Et si nos toits passaient au vert ?

- temps de lecture approximatif de 10 minutes 10 min - Modifié le 04/07/2016 par FGrignoux

A la fois esthétique et écologique, et excellent isolant naturel, les toits et murs végétaux rencontrent en France un succès croissant. Retour sur cette nouvelle manière de penser l'habitat.

Les toits végétaux ont la cote ! Perçus il y a peu de temps encore comme une fantaisie d’architectes en mal d’innovation, les toits et murs végétalisés ont désormais envahi notre quotidien. Qu’il s’agisse de rafraîchir l’intérieur de l’habitat d’une région chaude, d’isoler du froid glacial l’habitation d’un pays nordique ou de compenser les prix élevés des terrains, terrasses et toits verts on vu leur nombre de réalisations en France faire un bond spectaculaire, passant de 65 000 à 300 000 m2 entre 2002 et 2006 et atteignant un million de m² en 2012. Avec un marché estimé de vingt-cinq millions de m² par an, la France est en passe de combler son retard par rapport aux pays du Nord de l’Europe.


On attribue aux toitures végétales un certain nombre d’avantage que l’on peut classer en trois catégories : ornementale/esthétique, environnementale et économique.

Ils régulent la température à l’intérieur du bâtiment, absorbent les polluants de la ville, protègent du bruit, du froid, contribuent à restaurer la biodiversité dans les villes en attirant les oiseaux, les invertébrés et même les mammifères.
C’est une technique qui reste néanmoins onéreuse : entre 20 et 100 euros le m².

Dans cet ouvrage La nouvelle vie des toits
Marie-Pierre Dubois Petroff nous donne à voir et à penser la maison vue du ciel. Le toit concentre le propos. S’il est parfois d’agrément, il se fait porteur d’avenir, conducteur d’écologie, végétal ou à ciel ouvert. Les toits se réinventent et l’auteur nous fait faire un tour novateur du propriétaire. Couverture protectrice, le toit semble figé dans son rôle « désespérément passif ». Alors que tout dans la maison semble se renouveler régulièrement au gré des innovations, le toit reste étranger au changement, enfermé dans son immobilisme et pourtant…

Comment se végétalisent les toits ?

Que vous soyez un auto-constructeur ou un professionnel, il est judicieux d’être conseillé notamment pour des questions de normes de construction.
En premier lieu il convient de réaliser l’étanchéité des toitures.
Le domaine de l’étanchéité d’une toiture est un domaine particulièrement complexe pour lequel aucune étape, de la conception à la mise en œuvre, en passant par le choix des produits, ne doit être négligée. Comment choisir et mettre en œuvre les revêtements d’étanchéité ? Comment traiter les points singuliers (relevés et retombées d’étanchéité, noues, joints de dilatation, etc.) ? Ce sont ces points et bien d’autres (climatologie, étanchéité réalisée in situ, etc.) que détaille ce livre outil indispensable à tout professionnel de l’étanchéité (entreprise, maçon, architecte, BET, bureau de contrôle, etc.) mais aussi aux maîtres d’ouvrage.



Dans ce guide très technique mais extrêmement didactiqueVégétalisation extensive des terrasses et toitures l’auteur François Lassalle, cofondateur de l’Association pour le développement et l’innovation en végétalisation extensive de toiture aborde après un chapitre sur la réglementation, les techniques de végétalisation. Cette réalisation présente des contraintes particulières et appelle des mesures appropriées.
Les toitures végétalisées sont de plus en plus populaires auprès des maîtres d’ouvrage. Elles semblent esthétiques et écologiques. Par conséquent, certaines communes n’hésitent pas à les rendre obligatoires dans leurs règlements de lotissements ou de ZAC tandis que plusieurs conseils régionaux et agences de l’eau les subventionnent. Quelles sont leurs véritables performances techniques ? Quelles précautions faut-il prendre lors de leur mise en œuvre ? Combien coûtent-elles ? Les critères esthétiques ou techniques ne sont pas les seuls critères décisionnels. Les éléments économiques entrent en ligne de compte et constituent même des arguments de première importance.

Pour qu’ils soient une réussite, ils doivent être plantés avec des espèces pouvant supporter des conditions parfois difficiles (neige, sécheresse, pluies diluviennes…). Or, jusqu’à ce jour, il n’existait pas d’inventaire de plantes à utiliser.



LeGuide des plantes des toits végétaux d’Edmund et Lucie Snodgrass aux Editions du Rouergue propose un répertoire de 200 plantes, donnant des détails sur celles qui réussissent le mieux, où et dans quelles conditions (besoins en humidité et en lumière, rusticité et tolérance à la chaleur, caractéristiques des feuilles et des fleurs, saison de floraison, conseils de plantation).
Les plantes sont divisées en deux grandes catégories : les couvres-sols qui stabilisent le substrat et les plantes vedettes qui apportent de la couleur, de la texture et de la hauteur et cachent les systèmes techniques peu esthétiques.
Ce livre s’adresse aussi bien aux particuliers qu’aux professionnels.

Des toits aux murs

Le domaine de la végétalisation de « façades » était il y a peu, en France, encore moins exploré que celui des toitures végétalisées. La végétalisation des murs d’un bâtiment a plus d’impact « écologique », la surface totale des murs étant plus importante dans un batiment que la surface de la toiture. Ils représentent un élément architectural important et un verdissement des quartiers urbains largement demandés par les habitants.

Présentation de travaux d’architectes, urbanistes et climatologues dans le monde entier sur l’introduction des végétaux sur les toits, les murs ou en cloisons internes pour atténuer les effets de la pollution et pour l’isolation thermique. Ce livre donne des exemples des techniques les plus récentes de végétalisation, un choix de plantes adaptées et des adresses de spécialistes.

JPEG - 47.9 ko

Jardins verticaux dans le monde entier
Anna Lambertini, Citadelles&Mazenod.

Illustré de photographies, cet ouvrage présente une trentaine de réalisations de jardins verticaux dans plusieurs villes du monde en distinguant des expérimentations, des pratiques fondées sur des combinaisons de matériaux et de structures, des exemples de revêtements (murs végétaux), des exemples d’intégrations, et des exemples intéressant dans leur rôle dans le paysage urbain et sa transformation.


Comment installer un mur végétalisé sur le site du Moniteur des travaux publics.


Réaliser et entretenir son mur végétal
Léon-Hugo Bonte, Eyrolles.
Mur végétal ou jardin vertical, rien de plus logique que d’opter pour une réalisation totalement naturelle ! Une protection du froid en extérieur ou bien la nature dans son salon, toutes les raisons sont bonnes pour réintégrer les plantes à notre habitat. Cependant, réaliser un mur végétal ne s’improvise pas totalement et mieux vaut avoir un bon mode d’emploi…

Quant à l’entretenir et à le voir prospérer, rien de plus simple quand on est bien conseillé ! L’ouvrage est un manuel sur mesure et un pas à pas complet pour comprendre le fonctionnement d’un panneau végétalisé. Grâce à des photos adaptées et des explications claires, vous apprendrez à le réaliser et à l’entretenir.

JPEG - 45 ko
sans titre


Les toitures végétalisées : conception, réalisation et entretien
Description de la réalisation des toitures avec revêtement d’étanchéité par membrane, recevant un complexe de végétalisation extensive multicouche. Le guide couvre la globalité de la démarche de mise en oeuvre d’une toiture végétalisée : conception du projet, choix des matériaux, traitement des ouvrages particuliers, entretien des toitures végétalisées, etc


Bosco-verticale

Ultime évolution, l’immeuble-forêt : après avoir végétalité le toit et les murs, il s’agit désormais de penser le bâtiment comme un écosystême à part-entière dès sa conception. Ce ne sont plus les plantes qui s’adaptent à l’immeuble mais bien celui-ci qui se construit autour d’une véritable forêt verticale.
Bosco Verticale revisitera-t-il le mythe Babylonien du jardin suspendu ? D’autres projets de tours végétales existent de par le monde, mais le projet Milanais est pour l’instant le seul en voie d’achèvement. Le futur des cités passera-t-il par ces réalisations étonnantes ?.
Qu’il s’agisse de monades urbaines végétales ou de maisons individuelles, on n’a pas fini de voir des bâtiments verts .

Quelques réalisations en Rhône Alpes

- Le toit du lycée de Montagny (69).

- Le mur végétal de Lyon Perrache.

- Le Carré de la Soie
La relation ville-nature est au cœur de ce concept qui prévoit entre autres de favoriser la végétation et la présence d’eau par le développement des espaces verts, de jardins familiaux, [*de toitures et murs végétalisés*]. A ce titre, le projet est inscrit sur l’Agenda 21 du Grand Lyon. Le Carré de Soie est un site exceptionnel comportant un patrimoine industriel et environnemental important.

- Le mur végétal de Villeurbanne
Fin janvier 2010 débute dans le quartier de Cusset, berceau de Villeurbanne, l’édification du mur végétal le plus haut de France ( 17 mètres de hauteur pour 14 mètres de largeur…)

- La fresque de la rue de l’Annonciade
Un mur de 650 m2 appartenant aux Sœurs de la congrégation Saint-Charles dans le 1er arrondissement de Lyon, est pris en main par la Cité de la Création sur le thème de l’environnement, en lien avec Yann Arthus-Bertrand. Une fresque dont « la thématique tournera autour de la botanique et de la médecine » en référence à la clinique mais aussi à l’ancien jardin des plantes, situé à proximité. (cf article du Progrès du 18.11.2009)

Sites internet

- ce dossier documentaire .

- La biennale de l’habitat durable de Grenoble

Quatrième édition de la Biennale de Grenoble qui a pour objectif la formation professionnelle et le partage des savoir-faire. Cette manifestation grand public s’adresse aussi aux professionnels de l’habitat et du bâtiment en milieu urbain.Le thème 2013 : des éco-quartiers à l’éco-cité. _

- La Chambre syndicale de l’étanchéité a émis des normes et des Fiches techniques.

- Patrick Blanc, botaniste, travaillant notamment au CNRS, est l’inventeur du concept de murs végétaux. Evoquant les notions de génie écologique et de quinzième cible HQE, concepteur du mur végétal du Musée du Quai Branly.

Le site de Patrick Blanc

- En décembre 2013 au salon paysalia de Lyon plusieurs tables rondes sur ce thème.

- Le congrès international des toits verts qui s’est tenu à Stuttgart en Allemagne en mai 2013

Partager cet article

Poster un commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *