Sur les chemins de la transition alimentaire

Des initiatives à Lyon, Grenoble et ailleurs dans la région

- temps de lecture approximatif de 19 minutes 19 min - Modifié le 28/10/2020 par Clairette

En quelques semaines, la pandémie de Covid-19 a bouleversé nos vies, nos comportements et nos priorités. Pendant le confinement nos systèmes agricoles et alimentaires ont été durement éprouvés et les inégalités alimentaires ont resurgi de manière criante bien que le « consommer local » ait bénéficié d’un regain d’intérêt collectif. Remettre un peu d’égalité dans les menus de tous les français et réfléchir à une alimentation plus résiliente, tel est l’un des enjeux du moment. Privilégier une alimentation durable et de qualité, c’est bon pour la santé, pour la planète et pour nos papilles. Oui mais…pour y parvenir il s’agit de repenser l’ensemble de notre système alimentaire local, des modes de production aux habitudes de consommation, en passant par l’accessibilité des produits pour tous, le développement des circuits courts et des filières territoriales. C’est ce que vise la transition alimentaire. Une mutation d’autant plus nécessaire face aux menaces qui pèsent sur ce système (dérèglement climatique, appauvrissement des sols, crise sanitaire…) et à l’impact de notre alimentation sur l’environnement.

Un Dimanche à la Campagne", magasin de vente directe des producteurs des Monts du Lyonnais - copyright Marcos Quinones, 2000 [Base Photographes en Rhône-Alpes]

 

José Bové , ancien eurodéputé basé dans le Larzac : « N’oublions pas que l’alimentation est un droit fondamental ! » « Pour permettre au plus grand nombre de s’alimenter convenablement, il faudra demain pouvoir produire, stoker localement et commercialiser le plus possible en circuits courts. C’est ainsi que nous créerons des territoires résilients qui permettront à tous de s’alimenter, notamment en cas de prochaine pandémie ». Source : Revue Sans Transition ! n°24, juillet 2020

 

L’assiette est dans le pré : : mieux manger fait mieux vivre les paysans – Bande dessinée de Frédéric Denhez et Gilles Macagno 2017 – Extrait des pages 124 et 125

 

Aussi,
Qu’en est-il de nos modes de consommation ?
Quelles solutions sont proposées ?
Quelles initiatives émergent localement ?

 

Nouveaux modes de consommation plus éco-responsables

La crise sanitaire a vraisemblablement fait bouger les lignes de nos modes de consommation. Le scénario du « monde de demain » semble double : soit l’appauvrissement général annoncé va se traduire par un renforcement du pôle des nostalgiques de la croissance et de la société de consommation, soit par un surcroît de crédibilité apporté au discours de la transition écologique.

 

La dernière enquête 2020 du Crédoc sur les Tendances de consommation  montre que la prise de conscience écologique est indéniablement en très forte progression : 26 % des Français placent l’environnement en tête de leurs préoccupations en 2018, un record en quarante ans. Dans un contexte de tensions entre signes du changement climatique et tâtonnements des politiques publiques, la consommation durable peut apparaître comme une solution alternative pour s’engager dans la transition écologique. La mise en pratique d’actions individuelles sous forme de « consommer moins » ou de « consommer mieux » se diffuse.

Autres études récentes du Credoc :

 

Une autre enquête vient corroborer celle du Credoc : le sondage Opinion Way pour l’ONG Max Havelaar France réalisé en avril 2019. Ce Baromètre de la transition alimentaire montre que l’alimentaire est le premier sujet sur lequel les Français sont prêts à s’engager vers une démarche d’achat plus responsable. Il est cité par 81% des Français, dont 68% en premier.

Au niveau plus local, des notes récentes du Conseil Économique, Social et Environnemental Régional (CESER) Auvergne-Rhône-Alpes confirment également ces évolutions dans les pratiques alimentaires des consom’acteurs soucieux d’adapter une alimentation plus respectueuse de l’environnement, de la santé, des animaux. Ces tendances ont été renforcées avec la crise sanitaire et économique :

Ainsi, des phénomènes tels que la déconsommation ou l’alter-consommation émergent. Le rejet de la forme hypermarché, l’arrivée d’une nouvelle génération de centres commerciaux, voir même de scénarios non marchands dans les centres-villes sont la preuve d’une volonté naissante de sobriété. Ainsi on voit des consommateurs s’éloigner de la consommation de masse pour aller vers l’achat de produits bio dont ils pensent qu’ils sont meilleurs pour leur santé et de nature à soutenir une agriculture de proximité.

Selon l’Agence Bio, 6,1 % des achats alimentaires des ménages français concernaient des produits bio en 2019. Un marché alimentaire en forte progression : entre 2018 et 2019, il a progressé de + de 13%. Et en l’espace de 5 ans, il a quasi doublé. Les magasins spécialisés représentent 28 % des ventes quand la grande distribution en capte plus de la moitié. Et pendant le confinement, plus de 90% des magasins bio ont vu leur chiffre d’affaires augmenter et 70 % des français ont acheté des produits bio , dont 8% de nouveaux acheteurs.

Pour répondre à ces changements de mode de vie, la filière du marché Bio s’est développée et adaptée : le parc de magasins bio a bondi de 25% entre 2010 et 2018 et la grande distribution est pour une bonne part dans cette progression avec de nouvelles enseignes (Naturalia, SO.BIO, Cœur de Nature), l’élargissement de ses rayons Bio et la création de partenariats avec des acteurs locaux (exemple de 1000pro.fr du groupe Casino).

De même depuis plusieurs années, les marchés du local (halles, marchés, AMAP, vente en direct, etc), de l’occasion, du troc, de la location répondent également à ces changements de mode de vie.

Vente directe, du producteur au consommateur  L’Observatoire des aliments, avril 2020

Enfin des chercheurs et des collectifs travaillent sur la création d’une véritable Sécurité sociale de l’alimentation  pour instituer une démocratie alimentaire , aider les plus démunis et inciter certains systèmes alimentaires plus que d’autres. Dans cette proposition, il s’agit de redonner du pouvoir d’agir aux citoyens pour accéder à l’alimentation en ayant les moyens d’orienter le système alimentaire à tous les niveaux : producteurs – consommateurs – distributeurs – transformateurs : c’est l’exemple des approvisionnements locaux qui soutiennent les producteurs locaux et qui donnent accès aux personnes à des produits frais.

Au niveau local et régional, les initiatives se multiplient. Petit tour d’horizon dans la région lyonnaise.

 

Des événements pour sensibiliser  à une consommation écologique et solidaire 

Ce mois d’octobre sont organisés à Lyon et Grenoble des événements pour mettre en lumière les alternatives éthiques et locales en matière d’alimentation et de consommation.

Ce festival est organisé par l’association The Greener Good qui a vu le jour en 2016.

Ce sont 2 jours de rencontres au château de Montchat (Lyon 3e) pour adopter des modes de vie et de consommation plus soutenables. Cette année l’accent a été mis sur le fait de se nourrir : s’alimenter durablement et sainement, s’informer, nourrir ses engagements et donner du sens aux actions.

En 2018, ils lancent une carte interactive des lieux lyonnais eco-responsables.  Elle permet de repenser son mode de vie de A à Z et à tout âge : il est possible de consommer bio, local, sans gluten, végétalien et d’acheter avec la monnaie locale, la gonette.

En 2020, ils publient un guide pour mieux consommer et favoriser l’économie locale à Lyon : 460 structures éco-engagées réunies dans un ouvrage de 228 pages. Des épiceries locales au salon de coiffure respectueux de la nature.

Pour l’association ANCIELA qui œuvre depuis 2014 pour la transition écologique et solidaire, il s’agit de faire rimer alimentation et transition. Elle défend parmi les 3 leviers pour une alimentation écologique et solidaire, la plus grande vigilance aux conditions de production des aliments qui viennent de loin, en privilégiant le commerce équitable et en organisant des groupements d’achats solidaires.

 

Pour l’occasion, l’association a édité un Carnet Agir à Lyon – édition spéciale Festival Agir à Lyon 2020

 

 

 

De nouveaux lieux d’approvisionnement pour acheter solidaires, responsables et collaboratifs 

« Manger mieux pour moins cher », a priori tout le monde est d’accord. Face à la toute-puissance de la grande distribution, les alternatives pour consommer mieux se multiplient, au risque de déboussoler le consommateur.

Les groupements d’achat sont nés du constat que la grande distribution exploite autant les producteurs que les consommateurs. L’idée qui en découle est de créer un pont entre ceux qui consomment et ceux qui travaillent. Il suffit alors de se réunir à 10, 20 50 personnes pour réaliser ensemble des commandes groupées de tout type de produits, du savon aux légumes.

Depuis plus d’un an, le supermarché coopératif participatif connaît un regain d’intérêt et se développe dans un grand nombre de villes de France. En 2019, l’Observatoire Société Consommation dénombrait 30 supermarchés coopératifs en France. Des citoyens y adhèrent pour pouvoir accéder à des produits sains et locaux au juste prix, d’autres sont motivés par la perspective de construire une alternative au capitalisme et à la grande distribution. Ils deviennent des « consom’acteurs ». Tous investissent beaucoup d’espoir dans ce modèle tourné vers la transition sociale.  Ces « nouveaux » supermarchés vont amener des changements d’état d’esprit, une autre éducation. Mais leur défi est important face à la force de frappe de la grande distribution : toucher des populations qui pour le moment ne sont pas prêtes à consommer autrement. Dans ce modèle commercial, le client est désormais acteur.

Il y a en France une tradition de coopératives de consommateurs qui date du XIXe siècle ; les crèches parentales et les campings de la Maif dans les années 30 avaient déjà ce fonctionnement. Ce qui est ajouté, c’est le côté participatif. Ce qui est nouveau, c’est que l’on applique ce modèle à un supermarché.

Cette nouvelle coopérative participative qui se développe en France à partir des années 2010 s’inspire du modèle de la Park Slope Food Coop de New York créée en 1973 et aujourd’hui composé de 16 000 membres. Toutefois depuis les années 1970, il y a eu des dizaines de tentatives d’imiter le Park Slope en Europe et en France mais le taux d’échec était de 100 %. D’autre part au commencement de ce modèle new-yorkais, les membres étaient très utopistes car le concept a émergé dans le mouvement de la contre-culture.

Le principe de base est le suivant : Il n’y a pas de clients mais des adhérents, qui donnent des heures mensuelles de bénévolat (entre 2h45 et 3h) pour avoir le droit d’acheter dans ce supermarché où les produits sont choisis en commun par les membres pour leur prix (jusqu’à 30% moins cher qu’ailleurs, tout en étant respectueux des coûts de production) et leur qualité, en majorité bio, local ou artisanal et pour certains avec une gamme importante pour l’alimentation végétarienne et flexitarienne. Pour y entrer et devenir coopérateur, il faut acheter sa part de capital (10 actions de 10 € pour le coopérant à son arrivée, ou 1 action pour les étudiants et les personnes en difficulté), ce qui permet aux membres d’avoir le sentiment d’être propriétaire du magasin, ainsi toutes les décisions sont prises en commun.

Le supermarché coopératif a très peu de salariés (en moyenne un pour 500 coopérateurs) qui assurent les tâches quotidiennes ; ce qui lui permet d’appliquer une marge fixe d’environ 20 % sur ses produits.

En France, plusieurs supermarchés de ce type ont déjà vu le jour, avec globalement la même charte et le même fonctionnement que la Park Slope :

Le documentaire « Ils ont créé leur supermarché »  sorti en 2019 présente l’expérience de création de Coopalim et Les Oies sauvages. Toutes suivent plus ou moins la même modèle de création : commencer petit, avancer par étapes, se former par la pratique, débattre et apprendre à faire des compromis. Les bonnes initiatives ne suffisent pas toujours.

Pour l’heure, chaque supermarché coopératif est un laboratoire en soi.

Pour trouver un magasin coopératif qui se lance dans votre ville, consultez la carte :

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A Lyon, le supermarché DEMAIN est dans les tuyaux à l’initiative de Matthieu Duchesne, un ancien directeur de la chaîne de fast-food KFC. Mais déjà l’association Les amis de Demain fondée en 2016 qui porte le projet a ouvert en octobre 2019 une épicerie sur 86 m² dans une ancienne banque dans le quartier de Gerland. D’ici à 2022, un grand supermarché de 500 à 1200 mètres carrés – « la taille d’un Lidl de ville » – doit remplacer l’épicerie, toujours dans le 7e arrondissement. Le bail actuel s’achève en juillet 2021 et une partie des membres est déjà en quête d’un nouveau local. La marché est énorme. Le futur supermarché comprendra près de 9000 références de produits, contre environ 2000 aujourd’hui.

L’épicerie compte actuellement 520 coopérateurs ; 2000 adhérents sont nécessaires pour l’ouverture de ce supermarché. Les futurs adhérents réalisent des stages en immersion au Groupement régional Alimentaire de proximité (GRAP) ou à la super Halle d’Oullins  car il faut se former à la gestion des commandes, du réassort, de la caisse, de la mise en rayon, etc.

L’épicerie actuelle sur Gerland est une étape intermédiaire pour tester les producteurs, les produits, et pour se familiariser avec le fait de travailler dans une épicerie. Au-delà des 3 heures mensuelles à donner, le plus gros frein pour l’adhésion reste la distance entre le magasin et son domicile car tous les membres n’habitent pas dans le quartier. Et la gageure de ce projet reste sa dimension sociale pour éviter « l’entre-soi » car pour l’instant la composition des coopérateurs est plutôt militante et jeune (l’âge médian est de 37 ans).

Enfin, le supermarché Demain ambitionne d’être plus qu’un simple lieu d’approvisionnement. A terme, il devrait inclure un « tiers-lieu », qui pourra mettre en place des animations autour de l’écologie ou de l’alimentation, une garderie, ou des locaux associatifs comme à la Food Coop de Brooklyn.

Le projet du Supermarché Demain est soutenu par le BOL. Il s’agit du pôle territorial de coopération économique (PTCE) dont l’objectif est d’encourager la relocalisation de la consommation alimentaire sur le territoire lyonnais en mutualisant les moyens de transport et les achats. Le BOL regroupe des entreprises ESS (Économie sociale et solidaire), des associations de développement agricole, des labo de recherche, des organisations d’insertion professionnelle.

De nombreux articles présentent ce nouveau projet alternatif lyonnais DEMAIN :

 


A NOTER dans vos agendas , ce rendez-vous sur Lyon :

Le jeudi 5 novembre prochain à la Bibliothèque municipale de Gerland vous aurez la possibilité de rencontrer de 17h30 à 19h des membres de l’épicerie Demain Supermarché  ainsi que ceux de l’épicerie sociale et solidaire du 8e, Epicentre


 

Enfin, si aujourd’hui Lyon n’est pas la première ville en France à proposer un supermarché participatif, il faut quand même rappeler que Lyon a accueilli la première coopérative de consommateurs bio en France créée en 1971 : Prairial. Installée à ses débuts dans le centre-ville de Lyon elle déménage définitivement à Vaux en Velin en 1990. Il s’agit d’un modèle précurseur fondé sur le bénévolat de personnes engagées qui pour mieux consommer donnent de leur temps et de leur personne pour faire vivre la coopérative. Mais avec l’explosion du bio dans les années 2000, Prairal s’est trouvée en concurrence avec d’autres modèles et pour perdurer a du se transformer en Scop. Depuis 2013, elle fonctionne avec 3 salariés.

 

D’autres circuits alternatifs existent également sur Lyon :

  • Le groupement d’achat VRAC (Vers un Réseau d’Achat en Commun)

L’idée ici est d’acheter en gros et en vrac des produits de base bio chez des producteurs locaux qui seront ensuite revendus à prix coûtant aux habitants des quartiers prioritaires ; il s’agit ainsi de rendre accessible à tous des produits équitables issus de l’agriculture biologique ou paysanne à des prix raisonnables tout en réduisant les déchets. Pour cela, le groupement d’achat supprime à la fois les intermédiaires en favorisant les circuits courts et en allant directement se fournir chez les producteurs locaux et le coût des emballages superflus en préférant la vente en vrac.

Ce projet VRAC a été lancé par le bailleur Est-Métropole Habitat (EMH) et la Fondation Abbé Pierre puis relayé à Lyon en 2013 par Boris Tavernier qui a créé l’association VRAC . Ce réseau qui a vu le jour dans les quartiers des Minguettes à Vénissieux, à la Duchère à Lyon et aux Noirettes de Vaulx-en-Velin compte aujourd’hui 14 épiceries éphémères dans les quartiers prioritaires de la Métropole de Lyon qui fonctionnent avec plus de 130 bénévoles. Les habitants accèdent mensuellement ainsi à des légumes bio et locaux qu’ils viennent acheter dans les locaux des centres sociaux, des MJC, des centres scolaires partenaires de leur quartier.

Sur Lyon cette démarche est accompagnée par 5 bailleurs sociaux qui participent financièrement à l’opération à hauteur de 10 000 euros ainsi que par les collectivités engagées.

Aujourd’hui ces épiceries sont installées également au Grand Vire à Vaulx-en-Velin, aux Buers à Villeurbanne, à Oullins, à Saint-Priest, à Saint-Fons, à Rillieux et à Givors.

Depuis le soutien de la fondation La France s’engage  , VRAC s’est également développé dans d’autres villes en France.

REPORTAGE : « Du bio, pas cher, dans les quartiers populaires : le pari de l’association Vrac » : pendant une après-midi fin 2019, le magazine Reporterre a pris part à une distribution du quartier de la Duchère aux côtés des adhérents. Explication du projet par l’équipe VRAC, entrevues avec les bénévoles, et participation aux étapes de la distribution.

 

La Fourmi ouvre en 2015 près de la place des Terreaux ; une deuxième épicerie à la Guillotière en 2018. Elle propose une gamme de produits de qualité à prix réduits issus du déstockage de grossistes ou d’invendus de producteurs locaux.

Ce modèle d’épicerie permet de repenser la distribution alimentaire et de sensibiliser aux DDM (Date de durabilité minimale) afin de limiter le gaspillage alimentaire. Il s’appuie sur la loi de 2016 contre le gaspillage alimentaire qui impose aux moyennes et grandes surfaces la redistribution de leurs invendus à des associations spécifiques et interdit par la même occasion l’endommagement volontaire de denrées encore consommables.

 

Et les collectivités locales, que font-elles pour soutenir la transition alimentaire

Sur cette question alimentaire, la Métropole de Lyon a présenté l’été dernier une stratégie alimentaire ambitieuse, visant à « reterritorialiser » l’approvisionnement des Lyonnais.

En favorisant l’approvisionnement local et de qualité, on crée des emplois non délocalisables, de la production (installation de nouveaux producteurs, préservation des emplois existants) à la consommation (création d’épiceries, distributeurs locaux) en passant par les transformateurs (meuniers, conserveries, traiteurs…).

Toutefois pour l’instant, seuls 4,6 % de la valeur des produits agricoles entre dans la consommation de l’assiette alimentaire des habitants de l’agglomération, selon les services de la Métropole de Lyon dont l’objectif « à court terme » est de passer « à 15% d’autonomie alimentaire », en augmentant les capacités de production du territoire et « en réorientant une partie de la production et (ou) de transformation actuellement exportée vers la demande locale ». Source Médiacités 

 

A Lyon, la ville s’est dotée depuis 2010 d’un label Ville équitable et durable qui met en lumière les entreprises éthiques de la région lyonnaise en listant les producteurs locaux et des commerçants responsables et respectueux de la santé et de l’environnement. Ce label décerné par la ville de Lyon vise à promouvoir l’économie sociale et solidaire à Lyon et à répondre aux enjeux du développement durable à travers une consommation responsable.

 

Début 2020, la Chambre régionale de l’économie sociale et solidaire a lancé un appel à projets « Nourrir l’avenir » 2020 – Alimentation durable.

Le ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation a dévoilé à l’occasion de la journée mondiale de l’alimentation le 16 octobre dernier les 24 nouveaux projets alimentaires territoriaux retenus dans le cadre de l’appel à projets 2019-2020 du Programme national pour l’alimentation. Trois de ces projets sont issus de la région Auvergne-Rhône-Alpes.

 

Conclusion

L’évolution des pratiques de consommation alimentaire n’est qu’un des volets des défis sociétaux à relever face aux problématiques sanitaires, environnementales et climatiques ; une transition plus vaste de notre système de production agricole et de nos systèmes alimentaires est nécessaire et doit être portée par des politiques publiques ambitieuses.

 

 

RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES

Des articles de revues et journaux

Des guides

Des films

Des ouvrages

Une BD

Une thèse

Des productions documentaires de la Bibliothèque municipale de Lyon

 

 

 

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