A redécouvrir

AUDRA MCDONALD : Way back to Paradise (1998)

- temps de lecture approximatif de 1 minutes 1 min - Modifié le 01/07/2016 par Civodul

Multiple, ou, comme on dit outre-Atlantique « versatile », Audra McDonald est à la fois actrice multi-récompensée (cinéma, théâtre, télévision) et chanteuse adulée : comédie musicale, opéra, mélodie. Bref une bande de filles à elle toute seule.

 A l’image de ce séduisant et premier album polymorphe qui, évitant les standards décolorés, fait appel aux créations originales de la nouvelle génération des auteurs et compositeurs américains : Adam Guettel, Jason Robert Brown …

Habituée de la scène et interprète hors pair Audra McDonald se plait avant tout à raconter des histoires . Le ton est tour à tour dramatique, théâtral et humoristique (le malicieux poème pseudo-féministe « way back to Paradise » qui suggère à l’Eve brimée sommeillant en chaque femme de se rebiffer est particulièrement savoureux). Ses histoires sont d’inspirations variées : confessions et récits de vie, poèmes allégoriques, dialogues avec l’homme impossiblement aimé, échos assourdis de gospel dans un hymne presbytérien du 19ème siècle subtilement revisité à deux voix. Audra Mcdonald illustre toute la richesse d’un univers musical, théâtral et littéraire de qualité, servi par une voix originale. Et quelle voix !

(sur)douée d’un registre de soprano naturellement beau et coloré, la diva, forte d’une technique lyrique parfaite et transparente sait se faire immédiatement intelligible comme si peu de chanteuses classiques savent l’être et dose avec une science et un art consommés ses effets narratifs et musicaux. Elle combine en un crossover élégant et raffiné le fond et la forme et convoque peut-être, à sa manière, « the Voice » à un Petit Conservatoire de Mireille made in USA.

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