This Mortal Coil « It’ll End In Tears » (1984)
Publié le 20/05/2025 à 17:12
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3 min -
par
lola
En 1984 sort "It’ll End in Tears", le premier album du supergroupe fondé par Ivo Watts-Russel. Un mélange de reprises et de morceaux originaux sur fond de dream pop.
Cofondateur du célèbre label 4AD, qui a produit entre autres des artistes tels que Cocteau Twins, Dead Can Dance, Colourbox ou encore Xmal Deutschland, Ivo Watts-Russel se lance dans la fondation d’un groupe réunissant plusieurs de ces artistes. Accompagné par John Fryer, ils vont ensemble conduire le groupe vers une musique à leur image et à celle du label.
À cette époque, 4AD était dominé par la cold wave et la dark wave, dont This Mortal Coil s’y accommode parfaitement. L’album s’ouvre sur une reprise de « Kangaroo » de Big Star, interprété par Gordon Sharp (Cindytalk) et Simon Raymonde (Cocteaux Twins). Les voix éthérées des deux artistes donnent tout de suite le ton du projet : une composition alliant parfaitement dream pop et shoegaze.
Les deux morceaux suivants sont également des reprises : « Song to the Sirens » de Tim Buckley et « Holocaust » de Big Star. On ne quitte pas cette ethereal wave qui réussit à nous transporter dans une atmosphère presque mystique.
La sublime interprétation d’Elizabeth Fraser sur « Song to the Sirens » représente parfaitement ce qui fait la singularité du groupe. Une voix puissante se perdant dans des réverbérations qui nous propulse dans leur univers.
Ivo Watts-Russel et John Fryer ne choisissent pas seulement les artistes, mais composent également les musiques originales. Deux sont présentes sur cet album : « Fyt » et « The Last Ray« .
Suite à cet album, deux autres vont être réalisés : « Filligree & Shadows » en 1986 et « Blood » en 1991. This Mortal Coil ne se contente pas de simples reprises. Leurs interprétations sont façonnées d’une manière profondément touchante et singulière et constitue, à ce titre, une référence de l’ethereal wave ainsi qu’un très beau projet d’Ivo Watts-Russel.
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