Le portrait du mois

Ninon Vallin

Rencontrez chaque mois, l’une des nombreuses personnalités qui ont forgé l’histoire de Lyon et de la région au fil des siècles.

- temps de lecture approximatif de 2 minutes 2 min - Modifié le 06/05/2017 par Laurent D

Joséphine-Eugénie Vallin dite Ninon Vallin est une cantatrice (soprano lyrique) française née à Montalieu-Vercieu (Isère) le 8 septembre 1886. Plus connue à l'étranger qu'en France, Ninon Vallin, « la diva iséroise », fut sans contexte l'artiste lyrique française la plus reconnue et la plus encensée de la première moitié du XXe siècle.

Portrait de Ninon Vallin.
Portrait de Ninon Vallin. Fonds Léon Vallas, 1879-1956 Bibliothèque Municipale de Lyon

Éléments biographiques

Elle fait preuve de dispositions pour la musique et chante pour la première fois en public à 10 ans.

Elle fait des études au Conservatoire de Lyon où elle obtient, après trois ans, un Premier Prix, pour débuter dans de petites salles de la région. Notée par Vincent d’Indy et munie de ses recommandations, elle monte à Paris en 1907.

Le public parisien tombe très vite amoureux de cette voix magnifique. Debussy lui fait cette dédicace :  « à celle qui fut si mélodieusement toutes les voix du Martyre de Saint-Sébastien, mon très reconnaissant hommage ».

Rencontre avec Albert Carré, le directeur de l’Opéra-Comique qui lui conseille de se consacrer à l’opéra plutôt que de continuer à chanter des mélodies.

Elle y fait ses débuts en 1912 pour ne s’arrêter que 45 ans plus tard, à l’âge de 71 ans, non sans avoir chanté sur toutes les grandes scènes du monde, de la Scala à Montevideo, en passant par Covent Garden et le Metropolitan de New York, et avoir enregistré 458 disques.

Elle enseigne ensuite le chant au Conservatoire de Lyon jusqu’à son décès en 1961, à 75 ans

A découvrir dans nos collections

Biographie, discographie,  de Ninon Vallin

Anecdotes

Un parfum et une rose porte son nom : Au cours d’un récital donné par la cantatrice le 31 mars 1934 dans le coquet théâtre municipal de vienne, J.Gaujard, propriétaire des Roseraies Pernet-Duchère à Feyzin, qui se trouve dans la salle, bouleversé par l’engouement du public, décide sur-le-champ la création d’une Rose Ninon Vallin.

En 1938 le député du Rhône Pierre Burgeot, membre du groupe parlementaire de défense de l’art musical et théâtral sollicite Ninon Vallin pour une réflexion sur le lyrique en France.  Il en naît un ouvrage: La grande pitié du théâtre lyrique français et la décadence du goût musical français (édité par le Nouvelliste, Lyon 1938). Vallin y écrit: « M.Burgeot a bien fait de pousser le cri d’alarme, car il est grand temps, – peut être est-il trop tard – de redonner à notre grand et cher peuple de France le goût de la musique, du chant et de l’art lyrique, serviteurs d’un idéal auquel il a toujours été fidèle, et de redonner, face aux autres nations qui, dans ce domaine, nous dépasse largement, une impulsion nouvelle au théâtre français, moyen incomparable de culture intellectuelle et morale.  »

Retro-presse

Chez Mlle Ninon Vallin, une interview du journal L’intransigeant, réalisé « au saut du lit ».

 

L'intransigeant 1924-03-23 Gallica

L’intransigeant 1924-03-23 .  Gallica, Bibliothèque Nationale de France

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