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Rêve d’une petite fille qui voulut entrer au Carmel

Max Ernst (1891-1916)

“ A quoi rêvent les jeunes filles qui veulent rentrer au carmel ?” Marx Ernst

Au pied de cette question, se déroule un monde  : le songe de Marceline-Marie.
Ce monde, c’est celui crée par l’artiste Max Ernst (1891-1916) dans ce livre comme un rêve :
unroman-collage de 79 images, des collages créés à partir de gravures issues de revues de vulgarisation scientifiques et de romans-feuilletons de la fin du XXe siècle et qui racontent le rêve de Marceline-Marie.

Si Pierre Louÿs (1878-1925) voyait encore, ils auraient peut-être décrit combien ses collages mettent la fièvre aux yeux et le feu aux poudres d’une morale catholique asphyxiante. Ici, l’épiphanie religieuse associée à l’extase sexuelle, l’imaginaire comme pamphlet.

Si les moutons électriques avaient pu lire, ils auraient peut-être chuchoté, pour garder le rêve près de leurs lèvres, les mots de Max Ernst, écrits sous ses collages (légendes, didascalies, poèmes…) :

“…oh quelle joie ! Voilà les charmeurs de sangsues ! …”

***

“La supérieure du couvent : “Je me suis vue sous la forme du loup. Je parcourais l’espace avec la rapidité de la parole.”

***

“ Tous mes colibris ont un alibis et mon corps se couvre de cent vertus profondes”

***

“…mon âme fut inondée de la rosée céleste…”

« Tout l’oeuvre de Max Ernst est traversée par la volonté de transgresser les catégories constituées, d’abolir les frontières entre les genres« .
Dans ce songe, il est question de franchir par le songe.

Edité en 1930, il est édité aujourd’hui en fac-similé par la délicate maison d’édition Prairial, “des délirants, des révoltants, des prophètes”.

 

 

Voir dans le catalogue de la BML

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