Le chiffre du mois
25e
Publié le 05/03/2025 à 17:28
-
1 min -
par
Gadji
C’est le classement de la France sur 180 pays selon l’Indice de Perception de la Corruption établi par l’organisation non gouvernementale Transparency International depuis 1995. Très loin des standards du Danemark 1er du classement, de la Nouvelle Zélande 4e ou même de l’Uruguay 14e. La France a la particularité d’être un des pays qui a le plus chuté dans ce classement ces cinq dernières années.
L’Indice de Perception de la Corruption (IPC) agrège des données provenant de plusieurs sources qui reflètent la perception des acteurs économiques et des experts nationaux sur le niveau de corruption dans le secteur public.
Pour Béatrice Guillemont, Docteure en droit et membre de L’Observatoire de l’éthique publique, l’IPC est un bon indicateur (de même que le baromètre de la confiance politique du Cevipof), attendu chaque année, qui permet de prendre le pouls de la démocratie. A ce jour, aucun indicateur publique français n’existe même si l’AFA, l’Agence Française Anticorruption, travaille sur les définitions et les critères d’évaluation de la corruption en France. Corruption, concussion, favoritisme, détournement de fonds publics, trafic d’influence : le code pénal établi de nombreuses infractions ayant trait à la corruption.
La corruption sape les bases de la démocratie car son accroissement renforce le sentiment de défiance vis-à-vis des responsables politiques mais la corruption soustrait aussi à l’action publique de nombreux moyens financiers qui pourraient être alloués à des aides publiques de solidarité ou encore la lutte contre le réchauffement climatique.
Pour aller plus loin :
Le rapport 2024 de l’ONG Transparency international
Pas tirés d’affaires / Fabrice Arfi, Seuil, 2022
Mémoires d’un juge trop indépendant / Renaud Van Ruymbeke ; avec Jean-Marie Pontaut,Tallandier, 2021
Partager cet article