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Insoutenables longues étreintes

Ivan Viripaev

Voici les turpitudes existentielles, entre Berlin et New-York, de quatre trentenaires désorientés, dans un monde en mutation. Vous baillez déjà à l'évocation de ce canevas archi-rebattu ? Vous pensez peut-être même lire le scénario d’un film de Cédric Klapisch ? Détrompez-vous …

Ivan Viripaev, prodige du théâtre russe, nous plonge dans son chaos existentiel. Ses personnages, étrangers à eux-mêmes – « elle sent que le monde autour d’elle est fait d’une matière bon marché. Quel est le sens de cette vie de si mauvaise qualité ? » – cherchent à remplir leur vide intérieur par la violence, le sexe, la drogue. Jusqu’à en crever. Littéralement.

Il ne fait aucun doute que l’âme russe, si chère à Dostoïevski, coule dans les veines du théâtre de Viripaev. Sa langue crue faite de chair, de sang et de sperme porte une inquiétude métaphysique doublée d’une quête spirituelle. Viripaev le reconnaît : « le théâtre (l)’a sauvé d’une carrière de criminel », lui qui a grandi dans une ville de l’Extrême-Orient sibérien, au taux de délinquance endémique. Ici, le salut rédempteur se révèlera finalement sous une forme cosmique et inattendue, mettant ainsi fin aux souffrances terrestres.

Voir dans le catalogue de la BML

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