Léonard et Lyon : le mariage de l’art et de l’industrie dans un jardin de soie

- temps de lecture approximatif de 6 minutes 6 min - Modifié le 17/06/2016 par ameyer

Depuis le 7 avril et jusqu'au 8 octobre 2006, vous pouvez aller voir au Musée des Tissus de Lyon une exposition consacrée à la grande maison de couture Léonard. Dans un premier temps, c'est sur la personne de Daniel Tribouillard que se porte l'attention. Le début de son parcours éblouissant est marqué par la mise au point d'un procédé pour l'impression de pullovers qu'appliqueront d'autres grands couturiers dès les années 1960. S'y ajouteront d'autres performances techniques (le jersey de soie, la cravate réversible...) et le développement de son style remarquable entre tous, pour trouver un succès à l'échelle mondiale, jusqu'en Asie.

 Daniel Tribouillard possède les qualités artistiques d’un poète et le talent d’un entrepreneur pragmatique qui s’est allié, dès son entrée chez Léonard, avec les entreprises rhône-alpines du tissus. C’est donc Lyon que Daniel Tribouillard a choisi pour fêter les 50 ans de la société fondée par Jacques Léonard. C’est l’occasion de rendre hommage à la soierie lyonnaise et de consacrer Lyon dans le domaine de la mode vestimentaire.
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Livre de l’exposition au Musée des Tissus
(site du Musée des Tissus de Lyon)

Portrait de « l’homme derrière les fleurs »

Sur le site du Musée des Tissus de Lyon
- la rubrique « Daniel Tribouillard, une vie de création » détaille le parcours de Daniel Tribouillard dès son entrée chez Léonard, en 5 tableaux : les années 1960 et le « fully fashioned » ; les années 1970 : premières collections, premiers parfums ; les années 1980 : Léonard à la conquête du monde ; les années 1990 : Léonard et la couture française ; orientations bibliographiques.

Biographie de l’entrepreneur Tribouillard, dans le tout premier chapitre du livre de l’exposition « Léonard : impressions de mode »
- pour tout savoir sur l’homme, de son signe astrologique à ses inventions, en passant par son milieu d’origine et ses affinités avec la culture asiatique.

L’exposition « Léonard : impressions de mode »

Sur le site du Musée des Tissus de Lyon
- la rubrique « Un parcours de découverte » pose les jalons de l’exposition en 8 chapitres pour en faire apparaître les axes principaux : les techniques d’impression, l’entreprise Léonard, le créateur (de nouveau !), et les collections à travers 12 thèmes (dont les fleurs, les fauves, la géométrie…).

Sur le site de France 2
- la rubrique Mode de la chaîne de télévision rend très bien compte de ce que l’on peut découvrir à travers la diversité des objets exposés : 131 vêtements féminins, 10 vêtements masculins, 15 dessins, 27 panneaux d’impression, 4 tableaux, plusieurs dizaines d’accessoires de mode et d’objets d’art de la table, et des parfums.

Autour de l’exposition

Les conférences organisées par le Musée des Tissus de Lyon
- dans la rubrique du site « Autour de l’exposition », vous trouverez le programme, les renseignements pratiques, et les tarifs.

A ne pas manquer, le 6 juin :
- le Café de la Mode « Impressions Léonard » organisé par lUniversité de la Mode

A l’évidence, l’objectif de cette exposition est d’illustrer un processus de création unique : partir d’un dessin pour faire éclore une robe, en ayant recours aux techniques d’impression sur étoffe qui constituent un des atouts majeurs de l’industrie du tissus rhône-alpine.

Pour vous rendre au Musée des Tissus

- Pour les horaires des bus 10, 14, 15, 88, 28, 29, 30, 91, 12, 53, 58 : consulter le site des TCL (rubrique « Mon itinéraire »)
- métro A station Ampère

L’industrie de la soie à Lyon

La soie à Lyon
- présente tous les aspects de la soierie à Lyon à travers les siècles, de la Grande Fabrique [1], moteur économique de la ville durant des siècles, aux technologies de pointe qui font aujourd’hui de Lyon et de sa région un des premiers pôles au monde de production des textiles techniques et composites : matières, tissus, techniques, outils, bâtiments, personnages, formation, us et coutumes.

Les métiers de la soierie
- détaille les différents corps de métiers de la « Grande Fabrique ». En annexes : la liste (non exhaustive) des métiers, le schéma d’organisation de la fabrique de soierie, des photographies de pièces réalisées, d’ateliers de tissage, d’ouvriers en activité.

Les grandes heures la soierie lyonnaise
- ce dossier spécial est consacré à la Fabrique à travers les siècles. Les nombreuses illustrations photographiques rendent bien compte des diverses réalisations. Le dossier s’achève avec un très utile lexique technique, illustré lui aussi.

La Fabrique lyonnaise de soierie : 1850-1950
- cette vidéocassette montre l’organisation et l’évolution de la Fabrique lyonnaise dès le XVIe siècle, puis présente les différentes techniques.

L’ennoblissement des tissus en Rhône-Alpes

Un des grands centres du tissus en Rhône-Alpes est Bourgoin-Jallieu. Les Journées du Patrimoine sont une occasion idéale pour découvrir les métiers et savoir-faire qui s’y sont développés.

Allez visiter l’Atelier-musée de la soie de Taulignan, en pleine Drôme provençale. Vous y découvrirez la vie des ouvrières dans les moulinages, un élevage de vers à soie, le dévidage des cocons, des machines en fonctionnement, un atelier de production. Pour avoir un avant-goût de tout cela et des renseignements pratiques, consultez le site de l’Atelier-musée de Taulignan

Le soutien indispensable des institutions

les partenaires officiels de l’exposition Léonard :

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logo LyonVisionMode
(site du Grand Lyon)

Lyon Vision Mode sur le site du Grand Lyon
- la marque de fabrique de la mode lyonnaise, « une véritable stratégie économique qui vise à valoriser et à soutenir la création lyonnaise. »

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logo CCI de Lyon
(site de la CCI de Lyon)

La Chambre de Commerce et d’Industrie de Lyon soutient bien sûr les expositions qui se montent dans ses musées, dont le Musée des Tissus de Lyon.

Bien entendu, l’Université de la Mode (Lyon 2) soutient activement cette célébration de Léonard. C’est d’ailleurs Nadine Gelas, directrice de cette institution et vice-présidente du Grand-Lyon, qui a préfacé le livre de l’exposition.

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logo de l’Université de la Mode
(site de l’Université de la Mode)

Les fleurs dans le stylisme à Lyon

Le dossier spécial consacré à la soierie lyonnaise contient quelque paragraphes qui manifestent l’importance des motifs floraux dans les tissus fabriqués à Lyon, quelque soit l’époque. L’enseignement du dessin – floral tout particulièrement – prend une importance certaine dans la formation des soyeux. Une école royale gratuite de dessin est fondée en 1766 ; est également créée la « Classe de fleurs » à laquelle il est fait allusion dans l’historique du Jardin botanique de Lyon.

Ces deux articles parus dans Le Progrès les 10 et 25 mars 2004 sont des témoignages récents de la vivacité des motifs floraux dans la création et l’industrie lyonnaises du textile.

Dans son très beau livre Les voies de l’élégance, Jocelyne Vidal-Blanchard, journaliste au Progrès et intervenante à l’Université de la Mode, nous emmène sur les « Routes fleuries » (9e chapitre) tracées par les créateurs depuis les origines de la soierie lyonnaise à nos jours.


[1] ensemble des entreprises de préparation et de production des tissus de soie

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