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Facing time, Rops

Félicien Rops au regard de Jan Fabre Libres de l'emprise du temps : deux artistes, deux géants, un Graal

Hors de toute finalité artificielle, surfaite, improbable, dissonante voire anachronique, ces deux sensibilités artistiques démontrent leurs qualités discursives. Tous deux ont le même intérêt pour la caricature, la vie nocturne, la nature, l'écriture, l'érotisme dans un élan passionnel et une imagination débridée.

 Jan Fabre a toujours dit excessivement son admiration pour Félicien Rops au point de se projeter en voleur possible de Pornocratès. « Je suis le porc dans cette œuvre confessera t-il ».
Fasciné par la personnalité libre et marginale qui éclate dans ses productions, il voit en lui un pair qui manie une poétique déroutante et dérangeante.
Ses écrits disent cette admiration et une lecture incisive de l’œuvre :  » Les sujets de ses dessins ont aiguisé mon imagination. En lui je trouvais un complice« . Jan Fabre admire « la manière dont il parvenait à exprimer ses point de vue par la voie de symboles et de métaphores, sa poésie radicale de luxure et de désir, de terreur illimitée. Dans nombre de dessins de Rops, la présence de la jouissance est liée à une prédilection pour la beauté laide, à un désir de souffrance, d’enfer, d’amour et d’amour de la mort… »
Cette confrontation invite à regarder l’un, l’autre, vice versa ou tous deux en dépit du temps qui les sépare…

Voir dans le catalogue de la BML

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