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Jack Lang à Lyon pour « L’Amour de l’art »

- temps de lecture approximatif de 1 minutes 1 min - par Laurent D

Cette rubrique propose de revenir sur des événements survenus à Lyon et dans la région au cours des deux derniers siècles, dans les domaines les plus divers, à travers un article de la presse locale de l’époque, une photographie, ou une illustration

1re Biennale d
1re Biennale d'art contemporain de Lyon. Vernissage avec Jack Lang et Michel Noir. Auteur, Marcos Quinones. Fonds Lyon Figaro. © Bibliothèque municipale de Lyon

2 septembre 1991, Lyon s’apprête à inaugurer sa première biennale d’Art contemporain. La première également à se tenir hors de Paris selon les volontés conjuguées du ministère de la culture et de la municipalité. « L’amour de l’art » puisque tel est son nom entend, 20 ans après l’Exposition « Pompidou » de 1972 porter un regard généraliste sur la création et «  la force de l’art » en France. Thierry Raspail et Thierry Prat les directeurs artistiques de l’événement, par ailleurs responsables du Musée d’Art Contemporain de Lyon, ont l’intention de réussir une exposition-manifeste et d’envergure. Rassemblés sous la Halle Tony Garnier 69 artistes, chacun disposant d’un espace équivalent de 120m² fermé par une porte ajourée, exposent 69 œuvres inédites. L’événement témoigne de l’évolution des mentalités en France vis-à-vis de l’art contemporain ; la connaissance progresse, la reconnaissance aussi grâce à des manifestations d’envergure internationale, telle cette biennale de Lyon. Une opération de prestige que le ministère de la culture soutient à fond. La preuve en est la présence à l’inauguration officielle de Jack Lang. Pour le maire, Michel Noir, cette 1ere biennale de Lyon « devrait permettre aux milieux amateurs et professionnels de situer au plan international la production française actuelle. Offrira-t-il le même intérêt au public lyonnais ? Celui-ci sera-t-il sensible au don de l’artiste de saisir son temps ?  » Pour Thierry Raspail, « L’amour de l’art », le titre, contient « une candide assertion : une référence à la sympathie ».

Sources :

• « L’amour de l’art, ou des egos gros comme ça » / Nelly Gabriel in Lyon Figaro, 2 septembre 1991, p.34-35.
L’amour de l’art : une exposition de l’art contemporain en France

 

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