Quand Paris descend à Lyon

Le Prix de la nouvelle et les « Rencontres de Résonances »

- temps de lecture approximatif de 12 minutes 12 min - Modifié le 22/09/2021 par prassaert

En une vingtaine d'années, une ville de Province, pourtant réputée pour sa froideur, allait être le théâtre de l'une des plus belles aventures de décentralisation artistique et littéraire de l'après-guerre.

Jury du premier Prix de la nouvelle, 14 janvier 1955. De g. à d. : Jean Reverzy, Suzanne Michet, Joseph Jolinon, Albert Gravier, Jean-Jacques Lerrant, Françoise Sagan, Robert Proton de la Chapelle, Régis Neyret et Gabriel Chevallier. BM Lyon © Marcelle Vallet.

Avec la défaite de 1940 et la signature de l’Armistice, Lyon devint la capitale de la zone libre. A partir de septembre, la presse parisienne fuyant la capitale y fut accueillie après de courtes étapes par Tours, Limoges, Toulouse, Bordeaux ou Clermont-Ferrand. Les directions de la plupart des grands titres de presse français – une douzaine de quotidiens et presque autant de périodiques, auxquels il fallait encore ajouter quelques feuilles de la presse quotidienne helvétique vendues en France Libre jusqu’en novembre 1942 – arrivaient donc à Lyon, en ordre dispersé, pour y poursuivre leurs activités. Elles trouvèrent auprès de leurs collègues lyonnais un asile précaire et provisoire pour leurs rédactions et leurs imprimeries. Le Figaro fut ainsi recueilli dans des locaux vacants de l’hôtel du Nouvelliste, rue de la Charité ; Le Temps et Le Journal furent respectivement hébergés au Progrès de Lyon et au Lyon Républicain. Quant à L’Action française, elle trouva refuge dans les bureaux du Lyon Soir, rue de la République, tandis que son « Imprimerie spéciale » s’installait au Salut Public de la rue Molière.

Le 18 avril 1941, une maison de la presse parisienne fut inaugurée au sein d’un vétuste immeuble mis à sa disposition sis 3, rue de la Fromagerie, où siégeait jadis, au temps de « Myrelingues la brumeuse », les échevins de la cité. Nouvellement aménagée, dotée d’une salle de rédaction, d’un bar et d’un restaurant, cette maison devint rapidement un lieu d’échanges conviviaux de tous ordres – littéraires, artistiques, sportifs… et quelques fois même politiques, lorsqu’il prenait à Henri Béraud de lancer l’anathème contre Londres – où se rencontraient reporters, critiques et billettistes de la presse française libre, tant parisienne que lyonnaise.

Parmi eux se retrouvaient les gloires du monde des lettres de l’époque. André Billy, brillant chroniqueur du Figaro, habitait non loin de là dans l’immeuble du restaurant Rivier, 1, place des Terreaux ; Jean Giraudoux séjournait par intermittence dans un petit meublé du quartier Saint-Paul, tandis qu’Alexandre Arnoux, auteur de Rhône, mon fleuve (1944), logeait au pittoresque hôtel Saint-Nizier. On y croisait également quelques notoriétés du moment comme Emile Henriot du Temps, Wladimir d’Ormesson et Louis-Gabriel Robinet du Figaro. Les jeunes – Kléber Haedens, Louis Auphand ou Michel Déon – y côtoyaient les anciens, dont certains avouaient d’ailleurs une véritable aversion pour cette ville : « J’avais cru aimer les quais du Rhône et de la Saône, le quartier Saint-Jean, le faubourg des canuts, les terrasses de Fourvière, mais ce n’était qu’une illusion » écrira Michel Déon dans Mes arches de Noé, « Le Lyon de l’occupation était à peine plus sinistre que le Lyon libre. On y respirait un air saumâtre et empoisonné l’hiver et l’automne. On marchait à tâtons dans des rues sans lumière envahies par le brouillard. Pas de concierges, mais des portes dont il fallait posséder la clé, des communications étranges entre les îlots d’un immeuble et les quartiers, par des passages voûtés, les traboules, où l’on s’enfonçait dans une odeur de moisi, d’ordure et de rat ». Quant aux Lyonnais, ils offraient à tous ces Parisiens exilés un accueil assez réservé, un peu jaloux sans doute, et parmi eux l’abbé André Chagny, Joseph Jolinon, Frédéric Dard, Marcel Grancher, Henri Clos-Jouve, Tancrède de Visan, Paul Soupiron, Jean Clère ou André Pastré.

Envoi d’A. Billy à Henry Joly, conservateur de la BM de Lyon : « A M. et Mme Joly pour leur redire toute la reconnaissance et toute la sympathie d’un hôte fidèle de la Bibliothèque de Lyon ». Lyon, 15 octobre 1942.

Au cours de cette période se nouèrent malgré tout des amitiés solides et durables. A la Bibliothèque du Palais Saint-Jean où une salle leur avait été consentie grâce à la courtoisie du conservateur en chef, René Massigli rassemblait les éléments d’une histoire diplomatique qu’il avait pour partie vécue, tandis que Gérard Bauër préparait ses billets pour Le Figaro, signés du pseudonyme de « Guermantes ». Mais le plus fidèle d’entre eux fut sans doute André Billy qui, sous la double casquette de littérateur et de journaliste, poursuivait à Lyon des recherches historiques dans les vieilles rues des quartiers Saint-Jean et Saint-Georges. Dès les premiers jours de son arrivée, elles l’avaient attaché à une ville où il se créa de chaleureuses sympathies dans les milieux littéraires et religieux. En trois ans, il ne lui consacra pas moins de quatre ouvrages, fournissant ainsi son tribu à notre histoire locale en publiant successivement Le double assassinat de la maison du Boeuf (1941) et Herbe à pauvre homme (1942) – tous deux consacrés à de mystérieux crimes lyonnais des XVIIIe et XIXe siècles -, J.K. Huysmans et ses amis lyonnais (1942) et surtout Rue Maudicte et à l’entour (1943), une histoire des hérésies lyonnaises.

Au lendemain de la Libération de Lyon, les écrivains et journalistes parisiens repliés à Lyon n’eurent cependant qu’un but : regagner au plus tôt la capitale et les bords de la Seine. Dans l’euphorie du moment, ils entrainèrent à leur suite quelques Lyonnais, comme Frédéric Dard ou bien encore René Tavernier qui allait poursuivre en d’autres lieux la revue Confluences. Quant à la maison de la presse parisienne, elle allait fermer ses portes en septembre 1946. Les journaux qui avaient continués à paraître, marqués du sceau de la collaboration, étaient désormais interdits. Le Nouvelliste de Lyon, le Lyon Républicain et Le Salut Public avaient quitté les kiosques, tout comme Paris Soir ou L’Action française. A Lyon, Le Progrès, qui s’était sabordé le 11 novembre 1942, était autorisé à reparaître, bien que sous une forme encore réduite à deux pages. Quant à Charles Maurras qui dirigea L’Action française pendant toutes ces années-là depuis un modeste garni de la rue Franklin, il attendait son procès. Il se tiendra devant la Cour de justice de Lyon en janvier 1945. La messe était dite.

Resonances, no.1, octobre 1953. Maquette de Francis Deswarte. BM Lyon, 950743.

La paix revenue, la ville de Lyon se retrouvait donc dans un quasi-désert intellectuel. C’est pourtant dans ce contexte qu’allait naître l’une des plus belles aventures littéraires et artistiques des Trente Glorieuses. En 1953, Robert Proton de la Chapelle, également connu en tant que critique musical du quotidien L’Echo-Liberté sous le pseudonyme de Robert de Fragny – et la signature « R. de F. » -, confiait en effet la création et la direction d’un nouvel organe de presse à Régis Neyret, jeune ami de son fils. Sous le titre de Résonances, le premier numéro de cette revue paraissait en octobre 1953 aux éditions S.M.E., petite maison d’éditions professionnelles qui publiait par ailleurs Métallurgie, l’organe de la métallurgie régionale.

Jury du Prix de la Nouvelle, 20 janvier 1956. De g. à d. : Robert de Fragny, Louise de Vilmorin, Régis Neyret et Henry Joly. BML © M. Vallet.

 

Jury du Prix de la nouvelle, [16 février 1957]. De g. à d. : M. Montans, A. Gravier, P. Javet, R. Neyret, R. de Fragny, G. Chevallier, M. Jacob, M. Sonnet, J.-J. Lerrant, J. Jolinon, S. Michet, G. Baüer, R. Butheau. BML © M. Vallet.

D’abord destinée à être le support de l’orchestre philharmonique de Lyon en donnant notamment ses programmes, la revue Résonances s’était rapidement ouverte à tous les aspects de la vie culturelle. Ses premiers numéros regroupaient ainsi des articles de Parisiens et de Lyonnais. Au plan lyonnais, chaque rubrique avait sa plume : Suzanne Michet pour les lettres, Marcel Michaud pour la poésie, Jean-Jacques Lerrant pour la peinture, Henry Joly – sous l’énigmatique signature A.S.-L.* – pour le théâtre, Albert Gravier et Robert de Fragny pour la musique, Maurice Montans pour le cinéma et la télévision. Une équipe de base qui se complétait de quelques chroniqueurs parisiens réguliers : Emile Vuillermoz pour la musique, Pierre Humbourg pour le théâtre, René Tavernier puis Yves Florenne pour la littérature. Sans compter les occasionnels qui se joignirent à la revue par amitié : Maurice Jacob et Edmond Locard, les journalistes Marc Sonnet (de L’Écho-Liberté), Xavier Salomon (A.I.G.L.E.S.) et Robert Butheau (du Progrès de Lyon), les écrivains Gabriel Chevallier, Joseph Jolinon et Jean Reverzy, le critique d’art Marius Mermillon… et quelques « extras », comme le compositeur Ennemond Trillat, le peintre Pierre Combet-Descombes et beaucoup d’autres.

 

Jury du Prix de la nouvelle, [s.d.]. De g. à d. : R. de Fragny, S. Michet, H. Joly, M. Jacob, J. Jolinon, M. Montans, B. Clavel, J.-J. Lerrant, Combet-Descombes, J. Cayrol [?], J. Reverzy et A. Gravier. BML © M. Vallet.

Un an après le lancement de la revue, un concours de nouvelles placé sous le patronage de Résonances fut organisé. Sa raison première ? Un genre qui se meurt ou qui n’ose pas dire son nom : « On ne sait plus, ou on ne veut plus, composer en cent lignes un drame en raccourci, un roman en puissance ». Le règlement en fut dévoilé dans le numéro du 15 octobre 1954. S’adressant à toute personne née à Lyon ou originaire de la région rhodanienne, ce prix était doté d’une somme de 25.000 anciens francs couronnant la meilleure nouvelle reçue, quel qu’en soit le sujet.

 

Remise du Prix de la nouvelle. Au centre, Maurice Montans. BML © M. Vallet.

L’attribution du « Prix Résonances de la nouvelle », décerné jusqu’en 1968, était un grand moment de la vie culturelle lyonnaise. Le jury, placé sous la présidence d’honneur d’André Maurois, attirait chaque année à Lyon un écrivain différent, convaincu par Suzanne Michet de venir y partager ses travaux. Des écrivains aussi différents que Françoise Sagan, Louise de Vilmorin, Marcel Achard, Gérard Bauër, Hervé Bazin, Jean Cayrol, André Billy, Armand Lanoux, Bernard Pivot et tant d’autres, firent successivement le déplacement afin d’assurer le concours de leur présidence. Chaque délibération était suivie d’un dîner littéraire dans l’un des restaurants de la ville, parfois même au Cercle du commerce où se réunissait une centaine de convives autour de la vedette du jour qui se voyait remettre son prix sous la forme d’un sac de jute remplit de pièces.

Rencontres Résonances chez Morateur, s.d. De g. à d. : Suzanne Michet, Xavier Salomon, Marcel Marceau et Charles Gantillon. BML © M. Vallet.

Ainsi, peu à peu, la revue Résonances se colora plus de littérature que de musique, ce qui conduisit à organiser des réunions amicales et hebdomadaires sur le principe des cafés littéraires – les « Rencontres de Résonances » – dont le programme avait été diffusé par le biais de la revue et avec le soutien de quelques libraires et galeristes lyonnais :

« Nombre de personnalités lyonnaises, comme beaucoup de célébrités de passage, comme aussi les jeunes, espoirs de demain, demeurent bien souvent, à Lyon, des isolés. Dans quel coin, en effet, un acteur connu, un romancier de talent, un jeune poète (ou peintre ou musicien) est-il sûr de rencontrer aujourd’hui nos artistes et nos gens de lettres ? Nous n’avons ni Place du Tertre, ni Café de Flore, ni Boulevard Saint-Germain. Nous avons eu la Maison de la Presse, mais elle a disparu.

Certes Lyon possède d’estimables et anciennes académies, des cercles très vivants, des clubs et des associations variés. Depuis plusieurs années, le Syndicat d’Initiative et quelques personnes se sont attachés à dissiper la légende d’un Lyon inhospitalier.

Mais il manque à notre ville un point de contact permanent, un lieu de rencontre fixe, connu « urbi et orbi », où l’on puisse retrouver artistes et intellectuels, étudiants et vedettes consacrées. […]

Qu’on s’entende bien : il n’est pas question d’académie, de cercle ou de club nouveau ; il n’est pas question de demander des cotisations, de distribuer des cartes de membres ou d’élire un bureau de président, vice-président et trésoriers.

Nous vous demandons seulement de bien vouloir passer quelques instants, entre 18 et 20 heures, chaque vendredi, au snack-bar de Morateur, 14, rue Grôlée. Chacun règlera son écot, bien entendu (« Résonances » n’ayant ni la possibilité, ni la vocation du mécénat). […]

Et, ensemble, nous deviserons de tout et de rien, de littérature, d’art, d’urbanisme, ou de tout autre sujet. Nous essayerons aussi de faire perdre à Lyon sa réputation immérité de froideur et nous tâcherons de créer cette ambiance de sympathie si nécessaire à l’éclosion de talents nouveaux » (Résonances, 15 novembre 1955).

Rencontres Résonances chez Morateur : Joseph Jolinon et Jean Reverzy, s.d. BML © M. Vallet.

A partir du 18 novembre 1955 et pendant deux saisons, ces rencontres se déroulèrent chez Morateur, un grand café-restaurant lyonnais dirigé par Nelly Poirier à l’angle des rues Jussieu et Grôlée, sur l’emplacement de l’actuelle Brasserie de Georges Blanc. Selon un rituel bien établi, les personnalités de passage à Lyon, amis des arts et des lettres comme on disait à l’époque, arrivaient le vendredi et étaient emmenées par l’un des convives lyonnais chez Morateur où, invitées à boire un verre, elles terminaient la soirée par une rencontre-débat animée au micro par Maurice Montans, vedette de l’émission Samedi chez vous de la toute jeune télévision régionale. Le samedi, les écrivains signaient leur livre dans l’une des librairies lyonnaises – généralement à la librairie La Proue ou à celle des Archers -, puis le week-end se clôturait par un concert de la philharmonique, le dimanche à 18 heures.

Charles Gantillon (directeur des Célestins) en discussion avec Françoise Sagan, [14 janvier 1955]. BM Lyon © Marcelle Vallet.

Les Rencontres de Résonances connurent un succès immédiat. Ainsi, plus d’une centaine de personnes se précipitèrent à la première soirée où le directeur des Célestins Charles Gantillon était accompagné d’André Luguet. Pendant deux ans, écrivains, artistes, personnalités du monde du théâtre ou du cinéma, se sont rencontrées à Lyon sous l’égide de Résonances. Danielle Delorme, Marie Bell, Jacqueline du Bief, Jean-Louis Barrault, Marcelle Auclair, Alain Prévost, Serge Govy, Roger Ikor, Roger Planchon ou bien encore Le Corbusier, pour n’en citer que quelques-uns, se sont succédés dans les salons tamisés de Morateur… et sous l’œil attentif de la photographe Marcelle Vallet recrutée pour l’occasion.

 

Rencontres Résonances chez Morateur, s.d. De g. à d. : Emile Brémond (directeur du Progrès), Jean Chavrier, Alfred Adam, Marie Bell, Hélène Brémond et Robert Proton de la Chapelle.

Cependant, victimes de leur succès, ces libres rencontres furent rapidement envahies – puisqu’elles étaient libres – par des dames lyonnaises de plus en plus nombreuses, « un peu poétesses, un peu artistes, un peu rien du tout ». Débordé par une organisation de plus en plus pesante et appelé par d’autres défis – la sauvegarde du Vieux Lyon, entre autres choses -, Régis Neyret mettait fin à l’expérience des « Rencontres de Résonances » au mois de juin 1957. La revue continua quant à elle sa parution avec des fortunes diverses. Après la disparition de Jean Reverzy, de Marius Mermillon, de Marcel Michaud et surtout d’Emile Vuillermoz, une nouvelle équipe se forma, mais l’élan premier n’y était plus. Résonances prit alors à son bord divers confrères comme Le Spectateur lyonnais, puis s’allia en 1972 à La Vie lyonnaise. Devenu un magazine d’informations régionales, le bimensuel passa en d’autres mains. En 1980, le titre (renommé Lyon magazine) était racheté par la société villeurbannaise Comareg, fondée et dirigée par Paul Dini qui éditait déjà une série de journaux d’annonces gratuites dans le Sud-Est (le 69, le 38, le 42, etc.), avant de disparaître définitivement deux ans plus tard.

Rencontres Résonances chez Morateur, 29 décembre 1955. De g. à d. : Roger Ikor (Prix Goncourt, 1955) et Serge Govy (Prix Renaudot, 1955) signent le Livre d’Or du restaurant. BML © M. Vallet.

Pendant une vingtaine d’années, la revue Résonances tint son pari. Elle lança un concours de nouvelles avec la collaboration de Suzanne Michet, elle organisa des rencontres d’écrivains et d’artistes, elle se passionna pour l’esthétique urbaine, le Vieux Lyon et l’architecture contemporaine, elle aida à la promotion de nouveaux metteurs en scène comme Roger Planchon, Marcel Maréchal ou Louis Erlo, elle servit de banc d’essai à de jeunes auteurs régionaux tels que Bernard Clavel ou Louis Calaferte. En somme, elle remplit dans le domaine littéraire son rôle d’attraction, de cohésion et de diffusion. Elle servit, à sa manière, la cause des arts en notre ville.

Rencontres Résonances chez Morateur. Antoine Demilly ou le chasseur chassé, s.d. BML © M. Vallet.

 

* A.S.-L : acronyme d’ « Âne selon Léon », sobriquet que le critique musical Léon Vallas avait attribué, de façon un peu trop définitive, à l’ancien conservateur de la Bibliothèque de la Ville de Lyon.

 

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One thought on “Le Prix de la nouvelle et les « Rencontres de Résonances »”

  1. benand dit :

    Lu à Thonon les Bains en ce jour du 1er Aout 2021 (aussi fête nationale de la Suisse !)

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