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La route de la soie : Chine, Xinjiang

- temps de lecture approximatif de 1 minutes 1 min - Modifié le 01/07/2016 par Département Civilisation

Au confins de l’Asie centrale et de la Chine, le Xinjiang, devenu région autonome ouïgoure en 1955, abrite une culture musicale ancienne et évidemment foisonnante.

Jacquette
Jacquette

Avec ce disque sorti en 1992, le label Playasound nous présente le riche terreau de la musique du Xinjiang enrichie au fil du temps par les itinérants, de ce que l’on nomma au XIXeme siècle, la route de la soie.

Ce vaste territoire désertique, depuis longtemps convoité par la Chine, car centre névralgique d’échanges commerciaux en tout genre, a vu s’installer les ouighours, tribu puis peuple venu des steppes du Nord (en Mongolie) adoptant, dès le 10eme siècle la religion musulmane. On retrouve donc dans cette musique, dérivant du monde perse et arabe, le maqâm devenu muqam en ouïgour, forme musicale classique et complète.

Structurés en différents cycles comparés au corps humain par les ouïgours, les « muqam » débutent par des strophes religieuses héritées de poèmes épiques représentants la tête (l’intellect) suivies de contes  romanesques dans lesquels le coeur trouve ses nourritures et ses poisons, pour finir par les chants et danses (les jambes) folkloriques pleins d’allégresse.

Ci-après un chant d’amour accompagné au Kachgar rawap (un luth court typique du Xinjiang) :

Outre les luths (Kachgar rawap ou plus connu le tanbur) on retrouve dans les instrumentations, flutes (ney, suney) et violons comme le ghijak aux sonorités proche du Erhu chinois :


Les muqam ouïgours du Xinjiang traditionnellement joués lors de fêtes locales et qui rythmaient de façon soutenue la vie quotidienne tendent à disparaitre de nos jours. Ils sont inscrits depuis 2008 au patrimoine culturel immatériel de l’humanité par l’UNESCO.

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