Jacques Balmat

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- temps de lecture approximatif de 3 minutes 3 min - Modifié le 06/05/2017 par Laurent D

Jacques Balmat, dit Balmat du Mont-Blanc ou Mont Blanc, né en 1762 dans la vallée de Chamonix dans le village des Pèlerins, était un chasseur de chamois, cristallier, aventurier et guide montagne qui marqua l'histoire de l'alpinisme en réalisant la première ascension du mont Blanc le 8 août 1796 en compagnie du Docteur Paccard.

Portrait de Jacques Balmat
Portrait de Jacques Balmat

Sa vie en (très) bref

Pendant sa première jeunesse, il emploie son temps à cultiver les champs paternels et à rechercher des minéraux, qu’achètent les voyageurs qui visitent la vallée.

A dix-huit ans, il s’aperçoit qu’il est ensorcelé. Son existence prend un sens : il ira à la conquête du sommet du Mont Blanc, encore inaccessible. On raconte qu’il montait en deux heures au sommet de la montagne de la Côte (Massif du Mont-blanc), là où il en faut quatre à un marcheur normal ; « un jarret du diable et un estomac d’enfer… j’aurais marché trois jours de suite sans manger ».

Deux ans plus tard, il se marie. Selon la rumeur, sa femme, terrifiée par sa réputation, lui arrache la promesse de renoncer à son idée fixe, la Montagne Blanche.

Monter là-haut ! Monter le premier ! Cette idée fixe devient pour lui une souffrance. Il entreprend seul plusieurs tentatives infructueuses de divers côtés. Début juillet 1786 au retour d’une expédition qui aurait pu lui être fatale, Il s’abat sur le foin de sa grange dort un jour et une nuit. Au réveil il murmure : « J’ai ma route ».

Sûr de réussir; il veut s’assurer que son exploit ne sera pas mis en doute. Il se résout à faire part de sa découverte au docteur Paccard, et l’associe à son projet. Les deux hommes partent à l’assaut du sommet le 8 août 1786 à l’aube, sans cordes, sans piolets ni crampons, par un itinéraire dangereux. Ils parviennent au sommet du Mont-blanc à 18h23.

Après l’ascension il reçoit la prime par H.B de Saussure, le surnom de « Mont-blanc » accordé officiellement par le roi de Sardaigne, souverain du Piémont et de la Savoie, et diverses récompenses.

Il se construit une maison, continue à guider les voyageurs, introduit l’élevage du mouton mérinos dans la vallée, et recherche des filons d’or.

Le guide disparaît en 1834 à l’âge de 72 ans en tombant dans une crevasse dans le Grand Mont Ruan alors qu’il cherche un filon d’or. Son corps n’a pas été retrouvé.

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Anecdote

Malgré les salaires et les récompenses de la victoire, Jacques Balmat connaît des déboires financiers, événements familiaux heureux et malheureux. Il se met en quête d’un filon d’or. Peut-être même d’une notoriété ! Au point de conter une étrange version de l’ascension à Alexandre Dumas, au mois d’août 1832. Une version dont le romancier tire un texte fleuve – un chapitre entier sur Jacques Balmat dit Mont-Blanc, dans ses Impressions de voyage en Suisse (1833-1834) : « Je le remerciai de m’avoir fait l’honneur d’accepter mon invitation. Le brave homme crut que je me moquais de lui : Il ne comprenait pas qu’il fût pour moi un être tout aussi extraordinaire que Colomb, qui trouva un monde ignoré, ou que Vasco, qui retrouva un monde perdu ».

Retro-presse

Jacques Balmat disparu le 18 septembre 1834 à l’âge de 72 ans sur le glacier du Mont Ruan en cherchant de l’or. Sa mort restée inexpliquée donnera lieu à des polémiques, suppositions et rumeurs. En juin 1855 on cru son corps retrouvé parfaitement conservé dans une crevasse de glacier. C’était dans le Journal de Genève du 3 juillet 1855 (p.3) [PDF]

Information démentie quelques jours plus tard dans la Gazette de Lausanne du 17 juillet 1855 (p.3) [PDF], « pour faire justice à cette  erreur involontaire ».

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