A redécouvrir

Killdozer : Killdozer (1980)

- temps de lecture approximatif de 1 minutes 1 min - Modifié le 02/02/2019 par Département Musique

Boudée des réseaux musicaux (maisons de disques, radios, programmateurs), la musique funk en France n'a jamais su toucher un large auditoire et ne s'est cantonné qu'à un public de niche. C'est dommage car Killdozer mérite que l'on redécouvre leur unique album injustement méconnu, mélangeant un funk efficace à un rock sans concession.

Le groupe se forme en 1977 à Givors autour de deux expatriés lyonnais, venus tenter leur chance dans une banlieue ouvrière déjà connue pour avoir engendré Ganafoul et Factory. Le batteur Patrick Brondel et le charismatique chanteur Robert Lapassade, soulman devant l’éternel, s’adjoignent les services du guitariste Edouard Gonzales (ex-Factory), Phil Panchione (basse) et Jean Pierre Gouillon (guitare rythmique). En 1980, Ils enregistrent à Londres cet album éponyme au 3/4 composé par le groupe ainsi que trois reprises : First I Look At The Purse des Contours (plus proche de la version speedée du J. Geils Band), le My Thang de James Brown excellemment interprété et une reprise d’Arthur Conley. Les compositions originales s’articulent entre hommages appuyés (Do the Company walk clin d’œil à Rufus Thomas) et une façon singulière de vivre le funk tant adulé à grand coups de guitares acérées (Hurt me), de cuivres vitaminées (funk a rollers) ou de rythmiques ultra efficaces.

Dans tous les cas l’organe vocal de Robert Lapassade transcende tous les titres et leur funk racé ne souffre pas la comparaison avec les groupes britanniques de même registre. A une époque où le monde musical ne jure que par le rock chanté en français, cet album, bien qu’apprécié par la presse specialisée n’a pas su trouver son public et fut mal défendu par CBS. Desservi aussi par le choix de la pochette et par leur patronyme – qui font plus penser à un groupe de métal allemand-, le groupe ne survivra pas à l’échec commercial de l’album.

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3 thoughts on “Killdozer : Killdozer (1980)”

  1. Bilquez dit :

    Je suis justement en train de réécouter ce disque: toujours de la bombe!!

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