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Seemone

Seemone

Difficile d’imaginer deux univers musicaux plus contrastés que ceux de Bilal Hassani et Seemone. Le premier avait remporté la sélection du représentant français pour l’Eurovision 2019, juste devant la seconde

Entre la variété électro-pailletée du champion et la chanson orchestrale mélancolique de sa dauphine, un écart de notoriété que le premier album de Seemone comblera peut-être.

Car il le mérite amplement. Ni urbaine, ni rétropop, ni synth-wave, la chanson de Seemone renoue avec la douceur et le lyrisme du piano étoffé d’un orchestre à cordes. Rien d’autre. Le ténor et compositeur Fabrice Mantegna signe ces arrangements moelleux, bien (trop ?) calibrés.
Le timbre chaud et voilé de Seemone s’abandonne à l’introspection amoureuse, à la rêverie désabusée. Les mélodies, le ton et les paroles sonnent juste, même si on frôle ici ou là une certaine naïveté un peu convenue, ou osera-ton dire, juvénile. Mais il faut saluer l’engagement plus que prometteur de la chanteuse et la réussite de cet album, musical et émouvant. Un format inattendu, qui rappelle avec bonheur la veine orchestrale d’un Ferré ou d’un Sheller, et parfois les envoûtement sombres de Barbara.

Et pour les abonné-es BML, cet album est disponible en streaming illimité sur la plate forme Divercities

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