, doté d’un système de reconnaissance faciale, il est capable de reconnaître les humains qui croisent son regard numérique, de déterminer leur genre, leur âge, leurs liens familiaux, de s’adapter à leurs émotions (colère, tristesse, joie…) et de communiquer avec ses interlocuteurs grâce à son haut-parleur et à son microphone. Les possibilités sont vastes pour ce robot qui dispose d’une autonomie de quelques heures, et qui est capable d’aller se recharger seul sur sa base.

Mi-robot compagnon, mi-robot éducatif, Emox trace sa route dans le monde commercial. En 2013, bénéficiant d’une forte expérience dans l’industrie du jeu vidéo, le cloud et le prototypage de robots, Awabot entend bâtir un pont entre le secteur du service et le monde de la robotique en mettant également sur le marché ses propres lignes de produits. Sur ce point, elle renforce sa gamme éducative en absorbant l’entreprise Pob-Technology (lire ci-dessous) en mars 2013. Awabot emploie 25 personnes et collabore avec une vingtaine de partenaires industriels et académiques.

Site web d’Emox

POB : un robot à construire et programmer soi-même

En 2006, en créant à Villeurbanne la start-upPob Technology et en inventant le Pob (Piece Of Bot), Pierre Seguin est l’un des précurseurs français de la robotique. Il se place immédiatement sur le marché des robots éducatifs, niche en devenir avec une commercialisation des robots principalement auprès des structures académiques. L’objectif : simplifier pour proposer un robot ouvert à tous et un outil pédagogique.

Quel est donc ce robot qui séduit les élèves et leurs professeurs ? Tout simplement un cube rouge à 3 roues qui sert à tout : distribuer sur commande des apéritifs, arroser des plantes, ouvrir une poubelle à l’approche d’une main, éviter un obstacle grâce à son radar… à partir du moment où on lui apprend à le faire.

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Pob
Pob en cours de construction

Pierre Seguin partage, comme Bruno Bonnell, la visée de sensibiliser les nouvelles générations aux robots et d’inciter les étudiants actuels à se lancer dans la voie de la robotique, afin de générer les vocations de demain. « Dans la région, nous avons tous les métiers disponibles pour la robotique », observe Pierre Seguin, « la mécanique, l’industrie du plastique, les logiciels et les pouvoirs publics participent au financement de l’innovation. Mais il n’existe pas de guichet unique en la matière et finalement, ces métiers ne se parlent pas entre eux. Pour mon entreprise, je fais donc office d’intégrateur, de chef d’orchestre ».

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Pob à pince

Pob Robotic Suite se révèle un outil réellement intéressant pour qui souhaite s’initier à la robotique. L’appareil se compose d’une base cubique dont quatre des faces sont équipées de plaques amovibles sur lesquelles viennent se fixer les accessoires. Les déplacements du robot sont assurés par deux roues motrices, tandis que la roulette arrière, libre, assure la stabilité. Le kit comprend, outre le robot, différentes pièces mécaniques, un servomoteur et un capteur de distance, permettant de réaliser les premiers montages. Avis aux fans de Meccano, prenez votre clé Allen en main pour monter votre Pob avant de vous lancer dans la programmation en suivant les instructions. Le logiciel Risbee se révèle très simple à utiliser : la programmation s’effectue en déposant sur la grille de la fenêtre centrale des icônes correspondant aux actions et permet de prévoir des séquences complexes. En un tour de clé Allen, le robot éducatif Pob et son logiciel de programmation graphique Risbee font facilement découvrir l’univers de la robotique aux ados et aux adultes. D’autres logiciels ont également été développés par la société, tel Orbee, le logiciel de programmation par organigramme qui correspond davantage aux besoins des lycées.

En 2011, Pob Technology est liquidée mais Bruno Bonnell crée Pob Tech, tout en conservant la marque commerciale Pot Technology. La société a vendu 3 000 petits robots, conçus et fabriqués dans le Rhône. Une partie a même été exportée en Asie où, preuve de sa réussite, le produit est vendu en Corée du sud par un important distributeur local. En mars 2013, Pob Tech, qui travaille avec le groupe américain Vex Robotics, connaît un nouveau tournant : son absorption par Awabot, dont il contribue à renforcer l’offre de produits éducatifs.

Site web de Pob Technology – Awabot

[actu]@ D’autres innovations en Rhône-Alpes[actu]

- Le LISTIC : vers des IHM intuitives

A Annecy, les chercheurs du LISTIC travaillent autour de la communication gestuelle pour améliorer les Interfaces Hommes Machines. Tel est en effet l’un des axes de recherche du Laboratoire Informatique Système Traitement de l’Information et de la Connaissance, et plus particulièrement du groupe « Incertitude, Gradualité, Préférence » ». Derrière ce nom, une idée simple : concevoir des systèmes de commande plus intuitifs, les gestes permettant d’exprimer des concepts, dans une approche utilisant « la logique floue ». Appliqué au domaine de la manipulation à distance d’une machine, cela donne un robot qui apprend à effectuer des gestes précis, même s’ils ont été réalisés de manière approximative. Dès lors qu’on sait analyser et transcrire le geste humain, on peut imaginer des applications concrètes, avec la création d’un vocabulaire gestuel adapté aux situations et utilisateurs : de l’ouverture d’une porte pour une personne à mobilité réduite au pilotage de machines industrielles…

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Manipulation de robot par les gestes

Avec l’apparition de la Kinect, l’équipe de recherche est passée d’une commande envoyée avec la main (via un gant instrumenté) à une commande issue du corps tout entier. La Kinect fournit des données numériques (en l’occurrence, une image de la personne sous la forme d’un squelette) qui permettent d’obtenir une série de mesures (les longueurs des segments du squelette, par exemple). Pour commander le robot, il est nécessaire d’obtenir des données plus simples et symboliques, telles qu’ « avancer », « tourner à droite » « aller plus vite ». C’est donc sur cette transcription des données numériques vers les données symboliques que travaille l’équipe concernée du Listic. A la clé, pouvoir donner des ordres gestuels compréhensibles par une machine, comme le montre les deux vidéos très marquantes de leur site web (voir ci-dessous).

Site web du Listic (Polytech)

Vidéos de manipulation à distance de robots : voir « Au doigt et à l’œil » et « Hand up ».

- Dans la Drôme, la société Survey Copter, fondée en 1996 et qui emploie 35 personnes, opère dans les systèmes de drones et robots téléopérés pour les avions ou hélicoptères. Fin 2011, elle est entrée dans le giron d’EADS, qui en a fait son « pôle consacré au développement et conception de petits drones, de moins d’une tonne ».

Site web de Survey Copter

- La construction de drone est également la spécialité de la société grenobloise Delta Drône, dont les robots volants servent notamment à ERDF pour inspecter ses lignes électriques.

Site web de Delta Drone

Après l’air, la mer : en Isère, la robotique sous-marine n’est pas en reste avec la société Hulltimo, créée en 2010, qui a inventé un robot pour nettoyer dans l’eau les carènes de bateaux de plaisance. En quelques mois d’immersion, un bateau peut perdre 10 à 15% de son coefficient de glisssement, ce qui augmente sa consommation de carburant ou ralentit les performances des voiliers. Pour remédier à cela, le petit engin se plaque au bateau et active ses brosses : en une heure, il récure une coque de 34 pieds (environ 10 mètres).

Site web d’Hulltimo

- A Grenoble, s’est constituée la plate-forme Eccami, autour de la robotique chirurgicale, animée par SurgiQual Institute – spécialiste des solutions techniques et des logiciels pour le pilotage des gestes. Ce dispositif collaboratif compte parmi ses adhérents EndoControl, une start-up qui a déposé 9 brevets depuis 2006 et mis au point un premier robot, ViKy, développé à partir de maquettes de l’Université Joseph Fournier, en association avec le CHU de Grenoble, entre autre. Il lance maintenant Jaimy, porte-aiguille robotisé pour les sutures.

Site web d’Eccami

- En Rhône-Alpes, émergent également des clubs étudiants sur la robotique, comme l’association Robotique des Ingénieurs de Roanne (Polytech Lyon), qui a conçu deux robots fin 2012. En attendant la réception de certaines pièces pour un montage imminent, les ingénieurs travaillent sur les déplacements de leur machine et visent à montrer leurs prototypes lors des concours de Belgique, Servie et France en avril 2013 . La preuve est faite que la robophilie commence à inspirer les générations qui formeront les modèles de robot de demain, selon le souhait de Bruno Bonnell.

- Robot Education en action

C’est un énorme travail de vulgarisation et de promotion de la robotique que mène l’association Robot Education, basée à Villeurbanne. Maxime Vallet l’a créée seul pour les besoins de l’organisation d’un tournoi de robots et après avoir constaté le manque d’intérêt des jeunes pour les filières scientifiques. Forte de son succès, elle est désormais associée à Robopolis et propose un atelier de construction de robot au Futuroscope en 2013.

« Nous souhaitons ainsi sensibiliser les jeunes à la science, à la technologie, aux mathématiques, et en particulier à la filière ingénierie au travers de cours de robotique, de démonstrations et compétitions. Nous leur expliquons et montrons que non seulement la robotique peut être amusante, mais qu’en plus il y a un réel besoin dans de vrais métiers. »


robot-educ-logo


Robot Education organise les compétitions de robots du concours Vex Robotics. Chaque équipe (25 pour la saison 2012-2013) doit tout d’abord construire son robot en respectant des règles pré-établies, puis, lors du tournoi, le diriger afin qu’il ramasse le plus de sacs possibles et les dispose dans des buts. 6 tournois ont lieu en France, dont la finale nationale qui se déroule à Lyon durant le salon Innorobo. Les finales européennes 2013 ont lieu au Futuroscope avant les finales mondiales, les Vex World aux Etats-Unis. En avril 2013, l’équipe « Vex for Vendetta », composée d’anciens élèves de la Martinière Diderot de Lyon, est présente à la finale, en Californie.

Au-delà des tournois, Robot Education aide les écoles à trouver des fonds et du matériel pour que les jeunes aient accès à la robotique et les professeurs à utiliser les robots. « Nous souhaitons faire de la robotique un véritable outil d’apprentissage, et montrer son aspect éducatif et ludique. », rappelle Maxime Vallet.

Site de Robot Education

Parlons Robot : le podcast dans lequel les acteurs de la robotique prennent la parole de façon décontractée.

[actu]Pour en savoir plus :[actu]

Au cœur de l’actu !

La base de données Europresse, accessible dans les bibliothèques municipales de Lyon et à domicile pour les abonnés, recense les articles de la presse française notamment sur la robotique, Bruno Bonnell et ses activités, le développement du secteur en France et en région Rhône-Alpes.

Repère est l’autre source numérique à consulter pour s’informer sur les machines intelligentes.

Du beau, du bon, du ROBOT !

Le point d’Actu réalisé en 2011 par la Bibliothèque permet de découvrir en douceur le merveilleux monde des robots. Il rappelle l’origine du terme, définit la robotique, fait un tour d’horizon des robots célèbres de la littérature et du cinéma. A lire impérativement pour ceux qui ont besoin de distinguer R2D2 de ZU6PO.


Viva la robolution

B. Bonnell, Viva la Robolution : une nouvelle étape pour l’humanité (2010)

L’ouvrage, accessible à tous, explicite la naissance de la robotique, le fonctionnement des robots, leurs typologies, les modèles émergents… En voici quelques extraits pour résumer la nature d’un robot. La « structure technique d’un robot est la combinaison de 3 éléments indissociables : une unité programmable pour raisonner, l’équivalent électronique d’un « cerveau », des capteurs pour analyser l’environnement, des « sens », des actionneurs pour interagir avec le monde réel, des « membres » mais aussi des haut-parleurs, des rayons laser… ». De plus, il possède les caractéristiques suivantes : « autonomie, capacité à analyser les changements, capacité de décision, action sur le monde réel. » Après l’outil et la machine, la dextérité et la force, c’est désormais l’intelligence qui est déportée dans un robot, machine « intelligente » programmée pour saisir les informations de son environnement, les analyser et prendre une décision avant exécution.


Portrait robot


Portrait Robot (2011) :

La Direction de la Prospective du Grand Lyon a publié cette synthèse à l’occasion du 1er salon Innorobo. C’est une somme pour découvrir les personnalités du secteur et voir comment « la métropole lyonnaise met en scène son énergie et son intelligence dans l’univers des robots ».

Quel avenir pour la robotique ? : Millénaire 3 a mis en ligne un dossier complet sur la robotique pendant électronique de Portrait robot

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