À redécouvrir

Ancient dances and airs for lute / Ottorino Respighi

- Modifié le 12/05/2018 par Département Musique

Ottorino Respighi (1879-1936) fut non seulement compositeur et chef d'orchestre mais également un musicologue de premier ordre. Son intérêt pour le répertoire italien des 16è et 17è siècles l'amena à composer lui-même des oeuvres inspirées par cette période, telles ces trois suites de danses que nous vous invitons à (re)-découvrir.

 

La première date de 1917 et se base sur des pièces pour luth de la Renaissance de compositeurs italiens peu connus. La deuxième, composée en 1923 dérive de morceaux  pour luth et viole. Contrairement aux deux premières suites, écrites pour orchestre, la troisième a pour effectifs les cordes seules et diffère par son caractère plus mélancolique ; elle est basée sur des compositions pour luth et guitare baroque.

Certains mouvements conservent le caractère allègre et bondissant de la danse (gaillarde de la première suite, danza rustica de la deuxième suite) tandis que d’autres sections sont plus méditatives et de tempo plus retenu (air de cour de la troisième  suite). Mais quels que soient l’atmosphère et les affects on est frappé par l’extrême fraicheur et la « vocalité » des lignes mélodiques : tout cela chante merveilleusement et donne assurément envie de chanter et / ou de danser.

C’est que Respighi est très malin et suprêmement habile car il insuffle à des formules et ritournelles archaïsantes une formidable modernité (insolite  et séduisante impression d’intemporalité à l’écoute) et fait paraitre simples des pièces en réalité fort élaborées et très savamment orchestrées. Ajoutez à cela une joie de vivre, une lumière, une banane, une pêche – ou tout autre fruit charnu qui donne envie d’y mordre. Bien plus que la Rolls du Rondo Veneziano. Une fort belle musique en somme, tonique, radieuse et qui met en joie.

A emprunter dans nos collections

Ecoutez les syncopes pétillantes et quasi jazzy de la bergamasque :

ce noble  air de cour :

et les variations de cette belle passacaille :

 

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