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Odessey & Oracle and The Casiotone Orchestra

Odessey & Oracle

Le nom du groupe, Odessey & Oracle, est bien sûr une référence, même pas déguisée (la faute d'orthographe involontaire est même reproduite), au mythique album des Zombies, œuvre de pop baroque sortie en 1968, un temps éclipsée et réévaluée à sa juste valeur depuis une quinzaine d'années.

Mais le groupe lyonnais aurait aussi bien pu s’appeler Pretty Ballerina ou Present Tense (en référence aux albums de The Left Banke et Sagittarius) tant il semble nous replonger dans ces années 1967-1968, années dorées pour cette pop psychédélique qui n’avait pas peur des arrangements de cordes et des orchestrations classiques.

Mais Odessey & Oracle reste un groupe d’aujourd’hui mariant instruments d’un autre âge à des arrangements électroniques : l’inaugural 2016, symphonie de poche, associe ainsi banjo, flûtes, vocaux fragiles et conclusion psychédélique et bruitiste. Fixing the world commence comme un titre des Beatles aux cuivres et cordes légers, si ce n’est le chant féminin, et évolue et se transforme dans un final lorgnant du côté du r’n’b et du hip hop. La viole de gambe de The unicorn montre que les influences sont aussi à chercher du côté de l’acid folk de Pentangle, Pearls Before Swine ou The Incredible String Band. I saw my mother plonge lui plus profondément dans le psychédélisme alors que l’album se clôt sur V.I.A.G.R.A, titre electro-pop à la Pizzicato Five.

Au final, cet album, dans la lignée des productions de Fugu ou des High Llamas, ponctué d’interludes allant de la plage contemplative (Invention #6) à l’expérimentation délurée (Invention #8), constitue un premier album impressionnant de maîtrise et d’homogénéité, les nombreux intervenants extérieurs (Anaïs Blondet des Blondettes, Béatrice Morel-Journel chanteuse de Tara King TH, Andrew Dymond aka Duracell…), regroupés sous l’entité The Casiotone Orchestra, se fondant parfaitement dans l’univers onirique et enfantin créé par le trio lyonnais.

 

Voir dans le catalogue de la BML

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