Bons baisers de Russie

- temps de lecture approximatif de 8 minutes 8 min - Modifié le 04/07/2016 par FGrignoux

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Dmitri Medvedev a été élu président de la République de Russie le 2 mars dernier. Cet ancien professeur de droit, devenu homme d’affaires puis homme politique, est peu connu en Europe occidentale. Présenté comme un homme effacé, fidèle collaborateur de son glorieux prédécesseur Vladimir Poutine depuis de nombreuses années, il risque d’avoir du mal à se faire un nom à côté de son futur Premier ministre… Vladimir Poutine. A l’heure où la France cultive la “rupture”, le nouveau duo à la tête de la Russie à partir de mai prochain symbolise plutôt le changement dans la continuité. Retour sur une élection sans surprise et sur le bilan des huit années de pouvoir de Vladimir Poutine.

[actu]Dmitri Medvedev, président de la République russe[actu]

Dmitri Medvedev succèdera officiellement à Vladimir Poutine à la tête de la Russie le 7 mai 2008. Après deux mandats (2000-2004 et 2004-2008), ce dernier ne pouvait être à nouveau candidat. Medvedev, candidat officiellement soutenu par Poutine et le parti Russie unie, est finalement élu avec plus de 70% des suffrages, laissant loin derrière lui les autres candidats, notamment le communiste Ziouganov (17,8% des voix).


Mon ami Dmitri : Poutine élit son successeur le 2 mars, dossier spécial de Courrier international, 28 fév.-5 mars 08.

Dmitri Medvedev est aujourd’hui âgé de 42 ans. Il a enseigné le droit à l’université de Saint-Petersbourg, ville dont il est originaire. Tout en occupant des fonctions dans l’administration centrale du pays, il dirige la campagne électorale de Vladimir Poutine en 2000. Puis il devient chef de l’administration présidentielle en 2003 et premier Vice-Premier ministre en 2005.

Dans la presse française, les réactions sont sceptiques devant ce scrutin largement joué à l’avance et où les médias ont essentiellement soutenu Dmitri Medvedev, surnommé “le Dauphin”.

Russie : la nouvelle menace, dossier spécial de L’Express du 6 mars 2008.

Dmitri Medvedev s’apprête donc à gouverner la Russie avec le soutien très large de la Douma, puisque le parti Russie unie rassemble à lui seul 315 députés sur 450.

[actu]Le règne de Vladimir Poutine (2000-2008)[actu]

Le bilan de l’action de Vladimir Poutine est envisagé avec sévérité par la plupart des observateurs étrangers. Autoritarisme, corruption, oligarchie au pouvoir : le tableau de la Russie en 2008 semble très noir. Pourtant Vladimir Poutine jouit d’une réelle popularité dans son pays, très largement supérieure à celle de son prédécesseur Boris Eltsine, et de nombreux Russes lui sont reconnaissants des réformes engagées.

La prise du pouvoir par Vladimir Poutine, un documentaire de Tania Rakhmanova, 2005.
Comment un obscur fonctionnaire du FSB est-il soudain devenu l’un des hommes les plus puissants de la planète ?
Retour sur une carrière d’abord discrète dans les rouages de l’ancien KGB, puis sur les traces de Boris Eltsine à partir de 1996, et enfin élu président de la Russie après la démission de son précécesseur.

Plus d’infos sur le site de QuarkProd, société productrice du documentaire.

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Les cuisines du Kremlin. Argent et pouvoir dans la Russie de Poutine, de François Roche, Seuil
Le journaliste François Roche tente de déterminer le poids de l’oligarchie russe, souvent accusée de tirer dans l’ombre les ficelles du pouvoir. Tout en atténuant cette image qui colle à la Russie d’aujourd’hui, il montre que les enjeux de pouvoir et d’argent mènent la politique actuelle du pays.

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Le KGB au pouvoir : le système Poutine, de Thierry Wolton, Buchet Chastel
Thierry Wolton est spécialiste du monde russe, en particulier de la police secrète russe. Il dresse un bilan accablant de l’action de Vladimir Poutine à travers l’évolution du KGB, devenu aujourd’hui le FSB. Comme beaucoup d’observateurs de la Russie actuelle, il essaie de répondre à la question de savoir s’il faut avoir peur de la Russie de Poutine.

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Comment fonctionne la Russie ? Le politique, le bureaucrate et l’oligarque, dir. Marie Mendras, Autrement
Une analyse de la “gouvernance” russe et des adaptations de la société, à partir du constat suivant :
La Russie a traversé quinze années de transformations, à un rythme accéléré, sans sombrer dans le chaos. La désorganisation a été grande mais la société a tenu bon, l’administration du pays ne s’est pas effondrée en dépit des tourmentes politiques à Moscou.
Cependant c’est bien au triomphe des bureaucraties et des hommes d’affaires que l’on assiste en Russie. Les ressources énormes en matières premières (gaz, pétrole) attirent les convoitises, l’emprise des milieux d’affaires sur certaines régions russes s’est faite de plus en plus forte ces dernières années.

L’ère Poutine, c’est aussi un certain nombre d’affaires sanglantes, et pour certaines non élucidées, où le FSB fut accusé du mauvais rôle à la solde du pouvoir en place.

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Meurtre d’un dissident. L’empoisonnement d’Alexandre Litvinenko et le retour du KGB, d’Alex Goldfarb et Marina Litvinenko, Robert Laffont
Alexandre Litvinenko, ancien agent du KGB installé à Londres, est mort empoisonné le 23 novembre 2006.

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Douloureuse Russie : journal d’une femme en colère, d’Anna Politkovskaïa, Buchet-Chastel
Anna Politkovskaïa a été assassinée à Moscou le 7 octobre 2006. Journaliste à Novaïa Gazeta, elle a sans relâche dénoncé les dérives autoritaires du régime russe, et a longuement enquêté en Tchétchénie. Reporter sans frontières dénonce vingt-et-un assassinats de journalistes russes depuis la prise du pouvoir par Vladimir Poutine en 2000.

Le point sur la Tchétchénie : Danser sur les ruines, un Point d’actu de novembre 2006.

[actu]Où en est la Russie aujourd’hui ?[actu]

Bien que le pays soit porté par sa richesse énergétique, principal atout économique, et par une croissance économique constante, l’état de la Russie actuel ne cesse d’inquiéter. Des zones de tension à l’intérieur du pays subsistent encore, à commencer par la Tchétchénie. Le nationalisme soutenu par le pouvoir politique cache également une véritable montée de la xénophobie dans le pays, qui s’excerce à l’encontre des populations de travailleurs étrangers.

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La société russe en quête d’ordre. Avec Vladimir Poutine ?, de Gilles Favarel-Garrigues et Kathy Rousselet, Autrement
Après une décennie de changements qui ont bouleversé les hiérarchies sociales et renforcé les inégalités, nombreux sont ceux qui aspirent en Russie à l’ordre et à la stabilité, les uns pour améliorer leurs conditions de vie, les autres pour sécuriser leurs gains.

Russie 2006. Entre dérive politique et succès économiques, un article de Françoise Daucé et Gilles Walter, dans le n° 1059 (2007) du Courrier des pays de l’Est.
Un tableau nuancé et très clair de la Russie d’aujourd’hui, qui met en lumière les dangers qui guettent le pays, en particulier la xénophobie.

Le citoyen en danger. Droits de l’homme et libertés dans la Russie poutinienne, une étude menée en 2007 pour le Parlement européen (sous-commission des droits de l’homme) par Marie Mendras, chercheur en sciences politiques au CNRS et à Sciences Po Paris.
En Russie aujourd’hui, la vie politique est dominée par deux questions : le maintien au pouvoir de Vladimir Poutine et l’identité nationale. Ces deux sujets, déclinés sous toutes les formes et sur tous les tons dans le discours officiel et dans les medias, écrasent les autres sujets, notamment le sujet crucial de la politique sociale. Quant au thème des droits de l’homme et des libertés, il n’apparaît presque plus.

A découvrir :
l’iconothèque russe et soviétique de l’Ecole des hautes études en sciences sociales recense tous les documentaires tournés sur la Russie.

Courrier international recense les sites des principaux titres de la presse russe. Pour s’informer en langue originale !

Quelle est la situation géopolitique de la Russie ? Voir…

Un récit sur le naufrage du sous-marin Koursk ? Voir…

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