A redécouvrir

Beast Box / Luxuria (1990)

- temps de lecture approximatif de 2 minutes 2 min - Modifié le 10/05/2019 par pj

Connaissez-vous Howard Andrew Trafford ? Howard Devoto ? Luxuria ?

Passons très rapidement sur l’épisode Buzzcoks. Non qu’il soit insignifiant, bien au contraire, mais faut-il le rappeler le couple Shelley-Devoto à l’origine du fameux groupe de Manchester, ne durera que le temps de quelques concerts et d’un 45 tours quatre titres produit par Martin Zero Hannett.

Il faut aussi écouter Time’s Up ! compilation de démos enregistrées un après-midi d’octobre 76 avec Howard Devoto au chant.

Magazine est ensuite le grand projet de Devoto. Les trois premiers albums studio de ce nouveau groupe – Real Life, 1978 / Secondhand Daylight, 1979 / The Correst Use Of Soap, 1980 – constituant indéniablement l’un des plus denses et convaincants triptyques du post-punk britannique.

Malheureusement dès 1981, après la parution d’un quatrième disque, Magazine n’existe plus.

Pour Howard, l’aventure solo est une forme d’impasse et Jerky Versions of the Dream, le disque qui en garde la trace en 1983 n’est ni mauvais ni bon ; en dépit d’une production assez bancale les chansons sont bien là.

Multi-instrumentiste, Norman Fisher-Jones est de Liverpool, il a parfois joué avec les Buzzcocks et se fait appeler Noko. Luxuria nait en 1987 de ce duo Devoto-Noko. Les premiers morceaux sont publiés l’année suivante sur l’album Unanswerable Lust.

Mais Beast Box, le second disque sorti en 1990, mérite plus d’attention. La production est nettement plus équilibrée. L’aspect baroque de l’instrumentation sert les mélodies et permet au chant sinueux de Howard Devoto de s’affirmer pleinement.

Musicalement le groupe façonne ici une new wave tardive qui oscille entre des touches synthétiques et une palette piano-guitare plus organique, qui se pare aussi, çà et là, d’atours de cabaret.

Bien qu’imparfait ce disque très attachant permet une fois de plus d’apprécier la singularité souvent insaisissable de son auteur.

Avec audace, dix ans après Magazine, Howard Devoto atteint à nouveau, grâce à Beast Box, la réussite artistique et retrouve un peu de son exubérante désinvolture.

 

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