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Féralité

- temps de lecture approximatif de 2 minutes 2 min - par J.E.

En zoologie, se dit du retour à la vie sauvage d’un animal anciennement domestiqué. Le WWF cite comme exemple le chat domestique, la genette ou le mouflon de Corse.

Mulhouse Friche DMC. (CC) Stephane 333

Féral vient du latin féralis, de fera « bête sauvage ». En anglais le terme se dit feral et a pour synonyme wild, donc sauvage.

En 2012, l’écologue Jean-Claude Génot et la professeure spécialisée dans les forêts naturelles, Annik Schnitzler étendent la notion de féralité aux écosystèmes anciennement exploités par l’homme et revenus à l’état sauvage après abandon par ce dernier. Cette notion s’applique particulièrement bien aux écosystèmes européens qui, depuis le début de l’Holocène, sont particulièrement marqués par les activités humaines.

Les espaces féraux ne reviendront jamais à l’état qui était le leur avant intervention humaine. Mais s’ils ne sont pas utilisés durant des siècles, ils serviront de zones refuges à des espèces qui actuellement ne trouvent plus leur place dans des paysages fortement artificialisés. Et ce, quelle que soit l’orientation prise par leur nouvelle physionomie. Car, abandonnés à leurs seuls processus naturels, ces espaces vont évoluer de manière imprévisible. Cela dépendra du paysage dans lequel ils s’insèrent, de la surface et du temps de liberté qu’on leur octroiera.

On retrouve depuis la fin du XIXe siècle en Europe des lieux de féralité. Dans leur ouvrage La nature férale ou le retour du sauvage Annik Schnitzler et Jean-Claude Génot en identifient plusieurs, dans des réserves et grands parcs nationaux notamment : dans les Abruzzes en Italie, dans le Parc naturel de Somiedo en Espagne, dans la réserve naturelle des gorges de l’Ardèche, certaines zones de la forêt Noire et des parcs nationaux de Kampinoski et Bialowieza en Pologne… Une preuve que la nature sauvage en Europe n’est pas morte et qu’il est important de le savoir pour mieux la protéger.  Car à l’heure où l’on assiste à l’effondrement de la biodiversité, faire une place à des espaces sauvages dans nos territoires domestiqués va devenir une nécessité…

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