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Quand sort la recluse

Vargas, Fred

« Vous êtes en train de la faire, la petite erreur. Vous vous accrochez à votre rocher, et vous allez l'avoir, votre chute dans l'éboulis. »

Lire le dernier Fred Vargas, c’est retrouver de vieux amis dont nous n’avons pas eu de nouvelles depuis longtemps.

On se demande comment ils ont vieilli, comment leurs idées ont évolué …

 

Et lorsque dans le lot, il y a le commissaire Adamsberg, toutes les possibilités brumeuses, nuageuses sont envisageables.

 

Quand sort la recluse est un bon cru, son rythme est vif, les détails nous grattent, l’atmosphère est celle d’une aventure maritime, même si on est loin de la grande bleue.

 

Il y a la tempête, le roulis, le tangage. Une nouvelle route maritime peut aboutir à une impasse, alors, il faut se retourner profiter du vent, même dans le pire tourment.

 

Dans les récits de Vargas, il y a toujours cette araignée qui gratte.

Mais cette fois, la meurtrière en est bien une : la Recluse.

 

 

« – Je vois très bien dans les brumes, dit Adamsberg un peu sèchement, en posant ses deux mains à plat sur la table. Je vais donc être net. Je crois que ces trois hommes ont été assassinés.
– Assassinés, répéta le commandant Danglard. Par l’araignée recluse ? »

 

 

Donc, pour ne pas en dire plus, ce tome est une belle réussite.

 

Mais ne pas se méprendre, quand sort la recluse aborde une réalité humaine qui est simplement horrible.

 

Seul le style de l’auteur peut rendre cela aérien, mais avec difficultés car même la brigade a du mal à accepter les faits.

 

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Voir dans le catalogue de la BML

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