Claude Bernard : un illustre chercheur natif du Beaujolais

- temps de lecture approximatif de 21 minutes 21 min - Modifié le 22/06/2016 par Département Lyon et région

Si l'université et le quai Claude Bernard sont des lieux familiers des Lyonnais, peu savent vraiment qui est ce savant. Pourtant, en tant que père de la médecine expérimentale, il bénéficie d'une renommée mondiale. La réouverture, à l'automne 2014, du musée qui lui est consacré dans le Beaujolais et qui a été réaménagé est l'occasion de redécouvrir à la fois l'homme et le physiologiste qui a révolutionné les sciences du XIXe siècle et légué une méthode toujours en vigueur.

Portrait de Claude Bernard (1813-1878) © Wikimedia Commons
Portrait de Claude Bernard (1813-1878) © Wikimedia Commons

Sommaire

1. Des premières années en terres beaujolaises à la consécration parisienne

2. Claude Bernard aujourd’hui

- 2013 : les célébrations du bicentenaire de sa naissance
- Une influence décisive
- Les statues à son effigie
- Le nouveau musée Claude Bernard de Saint-Julien-en-Beaujolais

1. Des premières années en terres beaujolaises à la consécration parisienne

C’est à Châtenay, hameau entouré de vignes près du village de Saint-Julien-en-Beaujolais, à 40 km de Lyon où ses parents sont petits vignerons et négociants en vin, que naît Claude Bernard le 12 juillet 1813. La maison natale appartient depuis le XVIIe siècle à ses ancêtres maternels. Sa mère est une femme douce et pieuse et Claude Bernard lui vouera un véritable culte toute sa vie. Il fait ses études au collège des Jésuites de Villefranche-sur-Saône (Rhône) puis au collège royal de Thoissey (Ain). Rien ne le prédestine à devenir l’un des plus grands scientifiques du XIXe siècle.
Au moment de ses 18 ans, son père a des difficultés financières : il faut donc qu’il gagne sa vie. Il n’est pas bachelier, on l’envoie à Vaise chez l’apothicaire Millet, 94 rue Royale (actuellement 19 Grande rue de Vaise) en qualité d’élève pharmacien. Il passe ses soirées libres au théâtre des Célestins. Au bout de 19 mois, il quitte l’officine.

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Personnage atypique, il tente tout d’abord une carrière d’écrivain et de dramaturge et écrit une pièce, “La Rose du Rhône” qui est représentée à Lyon, notamment passage de l’Argue, et un drame historique, “Arthur de Bretagne”. Fort de ces deux manuscrits, il se rend à Paris en 1834, mais, l’illustre critique Saint-Marc Girardin (1801-1873) le décourage et lui conseille d’apprendre plutôt un métier et de garder la littérature pour ses heures de loisirs.

Abandonnant donc la littérature cette même année (1834), il passe son bac à grand peine et s’inscrit alors à la faculté de médecine de Paris ( celle de Lyon est créée en 1874).

C’est un étudiant moyen, consciencieux mais sans éclat. Reçu à l’externat en 1837 et à l’internat des Hôpitaux de Paris en 1839, il entre à l’Hôtel-Dieu dans le service de son aîné et maître à penser, le physiologiste François Magendie puis devient son préparateur au Collège de France. Avec lui, il découvre sa véritable vocation : l’expérimentation physiologique.

Son mariage en 1845 avec Françoise Martin dite Fanny, fille d’un riche médecin parisien, lui permet de poursuivre ses recherches grâce à la dot de celle-ci. Ils ont quatre enfants : deux garçons morts en bas âge et deux filles restées célibataires. Ils se séparent en 1869.

En 1848, il est le premier président de la Société de Biologie. Les découvertes et les succès s’enchaînent et lui donnent assez rapidement une renommée internationale.

On crée pour lui une chaire de physiologie générale à la Sorbonne ; en 1869, sa chaire est transférée au Muséum d’histoire naturelle. Après la mort de Magendie, en 1855, il lui succède à la chaire de médecine expérimentale au Collège de France.
Il se donne entièrement à son métier d’enseignant et de chercheur. En dépit de ses débuts incertains, il révolutionne de fond en comble la physiologie. Ses travaux portent sur des sujets très variés. Les premiers sont consacrés au rôle du suc gastrique (1843) et du suc pancréatique (1849) dans la digestion. Mais il est surtout connu par la découverte capitale de la fonction glycogénique du foie.
Il poursuit l’étude du corps humain et du vivant dans plusieurs domaines : le concept de milieu intérieur, l’action du curare à partir de flèches empoisonnées rapportées d’Amérique du sud, les anesthésiques, le mode d’action de l’oxyde de carbone sur l’hémoglobine du sang… Ses recherches permettent de comprendre la digestion, la régulation endocrinienne, l’homéostasie, l’élucidation du phénomène du diabète, les rôles du pancréas et du système sympathique dans la régulation thermique et la vasomotricité.

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Claude Bernard achète en 1860 la belle maison de maître située tout près de sa maison natale. Dès lors, il s’y rend régulièrement chaque été et s’assure lui-même des vendanges et de la vente de ses vins.

A Saint-Julien, il trouve le calme nécessaire à ses recherches, mais travaille également en faveur du beaujolais en étudiant le phylloxera, cet insecte parasite de la vigne, et la fermentation alcoolique du jus de raisin.
En plus de son attachement à la vigne, Claude Bernard aime les plantes, particulièrement les pervenches, les violettes, le lilas. Un intérêt esthétique, mais pas uniquement, puisque en 1868, professeur de physiologie au Muséum d’histoire naturelle, il consacre son cours aux phénomènes communs aux animaux et aux végétaux.

A la fois scientifique et artiste, Claude Bernard ne sépare pas la science de la philosophie ni la médecine des arts.

Parmi ses nombreux auditeurs à la Sorbonne et au Collège de France, est présent un personnage illustre, Louis Pasteur qui devient son ami.
Avec une autre étudiante, la belle Marie-Sarah Raffalovitch, il noue une amitié profonde. Elle traduit certains travaux de Claude Bernard en russe et en allemand. Ils échangent plus de 500 lettres en dix ans, et c’est elle qui lui apporte un vrai réconfort moral durant les dernières années de sa vie.
Paul Bert, Albert Dastre, Arsène d’Arsonval, Louis-Antoine Ranvier font aussi partie de ses brillants élèves.

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Tableau de Léon Lhermitte, “Claude Bernard dans son laboratoire faisant ses expériences de vivisection” (1889) représentant C. Bernard entouré d’élèves et des préparateurs Nestor Gréhant, Victor Alphonse Amédée Dumontpallier, Paul Bert, Arsène d’Arsonval, Jules Lesage, Charles-Louis Malassez et Albert Dastre.

Dans son plus célèbre ouvrage, rédigé à Saint-Julien, publié en 1865, “Introduction à l’étude de la médecine expérimentale”, les principes fondamentaux de la recherche scientifique sont définis. La clarté de ses propos, la solidité de son raisonnement avec sa fameuse méthode OHERIC (Observation, Hypothèse, Expérimentation, Résultat, Interprétation et Conclusion) en font rapidement un ouvrage de référence. Pasteur est le premier parmi tous ses collègues et lecteurs à avoir compris la portée historique de l’ouvrage : « On a rien écrit de plus lumineux, de plus complet, de plus profond, sur les vrais principes de l’art si difficile de l’expérimentation (…) ».

C’est véritablement à un tournant de l’histoire de la médecine qu’a contribué Claude Bernard. Reconnus de son vivant, ses travaux lui valent les récompenses de l’Académie des sciences (1854), de l’Académie de médecine (1861) et son entrée à l’Académie française 1868. Il est même nommé sénateur sous l’Empire en 1869. Il est le premier scientifique à être honoré de funérailles nationales après son décès à Paris, à l’âge de 65 ans, le 10 février 1878. L’inhumation a lieu au cimetière du Père-Lachaise

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Pour en savoir plus, parmi les documents en ligne :

- Claude Bernard un physiologiste natif du Beaujolais : sa famille, sa vie, son oeuvre par Marie Aymée Marduel
- Du même auteur : un article publié dans la revue Généalogie et histoire, n° 122, 2005
- Le site de Peter Wise très documenté consacré à Claude Bernard : biographie et bibliographie pour une première approche.
- Claude Bernard le père de la médecine expérimentale / synthèse par Bruno Benoît
- La bibliothèque virtuelle Claude Bernard : un site spécialement dédié à la valorisation de l’œuvre imprimée de Claude Bernard.
- Sur le même site : la bibliographie de Claude Bernard : principales publications
- Une bibliographie sélective sur le site de la BNF contient les liens vers les ouvrages numérisés
- La plateforme numérique de la BIU Santé, Paris, Medic@ en partenariat avec Gallica
- Autres publications

Sur le même site :
- Des extraits, par exemple du Progrès médical et de Paris médical
- Magendie inspirateur des recherches de Claude Bernard sur le site La revue du praticien, pdf à télécharger.
- La thèse de Claude Bernard pour le doctorat en médecine : du suc gastrique et de son rôle dans la nutrition présentée et soutenue le 7 décembre 1843
- Le blog de Peter Wise consacré à Claude Bernard
- Images de la vie de Bernard

Quelques ouvrages pour une première approche :

- Je suis Claude Bernard par Odile Nguyen-Schoendorff, éd. 2009. Un petit ouvrage écrit, à la première personne, comme le veut cette collection, qui permet de découvrir plaisamment l’homme et le scientifique

- Un défi sans fin : la vie romancée de Claude Bernard : roman biographique par Peter Wise, éd. 2011. Une passionnante biographie savamment romancée. L’auteur lui-même médecin a fait des recherches notamment sur le diabète en Australie et en Angleterre.

- Le souvenir de Claude Bernard dans la région lyonnaise par le docteur Jean Lacassagne, éd. 1952

- Le maître et l’élève : Claude Bernard et Louis Pasteur par Pierre-Yves Laurioz, éd. 2012

- Lettres beaujolaises / Claude Bernard ; publiées et annotées par Justin Godart , éd. 1950

Ou Lettres à Madame R , ouvrage illustré édité par la Fondation Mérieux, 1974

- Introduction à l’étude de la médecine expérimentale, Flammarion, 2013

- Claude Bernard et la méthode expérimentale / par Miko Gmerk, Petite bibliothèque Payot, 1991

9782081307582FS[1]

2. Claude Bernard aujourd’hui

2013 : les célébrations du bicentenaire de sa naissance

2013 est l’année du bicentenaire de la naissance de Claude Bernard. Pour le célébrer de nombreuses rencontres, colloques ont eu lieu à Paris comme à Lyon et à Saint-Julien et des publications ont été éditées.

La cérémonie d’ouverture a lieu le 4 juillet 2013 au Théâtre Astrée sur le campus de la Doua à Villeurbanne

Sont consultables en ligne :

- le programme de juillet à septembre 2013 des conférences ayant lieu à Paris, Lyon, Villeurbanne et Saint-Julien.

- le programme officiel en PDF

Conférence-débat organisée par la bibliothèque universitaire Lyon 1 à l’occasion de la fête de la science et des célébrations du bicentenaire : « La modernité de Claude Bernard »

- Le programme de la journée du 13 juillet au musée, à Saint-Julien
- Le colloque organisé à Villefranche par l’Académie de Villefranche et du Beaujolais, le 12 octobre 2013
- La présentation du colloque

Parmi les publications :

- Claude Bernard la méthode de la physiologie collection les rencontres de Normale Sup’.
Textes issus du colloque du 22 janvier 2013, ENS Paris. Contributions de François Pépin, François Duchesneau, Stéphane Tirard, Laurent Loison, Jean-Gaël Barbara, Denis Noble, Jean Gayon
“(…) Chacune des contributions apporte information et ouverture. Histoire et modernité caractérisent cet ensemble. La modernité tient à la méthode expérimentale qui n’a pas cessé, depuis Claude Bernard, de constituer le principe, l’instrument et les frontières de la recherche sur le vivant, quels que soient sa nature, sa taille ou son milieu (…)” (court extrait de l’avant propos de Claire Salomon-Bayet).

Les intitulés de ces interventions sont sur le site du Cirphles, Centre international de recherches en philosophie, Lettres, Savoirs

- Bicentenaire de la naissance de Claude Bernard – 13 juillet 2013, Saint-Julien-en Beaujolais
Ouvrage édité suite à la journée de commémoration qui s’est déroulée au musée de Saint-Julien. Riche d’informations, il retransmet notamment le discours rédigé en 1965 par le professeur Marcel Dargent sur Claude Bernard à l’occasion des 100 ans de « l’Introduction à l’étude de la méthode expérimentale ». On peut lire également le discours de réception de Claude Bernard à l’Académie française.

Une influence qui reste décisive

D’autres colloques, études, analyses illustrent la portée, l’impact, les conséquences, des travaux de Claude Bernard sur ses élèves et sur la recherche aujourd’hui, tels :

- La philosophie de Claude Bernard par Henri Bergson, éd. PUF, 2012
Le texte du discours prononcé par Bergson le 30 décembre 1913 au Collège de France pour célébrer l’anniversaire de la naissance de Claude Bernard est suivi d’un dossier critique, avec notamment des notes historiques et philosophiques et une postface d’Alain Prochiantz, professeur au collège de France, chaire de « Processus morpho-génétiques ».

- Colloque Claude Bernard, Paris, 29 juin-2 juillet 1965
Un article de Reino Virtanen, en ligne sur le site Persée, présente ce grand colloque consacré à l’œuvre du savant, organisé pour commémorer les 100 ans de « l’Introduction à l’étude de la médecine expérimentale ». C’est à Bernard Halpern, membre de l’Académie des sciences qu’est confiée la direction scientifique de ces journées.
Le thème du colloque est « Le milieu intérieur ». La première journée a lieu au Collège de France, les trois suivantes à la Fondation Singer-Polignac, enfin le 3 juillet 1965 les membres du colloque ont été invités par l’Association des Amis de l’Université de Lyon à visiter la maison natale à Saint-Julien.

Les actes du colloque ont été publiés dans : Philosophie et méthodologie scientifiques de Claude Bernard, éd. Masson, 1967.

En note de l’article de Reino Virtanen, on peut lire qu’a eu lieu également les 15, 16, 17 avril 1965 le « Claude Bernard symposium » à la Medical school de l’Université du Minnesota à Minneapolis.

Sur cette page de l’Université Lyon 1 : Les élèves lyonnais de Claude Bernard dans la collection du laboratoire de physiologie

- Les élèves de Claude Bernard : les nouvelles disciplines physiologiques en France au tournant du XXe siècle, éd. Hermann, 2012
Ses élèves ont réussi à conserver le message bernardien, tout en modernisant sa science et en renouvelant la physiologie par la création en France des disciplines modernes de la biologie, telles que la biophysique, l’électrophysiologie, la biochimie, l’endocrinologie, la bioénergétique ou l’histologie microscopique. Les contributions de ce livre démontrent que l’épistémologie de Claude Bernard est demeurée à l’oeuvre chez ses élèves au cours de l’émergence d’une biologie moderne profondément transformée par une nouvelle dynamique de disciplines.

- Le legs de Claude Bernard par Mirko D. Grmek, édité en 1997 chez Fayard, collection, Penser la médecine
Doué d’une pensée souple et fluide, C. Bernard se montrait toujours prêt à réviser ses théories en fonction des faits nouveaux. Or trop d’historiens ont regardé ses idées et ses déclarations comme une opinion figée, établie une fois pour toutes.
C’est en prenant le contre-pied de ce procédé habituel que Mirko D. Grmek, spécialiste mondialement reconnu d’histoire des sciences biomédicales, analyse le legs manuscrit du physiologiste.
Contient aussi une bibliographie conséquente d’ouvrages ou d’articles en français, anglais, italien, allemand.

- La nécessité de Claude Bernard :
actes du colloque tenu à Saint-Julien-en-Beaujolais, au Musée Claude Bernard, les 8, 9 et 10 décembre 1989, organisé par le Musée et le CERIEP, Centre de recherche de l’Institut d’Etudes politiques – Université Lumière Lyon 2. Une rencontre pluridisciplinaire qui montre à quel point la pensée de Claude Bernard est en France encore vivante et déterminante pour beaucoup de chercheurs- intervenants dans les domaines les plus variés.
- [actu]@[actu] Des extraits numérisés de l’édition de L’Harmattan, 2001 sont lisibles dans Google Livres

- Claude Bernard : rationalité d’une méthode par Pierre Gendron, thèse soutenue en 1998 à l’Université de Montréal.

- Ouvrages à consulter sur place ou à emprunter à la Bibliothèque municipale de Lyon

Les statues à son effigie

JPEG - 52.4 koC’est dans son village natal à Saint-Julien-en-Beaujolais qu’est installée, en 1885, la première statue de Claude Bernard. Elle est réalisée par le sculpteur lyonnais Arthur de Gravillon. Le monument est d’abord installé à Lyon, au Palais Saint-Pierre, puis sur la place du village le 24 juin 1885. Il se compose d’une fontaine en pierre au dessus de laquelle un jeune homme décore d’une guirlande de lauriers la colonne supportant le buste de Claude Bernard sculpté dans le marbre.

Deux autres statues de Claude Bernard sont érigées en France dans des lieux prestigieux :

*A Paris, devant le collège de France, la statue en bronze réalisée par le sculpteur Eugène Guillaume est inaugurée le 7 février 1886. En 1942, elle est enlevée et fondue par les allemands. C’est en 1947 qu’elle est remplacée par une statue en pierre réalisée par Raymond Couvègnes.

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Toujours à Paris, une rue dans le 5e arrondissement, une Cité scolaire et un Centre portent son nom.
Le Centre Claude Bernard comporte un Centre Médico-Psycho-Pédagogique (CMPP) et un Bureau d’Aide Psychologique Universitaire (BAPU). Il est géré par l’association du Centre Claude Bernard de Paris.

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*A Lyon, la statue de Claude Bernard siège dans la cour d’honneur de l’ancienne Faculté de Médecine, quai Claude Bernard. La statue est due à l’architecte de la ville Abraham Hirsch et au sculpteur lyonnais Pierre Aubert, elle est en bronze avec un piédestal en granit des Vosges. Elle est inaugurée le 28 octobre 1894. Un déjeuner de 310 couverts est offert par la Chambre de commerce aux personnalités qui ont assisté à la cérémonie du matin.
Durant l’occupation, cette statue est cachée dans le sous-sol de la Faculté, ce qui lui évite d’être détruite. Elle retrouve sa place après la Libération.

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L’illustre savant est représenté en costume de laboratoire et ceint du tablier traditionnel au moment où il s’apprête, de sa main droite armée d’une pince, à expérimenter sur une grenouille fixée à une planche que tient sa main gauche. La grenouille a aujourd’hui disparu.

JPEG - 383.6 koLe nom de Claude Bernard a été attribué au quai de Lyon le 3 juin 1878, antérieurement celui-ci était nommé quai de la Vitriolerie.

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- Quelques photos des statues

Le nouveau musée Claude Bernard à Saint-Julien-en-Beaujolais

Le 26 mai 1935 marque la première étape de la création du musée Claude Bernard. Une plaque commémorative est posée, à l’initiative du docteur Jean Lacassagne, sur la maison natale du scientifique dans laquelle ses descendants vivent encore. Mais c’est le 7 juillet 1947 que le syndicat d’initiative de Villefranche inaugure le musée Claude Bernard dans cette maison. Justin Godart préside la cérémonie et l’éloge du savant est faite par le professeur Antoine Lacassagne.

En 1961, la fondation Marcel Mérieux rachète l’ensemble du patrimoine Claude Bernard, à savoir, sa maison natale, sa maison de campagne (achetée en 1861), le parc et les vignes qui l’entourent. Le musée actuel est inauguré en 1965. Il accueille, outre les visiteurs, des scientifiques pour des colloques, des prix Nobel, des savants et des chercheurs du monde entier.

En 2004, la Fondation Mérieux lègue à la Communauté de Communes Beaujolais Vauxonne (CCBV) le musée dont la gestion est confiée à l’association « Les Amis du musée Claude Bernard ». C’est en 2007 que la CCBV décide de rénover le bâtiment, de le mettre aux normes ERP (établissement recevant du public) et de procéder à un réaménagement scénographique. La maison natale est restaurée en 2009.

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JPEG - 606 koLe cabinet Artech a la charge de la restauration du bâtiment et AFDP Médièval assure la réalisation du programme scénographique et le suivi du chantier.
De nombreux objets et souvenirs personnels permettent au visiteur de pénétrer dans l’intimité de Claude Bernard et donnent un éclairage sur son époque : portrait peint par Pierre-Désiré Guillemet, photographies de sa famille, correspondances, habits d’académicien, mobilier…

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Par ailleurs, l’objectif est de rendre accessible au plus grand nombre la portée des découvertes de Claude Bernard. Complexes et doublées d’une réflexion philosophique, ses découvertes nécessitent une médiation qui permet de transmettre aux visiteurs, sans perdre en profondeur.

La communauté de communes souhaite donner à Claude Bernard une place essentielle dans le paysage scientifique français, place qui semble revenir de droit à celui qui a marqué le développement de la physiologie moderne.

En 2013, pour le bicentenaire, la façade du nouveau bâtiment accueillant l’ascenseur a été habillée d’une grande fresque représentant magnifiquement le scientifique. Ce qui ne gâte rien, le lieu bénéficie d’un bel écrin de verdure.

- Petite histoire du musée

- Le dossier de présentation de la restauration du musée

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