L’Influx évolue

À partir du printemps 2026, vous découvrirez une nouvelle formule : des sélections thématiques directement intégrées au site web de la BmL, actuellement en cours de refonte.

D’ici-là, afin de préparer cette transformation, L’Influx ne sera plus enrichi de nouveaux articles. Seuls la rubrique des Lu, vu, entendu et L’instrumentarium continueront à être mis à jour. Bien sûr, l’ensemble de nos publications passées reste accessible pour que vous puissiez les redécouvrir à tout moment

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Solitude

Reginad Mobley (contre-ténor)

Ce récital du contre-ténor américain, construit comme une épure autour du thème de la solitude, se distingue par son éclectisme. Un peu de baroque anglais comme il se doit, mais surtout un répertoire américain des XIXème et XXème siècles, inattendu et irrésistiblement attachant.

Ne nous attardons pas sur le versant baroque, aussi irréprochable soit-il, car le répertoire, avec son lot de langueurs, est largement connu et ménage du coup peu de surprises. L’étonnement et le charme proviennent plutôt de la seconde partie dans laquelle Mobley emprunte des sentiers de traverse très personnels. Il s’entoure pour cet enregistrement intimiste d’un continuo minimal mais éloquent, viole de gambe et théorbe.

En voici quelques extraits :

  • Renouant avec un thème qui lui est cher : l’esclavage, Mobley interprète une composition de Douglas Balliett (né en 1982). Il y est question du triste destin d’un jeune esclave noir qui soigne avec dévouement sa maîtresse gravement malade ; celle-ci lui promet de l’affranchir si elle réchappe. Une fois guérie, hélas, elle ne tiendra pas sa promesse car « les lois de l’esclavage font de tous les maîtres des démons humains » :
  • Dans cette romance le compositeur écossais William Marshall Hutchinson (1854-1933) fait équipe avec le méconnu Justin Holland (1819-1887), guitariste noir virtuose du sud des Etats-Unis qui milita ardemment pour l’émancipation des hommes de couleur. Cette belle mélodie, simple et émouvante et qui se grave dans l’oreille, évoque les ombres du passé, les êtres aimés et disparus. Le contralto ambré et délicat de Mobley y est merveilleusement à l’aise, émouvant et des plus convaincant :
  • Toujours dans la veine populaire et arrangé par le même Justin Holland, un chant d’Henry Clay Work (1832-1884), voici l’histoire tragique de ce navire qui jamais ne revint :

Reginald Mobley nous offre là de belles découvertes, renouvelant et élargissant avec bonheur le répertoire du falsettiste.

Voir dans le catalogue de la BML

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